Le GME : comment gérer la défaillance d’un membre du groupement est une procédure qui décrit les actions à prendre pour maintenir l’exécution du marché, assurer la continuité des prestations et protéger les responsabilités financières des membres. Le mandataire doit remplacer ou faire remplacer le membre défaillant rapidement pour garantir l’exécution au prix et délais convenus.
La défaillance met en jeu la nature du groupement (solidaire ou conjoint), les obligations du mandataire et les options de l’acheteur public, comme la substitution du prestataire ou la mise en demeure. La compréhension du cadre juridique et des étapes pratiques permet de limiter les retards, les surcoûts et les litiges.
| Question clé | Action immédiate | Effet attendu |
|---|---|---|
| Qui intervient ? | Mandataire puis membre remplaçant | Continuité de la prestation |
| Que faire ? | Mise en demeure, substitution ou exécution par le mandataire | Respect du prix et des délais |
| Risque principal ? | Retard, surcoût, responsabilité | Protection des intérêts du maître d’ouvrage |
À retenir :
- Le mandataire doit assurer la continuité de la prestation.
- La forme du groupement conditionne le niveau de responsabilité.
- La substitution rapide limite les retards et les litiges.
Comment fonctionne le groupement momentané d’entreprises et quels sont les risques de défaillance ?

Le groupement momentané d’entreprises (GME) rassemble plusieurs entreprises pour exécuter un marché unique, avec un mandataire qui coordonne. Les risques majeurs sont la perte de capacité technique, des difficultés financières d’un membre, ou des blocages juridiques qui menacent le calendrier et le coût du projet.
Qu’est-ce qu’un groupement momentané d’entreprises et quels sont ses principaux types ?
Le GME est une association temporaire d’entreprises réunies pour obtenir et exécuter un marché public. Il existe surtout deux formes : le groupement conjoint et le groupement solidaire, plus rarement des montages proches du GIE pour mutualiser ressources.
Le mandataire représente le groupement auprès du maître d’ouvrage et centralise les échanges. Les entreprises définissent dans une convention leurs missions, parts financières et livrables. Points clés pratiques :
- Convention écrite recommandée pour répartir responsabilités et modalités de remplacement.
- Désignation explicite du mandataire et de ses pouvoirs.
- Répartition chiffrée des tâches (ex. 60 % travaux structurels, 40 % lots techniques). Erreur fréquente : absence de clause de remplacement ou d’agrément préalable du maître d’ouvrage.
Quel rôle jouent le mandataire et les autres membres du groupement ?
Le mandataire incarne le groupement vis‑à‑vis du maître d’ouvrage, coordonne l’exécution, et reçoit les paiements quand prévu. Les autres membres exécutent les prestations qui leur sont attribuées et fournissent garanties techniques et financières.
Détails opérationnels :
- Mandataire : pilotage, coordination, transmission des documents, paiement et relations contractuelles.
- Cotraitants : tenue des délais, qualité technique, responsabilités propres sur leurs lots. Tableau synthétique (extrait) : | Rôle | Responsabilités principales | Risques juridiques | |—|—:|—| | Mandataire | Coordination, représentation, tenue des engagements | Mise en cause en cas de défaut d’exécution du groupement | | Cotraitant | Exécution des prestations prévues | Pénalités, mise en cause financière pour non‑respect des engagements | Point de vigilance : vérifier pouvoirs effectifs du mandataire (signature, arbitrage, sous‑traitance).
En quoi diffèrent groupement conjoint et groupement solidaire en cas de défaillance ?
Le groupement conjoint limite la responsabilité de chaque membre à sa part du marché. Le groupement solidaire engage chaque membre sur la totalité du marché : le mandataire solidaire doit faire exécuter la prestation au prix initial si un membre défaillante.
