Un litige avec l’acheteur public n’est pas une fatalité : il se gère par étapes, avec méthode. La résolution amiable prime toujours. Si elle échoue, la formalisation d’une réclamation écrite constitue le passage obligé avant toute saisine du juge administratif.
Réponse directe : En cas de litige, privilégiez la résolution amiable (comité de règlement amiable, médiation), formalisez votre réclamation par écrit, et en dernier recours, saisissez le tribunal administratif.
Première étape : la résolution amiable
Avant d’engager une procédure contentieuse, tentez de résoudre le différend à l’amiable. Plusieurs voies s’offrent à vous :
- Contact direct et négociation : Prenez contact avec les services de l’acheteur public concernés pour exposer le désaccord et rechercher un terrain d’entente. Documentez chaque échange.
- Comité Consultatif de Règlement Amiable des différends (CCRA) : Pour les marchés de l’État et de ses établissements publics, vous pouvez saisir le CCRA compétent, national ou territorial. Ce comité émet un avis consultatif sur le différend. La saisine est gratuite.
- Médiation : Un médiateur indépendant peut faciliter la communication et aider les parties à construire une solution mutuellement acceptable. Les frais de médiation sont généralement partagés.
Deuxième étape : la formalisation de la réclamation
Si la résolution amiable n’aboutit pas, formalisez votre réclamation par un mémoire écrit, adressé à l’acheteur public par lettre recommandée avec accusé de réception. Ce mémoire doit exposer clairement :
- L’identification du marché public concerné (référence, date de signature).
- La nature précise du litige (description des faits, références aux clauses contractuelles concernées).
- Vos arguments juridiques et factuels pour étayer votre position.
- Les préjudices que vous estimez avoir subis.
- Vos demandes (paiement de sommes dues, prolongation de délais, indemnisation).
- Les pièces justificatives (correspondances, rapports, factures, etc.).
L’acheteur public dispose d’un délai, généralement prévu dans le contrat ou, à défaut, d’un délai raisonnable, pour répondre à votre mémoire en réclamation.
Troisième étape : le recours contentieux
Si la réponse de l’acheteur public ne vous satisfait pas, ou si vous n’obtenez pas de réponse dans le délai imparti, vous pouvez saisir le juge administratif compétent. Le tribunal administratif est compétent pour les litiges relatifs aux marchés publics.
- Délais de recours : Respectez impérativement les délais de recours, qui varient selon la nature de la décision contestée. Le délai de droit commun est de deux mois à compter de la notification de la décision.
- Assistance juridique : Faire appel à un avocat spécialisé en droit des marchés publics est fortement recommandé pour introduire et suivre une procédure contentieuse.
- Types de recours : Vous pouvez engager un recours de plein contentieux (pour obtenir une indemnisation ou l’exécution du contrat) ou un recours pour excès de pouvoir (pour contester la légalité d’une décision de l’acheteur).
Anticiper les litiges
Pour limiter les risques de différends, soyez rigoureux lors de la rédaction du marché. Intégrez des clauses précises sur les modalités d’exécution, les délais, les prix, les conditions de paiement et les procédures de règlement des différends.
En résumé
En cas de litige avec l’acheteur public, privilégiez la résolution amiable (négociation, CCRA, médiation). Si cette démarche échoue, formalisez votre réclamation par un mémoire écrit. En dernier recours, saisissez le tribunal administratif, en respectant les délais et en vous faisant assister par un avocat.
Quels sont les différents types de litiges dans les marchés publics ?
Les litiges en marchés publics incluent les désaccords sur l’interprétation du contrat, les retards de paiement, les défauts de prestations et les divergences sur les conditions d’exécution. Ils peuvent survenir pendant la phase de passation ou d’exécution du marché.

Les litiges dans les marchés publics apparaissent le plus souvent lors de l’exécution des contrats, entre le titulaire du marché et l’acheteur public. Ces différends portent sur des thématiques variées : responsabilités, délais, modalités financières. Leurs impacts juridiques diffèrent selon la nature du conflit.