Comparatif structuré :
| Critère | Groupement conjoint | Groupement solidaire |
|---|---|---|
| Responsabilité financière | Limitée à la part attribuée | Illimitée pour la totalité du marché |
| Remplacement d’un membre | Remise en cause possible du planning | Mandataire peut devoir prendre en charge ou faire exécuter au prix initial |
| Risque pour maître d’ouvrage | Moindre si garanties séparées | Sécurité renforcée mais risque pour cotraitants |
| Choix pratique : opter pour le solidaire si le maître d’ouvrage exige sécurité d’exécution ; préférer le conjoint pour limiter l’exposition financière d’un cotraitant. Point juridique : vérifier les clauses de la convention et les obligations du mandataire. |
Quels types de défaillances peuvent affecter un membre (financière, technique, juridique) ?
Les défaillances se classent en trois familles : financières (insolvabilité, appel de garanties), techniques (incapacité à réaliser le lot, non‑conformité), et juridiques (litiges, interdiction de contracter).
Exemples concrets :
- Financière : trésorerie insuffisante entraînant défaut de paiement des sous‑traitants ; seuils critiques à surveiller : appels de paiement >30 % non honorés dans 60 jours.
- Technique : non‑respect des normes ou des délais d’exécution conduisant à pénalités ou reprise des travaux par le mandataire.
- Juridique : mise en cause pour manquement contractuel, procédure judiciaire, ou incapacité légale (ex. exclusion temporaire). Liste de vérifications préventives :
- Garanties bancaires et cautionnements actifs.
- Clauses de substitution et délai maximum de remplacement.
- Modalités de déclaration de défaillance et plan de remédiation. Point de vigilance contractuel : prévoir une procédure écrite de gestion de défaillance et des délais précis pour la mise en place d’un remplaçant.
Comment identifier et qualifier la défaillance d’un membre du groupement ?

Le lecteur doit repérer les signes financiers, techniques et organisationnels, distinguer difficultés temporaires et défaillance avérée, mesurer l’impact sur le calendrier du marché, et rassembler preuves écrites (rapports, bilans, mémoire technique) pour informer l’acheteur et demander un avenant ou une substitution. Ces actions visent à sécuriser l’exécution et limiter les risques juridiques.
Quels sont les signes avant-coureurs et indicateurs de fragilité d’un cotraitant ?
Un cotraitant montre des signes visibles avant une défaillance totale : retards répétés, non-respect des indicateurs qualité, flux de trésorerie tendu et défauts dans le mémoire technique. Ces éléments isolés éclairent la trajectoire de l’entreprise et permettent une réaction précoce.
Détecter tôt permet d’agir. Surveillez :
- Retards cumulés > 10 % du planning sur deux mois consécutifs.
- Non-conformités récurrentes sur plus de 3 livrables.
- Absence de personnel clé présenté dans le mémoire technique.
- Retards de paiement fournisseurs ou incidents bancaires.
- Procédures collectives engagées ou demandes d’informations financières non satisfaites.
Points clés à vérifier : bilans des 3 derniers exercices, extrait Kbis récent, attestations fiscales et sociales, et comptes rendus d’avancement signés. Erreur fréquente : attendre une preuve judiciaire au lieu d’alerter l’acheteur dès les premiers indicateurs.
Comment distinguer difficultés passagères et défaillance avérée ?
Une difficulté passagère reste limitée dans le temps et compensable, tandis que la défaillance avérée compromet la capacité à exécuter le marché. La distinction repose sur la répétition des incidents, la gravité financière et l’absence de plan de redressement crédible.
Critères pratiques pour trancher :
- Temporalité : incident isolé vs tendance sur 3 mois.
- Capacité financière : trésorerie < 2 mois de masse salariale ou perte nette sur deux exercices consécutifs.
- Capacité opérationnelle : personnels/clés absents sans remplacement dans 30 jours.
- Réactivité : propositions d’actions concrètes acceptables par la maîtrise d’ouvrage.