Nature des différends entre titulaire et acheteur public
Les différends se manifestent fréquemment par des désaccords sur la conformité des prestations fournies. Le titulaire peut être contesté sur la qualité technique, les quantités livrées ou le respect des spécifications du marché.
Ils surgissent aussi d’interprétations divergentes des clauses contractuelles, notamment sur les délais d’exécution ou les modifications de l’objet du contrat demandées par l’acheteur public.
Enfin, la question des pénalités de retard et des modalités de paiement génère régulièrement des conflits. L’acheteur peut appliquer des pénalités que le titulaire considère injustifiées, créant ainsi un différend à résoudre.
Sources courantes de conflits lors de l’exécution
Les causes principales de litiges incluent :
- Modifications unilatérales imposées par l’acheteur sans négociation préalable.
- Défauts ou retards répétés dans l’exécution des prestations.
- Difficultés de réception ou de validation des travaux par le maître d’ouvrage.
- Désaccord sur les avenants au contrat, souvent liés à des surcoûts ou des délais supplémentaires.
- Absence ou insuffisance de communication entre les parties.
Ces sources de tension compliquent la bonne exécution des marchés, en particulier lorsque les mesures amiables ne sont pas activées rapidement.
Conséquences juridiques des litiges
Un litige non résolu peut entraîner une suspension partielle ou totale de l’exécution du marché. Il peut aussi déboucher sur des réclamations formelles ou un recours contentieux devant le tribunal administratif.
Le titulaire risque des pénalités financières, voire la résiliation du contrat, tandis que l’acheteur doit veiller à respecter les procédures de règlement des différends pour éviter toute sanction.
L’impact juridique dépend largement du respect des clauses contractuelles et de la capacité des parties à recourir aux mécanismes alternatifs disponibles, tels que la médiation ou les comités de règlement amiable.
Comment résoudre un litige avec un acheteur public avant d’aller au tribunal ?
Les procédures précontentieuses impliquent d’écrire à l’acheteur public, de demander des clarifications et de documenter vos réclamations. Une mise en demeure formelle peut suivre. Cette étape évite les frais judiciaires et permet souvent une résolution rapide.
La gestion d’un litige avec l’acheteur public exige une démarche structurée. Elle passe par des échanges formels et précis, destinés à clarifier la contestation et à tenter une résolution avant toute action judiciaire.
Notification et mise en demeure de l’acheteur public
La notification formelle au maître d’ouvrage constitue le point de départ. Le titulaire du marché doit informer précisément l’acheteur public du différend, en principe par lettre recommandée avec accusé de réception.
Cette notification doit détailler les motifs de la contestation, les références contractuelles et les éventuelles preuves. En l’absence de réponse, une mise en demeure suit. Elle rappelle à l’acheteur son obligation de répondre et peut fixer un délai pour régulariser la situation.
La mise en demeure est un acte sérieux : elle atteste officiellement du mécontentement du titulaire et prépare le terrain pour une résolution amiable ou la poursuite contentieuse.
Échanges de lettres recommandées
Les échanges de lettres recommandées permettent de formaliser la communication entre les parties. Chaque courrier doit rester factuel et précis, exposant clairement les arguments et les attentes.
Ces correspondances servent à documenter la volonté des deux parties de trouver un accord. Elles peuvent contenir des propositions de solution, des demandes de justificatifs ou des rappels contractuels.
Conservez ces lettres avec soin : elles peuvent constituer des preuves décisives dans d’éventuelles procédures ultérieures. Elles témoignent d’une démarche amiable engagée et rigoureuse.
Mémoires en réclamation et décompte général
Le mémoire en réclamation est un document écrit dans lequel le titulaire présente ses revendications de manière détaillée. Il expose les motifs du litige et chiffre précisément les sommes contestées.
Ce mémoire accompagne souvent un décompte général, état récapitulatif des prestations réalisées et des sommes dues, établi de façon précise et chiffrée. Il clarifie la situation financière pour les deux parties.
La remise du mémoire en réclamation et du décompte vise à formaliser la contestation tout en maintenant une ouverture vers la résolution amiable. C’est un outil central pour appuyer la contestation auprès de l’acheteur public.