Tableau synthétique d’aide à la décision :
| Critère | Difficulté passagère | Défaillance avérée |
|---|---|---|
| Durée observée | < 3 mois | > 3 mois |
| Trésorerie | Gérée par mesures temporaires | < 2 mois de charges |
| Mémoire technique | Mise à jour plausible | Mémoire non respecté |
| Solution proposée | Plan d’action crédible | Pas de plan ou inexécutable |
Point de vigilance contractuel : documenter chaque étape pour pouvoir justifier une demande d’avenant ou de remplacement.
Quel est l’impact de la défaillance sur l’exécution du marché et le calendrier ?
La défaillance peut générer retards, surcoûts et pénalités. Elle affecte la coordination des tâches et peut nécessiter un réajustement formel du planning et du prix par avenant.
Conséquences pratiques :
- Retard global : recalculer le planning avec les nouvelles charges—estimer impact en jours et en coût.
- Surcoûts : évaluer reprise des travaux par les autres membres ou sous-traitants (+ % de marge à prévoir).
- Pénalités : chiffrer les pénalités journalières prévues au marché.
- Qualité : vérifier conformité des prestations reprises.
Recommandation : établir un tableau d’impact comparant responsabilités, coûts estimés et délais révisés pour présenter à l’acheteur. Erreur fréquente : réorganiser sans chiffrer les conséquences juridiques et financières.
Quelle documentation rassembler pour objectiver la situation auprès de l’acheteur ?
Il faut produire des preuves écrites et chiffrées : rapports d’avancement, constats de non-conformité, bilans financiers, extrait Kbis, échanges formels et mémoire technique initial vs réalisation. Ces documents justifient la demande d’avenant, la substitution ou la mise en œuvre de la solidarité.
Liste minimale à fournir :
- Rapports d’avancement horodatés et signés.
- Tableau des retards chiffré (dates, tâches, responsables).
- Bilans et comptes de résultat des 3 dernières années.
- Extrait Kbis et attestations sociales/fiscales.
- Copies du mémoire technique et preuves de non-respect (photos, rapports qualité).
- Correspondances formelles (courriers recommandés, e-mails certifiés).
Encadré “Point de vigilance” : joindre un arrêté des comptes et, le cas échéant, copie du jugement si une procédure collective est engagée. Ces pièces facilitent l’examen par l’acheteur et la prise d’avenant ou décision de remplacement.
Quel est le cadre juridique applicable en cas de défaillance d’un membre du groupement ?

Le cadre juridique repose principalement sur le Code de la Commande Publique et la convention de groupement. Il fixe les responsabilités selon que le GME est solidaire ou conjoint, précise le rôle du mandataire, et encadre les modifications de composition sans toucher au prix ni aux clauses essentielles du marché.
Quelles sont les principales dispositions du Code de la Commande Publique relatives aux GME ?
La réponse courte : Le Code de la Commande Publique définit la nature des groupements, les obligations des cotraitants, l’intervention du mandataire et les règles d’exécution du marché, notamment la solidarité éventuelle entre membres et l’exigence de respecter l’intégrité du marché.
Développement détaillé :
- Articles clés : Le Code de la Commande Publique encadre le groupement d’opérateurs économiques et impose que la convention de groupement précise les engagements de chaque cotraitant. Il distingue le groupement conjoint du groupement solidaire.
- Responsabilités : Dans un GME solidaire, chaque membre est responsable de l’exécution totale du marché. Dans un GME conjoint, chaque membre répond seulement de sa part. Cette distinction modifie les risques juridiques et financiers.
- Rôle du mandataire : Le mandataire représente le groupement auprès du maître d’ouvrage. Il doit informer ce dernier en cas de défaillance et proposer des mesures.
- Point de vigilance pratique : Vérifier que l’acte d’engagement et la convention de groupement reprennent les obligations contractuelles et prévoient des clauses de substitution et d’alerte.
- Exemples concrets : Si un cotraitant technique cesse d’exécuter ses prestations, le mandataire doit déclarer la défaillance et appliquer les clauses prévues par la convention et par le Code de la Commande Publique.
De quelle façon le CCAG Travaux 2021 précise-t-il la défaillance d’un cotraitant ou du mandataire ?