Quels sont les modes alternatifs pour résoudre un litige sans aller au tribunal ?
La médiation, la conciliation et l’arbitrage offrent des alternatives aux tribunaux. Ces modes permettent une résolution plus rapide et confidentielle des différends, souvent moins coûteuse que la voie juridictionnelle classique.
Les modes amiables de résolution des litiges offrent des solutions rapides et moins formelles que le contentieux. Ils permettent souvent de préserver la relation contractuelle entre le titulaire et l’acheteur public tout en réglant efficacement les différends.
Le rôle de la conciliation et de la médiation
La conciliation et la médiation sont des processus volontaires dans lesquels un tiers impartial facilite le dialogue entre les parties. La médiation fait intervenir un professionnel neutre pour aider à construire un accord ; sa force principale réside dans la confidentialité et la flexibilité.
La conciliation, quant à elle, est davantage orientée vers une proposition de solution par le conciliateur, qui cherche à rapprocher les positions. Ces méthodes suspendent également les délais de recours contentieux, offrant un temps précieux pour négocier sereinement.
Elles s’avèrent particulièrement adaptées lorsque les parties souhaitent éviter un conflit judiciaire long et coûteux. Le recours au médiateur des entreprises est souvent recommandé pour travailler sur les relations contractuelles fragilisées.
Transaction et négociation contractuelle
La transaction consiste en un accord contractuel qui clôt le litige par une renonciation réciproque aux actions en justice. Elle suppose une négociation claire, dans laquelle chaque partie consent à des concessions mesurées, formalisées par un document écrit.
Ce mode de règlement permet d’aboutir à une solution définitive sans passer par un juge. Définissez précisément les modalités financières, les délais d’exécution révisés et tout autre élément affecté par le différend.
La négociation en amont de toute procédure judiciaire favorise une gestion souple des conflits. Elle contribue à maintenir une relation constructive entre le titulaire et l’acheteur tout au long de l’exécution du marché.
Saisine du Comité Consultatif de Règlement Amiable (CCRA)
Le Comité Consultatif de Règlement Amiable (CCRA) est une instance consultative spécialisée. Il analyse les différends liés à l’exécution financière ou technique des marchés publics et propose des solutions fondées sur un examen approfondi du dossier.
La saisine du CCRA s’effectue par lettre ou mémoire motivé décrivant précisément les motifs du litige. Ses avis ne sont pas contraignants, mais ils pèsent lourd dans la décision finale et influencent souvent la résolution amiable.
Ce comité structure le dialogue entre les parties et favorise l’application d’une solution équilibrée. Y recourir peut accélérer le règlement tout en évitant de longues procédures contentieuses.
Comment saisir le juge administratif en cas de litige avec l’acheteur public ?
Il faut constituer un dossier complet avec preuves et saisir le tribunal administratif compétent. Les délais sont stricts. Un avocat spécialisé en droit administratif est recommandé pour optimiser vos chances de succès.

En cas de litige avec un acheteur public pendant l’exécution d’un marché, le recours aux juridictions administratives s’impose souvent. Il exige le respect de délais stricts, ainsi que le choix judicieux du type de recours selon l’objet du différend.
Recours contentieux devant le tribunal administratif
Le tribunal administratif est la juridiction compétente pour connaître des litiges relatifs à l’exécution des marchés publics. Le recours contentieux s’introduit après l’éventuel recours préalable administratif. Il vise à contester les décisions ou actions de l’administration portant atteinte aux droits du titulaire.
Le juge administratif peut ordonner des mesures provisoires, notamment via le référé, pour suspendre ou limiter l’exécution contestée. Une saisine bien motivée est indispensable pour exposer précisément les griefs.
Le recours contentieux porte sur la légalité des actes ou sur la rupture des obligations contractuelles.
Délais et formalités de la saisine
Le délai de recours est généralement de deux mois à compter de la notification du différend ou de la décision contestée. Ce délai est impératif, sauf cas exceptionnels prévus par la jurisprudence.
La saisine s’effectue par une requête écrite adressée au tribunal administratif territorialement compétent. La requête doit contenir l’exposé clair des faits, les moyens juridiques invoqués et la demande précise formée au juge.
Dans certains cas, le régime du standstill s’applique, imposant un délai de suspension avant l’exécution du marché afin de permettre le dépôt d’un recours contentieux.
Le recours de plein contentieux
Le recours de plein contentieux permet au juge administratif de statuer sur le fond du litige, y compris dans ses aspects contractuels et financiers. Le juge peut ordonner l’exécution forcée d’une prestation ou condamner l’administration à verser des dommages et intérêts.
Ce recours s’utilise lorsque le simple contrôle de légalité ne suffit pas à protéger les droits du titulaire du marché public. Il offre un éventail étendu de solutions, en particulier en cas de manquements graves de l’acheteur public.
Le recours de plein contentieux requiert une argumentation solide et, le plus souvent, un accompagnement juridique spécialisé.
Quel cadre juridique s’applique aux litiges des marchés publics ?
Le Code de la commande publique, les conditions générales et particulières du marché, ainsi que les réglementations applicables constituent le cadre juridique. Les contrats doivent respecter la transparence et l’égalité de traitement.

Les litiges liés à l’exécution d’un marché public reposent sur un ensemble précis de normes et de documents. Leur gestion s’appuie principalement sur les clauses administratives générales, les modalités contractuelles et les décisions jurisprudentielles qui encadrent les relations entre les parties.
Rôle du CCAG et des cahiers des clauses administratives générales
Le CCAG (Cahier des Clauses Administratives Générales) constitue la référence fondamentale pour l’exécution des marchés publics. Il fixe les obligations réciproques, les modalités d’exécution et les règles applicables en cas de différend. Selon la nature du marché (travaux, fournitures, services), un CCAG spécifique s’applique, comme le CCAG-Travaux.
Ces documents définissent notamment les conditions de modification, les délais d’exécution et les procédures pour la gestion des retards ou malfaçons. Ils sont obligatoires sauf stipulation contraire dans le contrat. Leur rôle est de faciliter la résolution des litiges en apportant un cadre clair et uniforme.
Bases de calcul et modalités contractuelles
Les bases de calcul des pénalités, des indemnisations ou des ajustements sont inscrites dans le cahier des clauses contractuelles. Elles précisent comment évaluer les retards et les manquements, souvent sous forme de pourcentages appliqués au montant du marché.
Les modalités d’application de ces bases incluent les délais précis, les mesures correctives et les procédures de contestation. Le respect strict des clauses limitative permet d’éviter des controverses prolongées. Les notices techniques et les documents de consultation complètent ces modalités en définissant des indicateurs précis.
Impact de la jurisprudence sur la gestion des litiges
La jurisprudence occupe une place déterminante dans l’interprétation des clauses et l’adaptation des règles aux situations concrètes. Elle précise par exemple les conditions d’application des pénalités ou l’appréciation des causes de force majeure.
Les tribunaux rappellent aussi régulièrement la nécessité d’une bonne foi et d’une coopération active entre cocontractants. En cas de silence ou d’ambiguïté, les décisions jurisprudentielles orientent la solution, notamment sur la régularité des notifications et le respect des procédures contractuelles. Elles complètent et précisent ainsi le cadre établi par le CCAG et les clauses.
Quelles sont les conséquences d’un litige durant l’exécution d’un marché public ?
Un litige peut entraîner l’arrêt de travaux, des retards de paiement, des pénalités contractuelles et des atteintes à la réputation. Il peut aussi affecter les futurs appels d’offres et l’accès aux marchés publics.

Un litige pendant l’exécution d’un marché public peut peser sur de nombreux aspects financiers et contractuels. Il influe notamment sur les pénalités applicables, la gestion des intérêts de retard et le règlement des créances dues.
Pénalités, indemnisation et dommages
Lorsqu’un retard ou une inexécution survient, des pénalités de retard peuvent être appliquées selon les clauses du marché. Ces pénalités visent à sanctionner le titulaire défaillant sans entrer dans la réparation intégrale du préjudice.
L’acheteur peut demander une indemnisation en cas de pertes subies, distincte des pénalités. Les dommages et intérêts couvrent un préjudice réel et prouvé, mais leur attribution nécessite souvent une procédure de réclamation formelle.
Pénalités et indemnités sont des mécanismes complémentaires qui permettent de contenir ou de compenser le risque financier lié au litige. Le calcul s’appuie sur les bases fixées dans le marché public.
Gestion des intérêts moratoires
Les intérêts moratoires s’appliquent en cas de retard de paiement des sommes dues au titulaire. Leur taux est fixé par les documents contractuels ou, à défaut de disposition spécifique, par la loi.
Ces intérêts compensent le préjudice financier causé par ce retard. Ils courent à compter du jour suivant l’expiration du délai de paiement.
La demande d’intérêts moratoires doit être expressément formulée. Ils ne sont pas automatiques, mais peuvent être déterminants pour préserver les droits financiers du titulaire.
Solde des créances et paiement
Le litige peut entraîner une contestation du solde des créances par l’acheteur, souvent partielle. Il est fréquent que le paiement soit suspendu dans l’attente d’un accord amiable ou d’une décision formelle.
Les factures correspondant aux travaux réalisés peuvent être réglées en partie, mais toute somme contestée peut faire l’objet de retenues, ce qui pèse sur la trésorerie du titulaire.
Une gestion rigoureuse des créances suppose une communication claire et le respect des procédures de réclamation prévues dans le marché. La résolution du litige reste souvent la condition pour débloquer les paiements restants.
Qui sont les acteurs responsables de la gestion des litiges dans les marchés publics ?
L’acheteur public, le prestataire, les organismes de contrôle et les juges administratifs interviennent dans la gestion des litiges. Chacun a des responsabilités spécifiques définies par le Code de la commande publique.

La gestion des litiges dans l’exécution des marchés publics implique plusieurs acteurs clés, chacun doté de responsabilités précises. Ils doivent collaborer efficacement pour prévenir les conflits et résoudre rapidement les différends lorsqu’ils surviennent.
Rôle du pouvoir adjudicateur
Le pouvoir adjudicateur est responsable de la bonne exécution du marché public. Il doit veiller au respect des clauses contractuelles et garantir la transparence tout au long de l’exécution.
En cas de litige, il lui revient d’analyser la situation, de réagir rapidement et de proposer des solutions amiables. Il peut aussi déclencher les procédures de réclamation prévues dans le contrat.
Il assure la communication avec les autres parties prenantes et peut solliciter des médiateurs ou des comités de règlement amiable pour éviter un recours judiciaire.
Fonction du maître d’œuvre
Le maître d’œuvre assure le suivi technique et la coordination des travaux. Il a la charge de signaler toute anomalie ou tout retard susceptible de générer un litige.
Il agit comme intermédiaire entre le pouvoir adjudicateur et les opérateurs économiques, facilitant le dialogue pour anticiper et résoudre les différends.
Il doit documenter précisément les incidents et les alertes. Sa responsabilité inclut également le respect des délais et la qualité des livrables, qui sont souvent au cœur des conflits.
Implication des candidats et opérateurs économiques
Les candidats et opérateurs économiques sont responsables de l’exécution conforme de leurs obligations contractuelles. Ils doivent respecter les cahiers des charges et signaler rapidement toute difficulté à l’acheteur.
Ils peuvent formuler des réclamations en cas de non-respect des termes du marché par le pouvoir adjudicateur. La rigueur des échanges avec l’acheteur est déterminante pour limiter les risques de litige.
Leur engagement dans la résolution amiable est souvent décisif. Ils doivent conserver une trace écrite de chaque échange, précieuse en cas de procédure contentieuse.
Questions fréquentes

Les litiges en cours d’exécution d’un marché public peuvent être résolus par différentes procédures amiables ou judiciaires. Plusieurs instances et mécanismes spécifiques encadrent leur résolution efficace et rapide.
Quelles sont les procédures de règlement amiable disponibles en cas de litige sur un marché public ?
Le règlement amiable peut passer par la saisine d’un comité national ou local dédié. La conciliation et la médiation sont souvent privilégiées avant toute procédure judiciaire.
Ces procédures visent à trouver un accord sans prolonger le conflit. Choisissez la voie la plus adaptée au contexte précis du litige.
Comment fonctionne le comité consultatif de règlement amiable des litiges dans le contexte des marchés publics ?
Ce comité intervient comme un tiers impartial chargé de proposer une solution équitable. Il peut être saisi par l’acheteur public ou le titulaire du marché en cas de différend.
Son rôle consiste à examiner les faits, entendre les parties, puis formuler une recommandation. Le comité n’a pas de pouvoir contraignant, mais facilite la négociation.
Quelles sont les étapes à suivre pour entamer une conciliation en marché public ?
La première étape consiste à formuler une demande claire auprès de l’instance compétente. Les parties se réunissent ensuite en présence d’un conciliateur.
Ce dernier aide à identifier les points de désaccord et propose des pistes de solution. La conciliation peut aboutir à un accord écrit validé par les deux parties.
Quels sont les éléments clés à inclure dans un protocole transactionnel sur un marché public ?
Un protocole transactionnel doit préciser l’objet du litige, les concessions faites par chaque partie et les modalités d’exécution de l’accord.
Il inclut également les délais de mise en œuvre, les garanties et les éventuelles clauses de confidentialité. Ce document permet de clore définitivement le différend.
En quoi consiste le référé contractuel et quand peut-il être utilisé dans les litiges des marchés publics ?
Le référé contractuel est une procédure judiciaire rapide pour contester une décision prise par l’acheteur public lors de l’exécution du marché.
Il est souvent utilisé pour traiter les contestations urgentes avant que le litige ne s’aggrave. La décision du juge peut suspendre ou annuler l’acte contesté.
Comment le médiateur des entreprises peut-il intervenir dans un litige lié à l’exécution d’un marché public ?
Le médiateur des entreprises agit comme un tiers indépendant pour faciliter le dialogue entre les parties. Il intervient sur demande pour trouver une solution à l’amiable.
Sa mission est d’éviter l’escalade judiciaire en proposant des solutions pragmatiques adaptées au contexte des marchés publics.
Conclusion

En cas de litige pendant l’exécution d’un marché public, la priorité reste la résolution amiable du conflit. Recourir à des dispositifs tels que la médiation, la conciliation ou la saisine du CCRA permet de préserver la relation contractuelle et d’éviter un contentieux long et coûteux. Ces outils structurent un dialogue rapide et ordonné entre les parties.
Lorsque la voie amiable échoue, le titulaire peut saisir le juge administratif. Ce recours juridictionnel impose de respecter des délais stricts et de construire un argumentaire solide. Il permet de faire valoir ses droits, d’obtenir des indemnisations, voire de faire annuler certaines décisions jugées abusives.
Une bonne anticipation des litiges passe aussi par une rédaction rigoureuse du contrat initial. Intégrer des clauses précises sur les responsabilités, les délais et les modalités de paiement ou de modification réduit les zones d’interprétation et encadre mieux les différends potentiels.
Chaque acteur du marché public, qu’il soit acheteur, maître d’œuvre ou opérateur économique, a un rôle à tenir dans la prévention et la gestion des conflits. La transparence, la communication écrite et le respect des obligations contractuelles sont les piliers d’une exécution sereine et conforme.
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À propos de l’auteur (Philippe COURTOIS)

Après une première partie de carrière dédiée au commerce et à la vente (Banque LCL, Unilever, groupe Seloger.com) je me suis spécialisé dès 2010 dans la réponse aux appels d’offres, d’abord au sein de grands groupes (Essity, Bureau Veritas, groupe Sonepar) puis en tant que Consultant Marchés Publics dans un cabinet de conseil, avant de participer enfin au lancement des marchés publics pour la Société du Grand Paris dans le cadre du plus grand projet d’infrastructure d’Europe (Grand Paris Express).
C’est fort de cette expertise concrète et issue du terrain que j’ai décidé en 2022 de lancer mon activité et d’accompagner les entreprises souhaitant augmenter leur part de marché sur le secteur public.
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