La réponse courte : Le CCAG Travaux 2021 détaille les règles d’exécution et les conséquences pratiques d’une défaillance, notamment les obligations de reprise des travaux, les avenants possibles et les modalités de substitution quand le mandataire est solidaire.
Développement détaillé :
- Principes applicables : Le CCAG-Travaux précise les obligations d’exécution et les responsabilités en cas de retard, d’inexécution ou d’abandon par un cotraitant. Il traite aussi des sanctions contractuelles et pénalités.
- Cas du mandataire solidaire : Si le mandataire est solidaire, il doit assurer la réalisation des prestations au prix initialement prévu. L’administration peut exiger la reprise sans révision du prix.
- Procédure pratique : Le mandataire informe le maître d’ouvrage, propose un remplacement ou une répartition différente des tâches, puis formalise la solution par avenant ou acte modificatif si nécessaire.
- Référence opérationnelle : Le maître d’ouvrage doit vérifier conformité avec le CCAG-Travaux avant d’accepter un nouvel intervenant ou un avenant.
- Erreur fréquente : Accepter une substitution sans vérification des exigences du CCAG-Travaux et sans validation écrite du maître d’ouvrage peut entraîner des litiges et des pénalités.
Pourquoi le principe d’intangibilité du prix et des clauses essentielles protège-t-il le marché public ?
La réponse courte : Le principe d’intangibilité impose que la défaillance ne modifie ni le prix ni les clauses essentielles du marché, sauf exceptions prévues par la réglementation, afin de respecter l’équité entre candidats et l’intégrité de la concurrence.
Développement détaillé :
- Règle juridique : Le Code de la Commande Publique impose que l’exécution continue sans remise en cause du prix initial, sauf si un avenant répond aux conditions légales (imprévision, nécessité).
- Impact pour le maître d’ouvrage : Il ne peut accepter une modification substantielle qui changerait l’objet du marché sans relancer la mise en concurrence.
- Application pratique : Si le remplacement d’un cotraitant entraîne une augmentation de coûts > seuils pertinents, il faudra justifier un avenant fondé sur des dispositions légales précises.
- Points clés (liste) :
- L’acte d’engagement fixe le prix contractuel ;
- Les clauses essentielles (objet, prix, durée) sont protégées ;
- Toute modification substantielle exige respect de la mise en concurrence ou fondement légal.
- Risque mal anticipé : Autoriser des réallocations de tâches impliquant hausse de coût sans formalisation écrite peut provoquer contestation des autres candidats ou contrôle juridictionnel.
Dans quel cas la composition du GME peut-elle être modifiée et quelles sont les limites liées à la mise en concurrence ?
La réponse courte : La composition peut changer si le maître d’ouvrage accepte un remplacement justifié, mais toute modification substantielle qui altère l’offre initiale, le prix ou la part significative du marché requiert une nouvelle mise en concurrence ou une justification légale claire.
Développement détaillé :
- Conditions d’acceptation : Le remplacement doit respecter la convention de groupement, le Code de la Commande Publique et le CCAG-Travaux ; il exige souvent l’accord écrit du maître d’ouvrage.
- Limites pratiques : Toute modification qui change l’équilibre économique ou technique de l’offre (ex. > x% de la prestation) peut être considérée comme une mutation substantielle nécessitant une remise en concurrence. Le seuil précis dépend des règles internes du marché et du Code de la Commande Publique.
- Tableau comparatif :
| Éléments | Modification légère | Modification substantielle |
|---|---|---|
| Impact sur le prix | Non | Oui |
| Nécessite accord du maître d’ouvrage | Oui | Oui + possible mise en concurrence |
| Exige avenant/acte d’engagement modifié | Souvent | Obligatoire |
| Risque juridique | Faible | Élevé |
- Recommandation terrain : Documenter toute proposition de remplacement, chiffrer l’impact, obtenir accord écrit et s’appuyer sur les articles du Code de la Commande Publique pour justifier la démarche.
- Point de vigilance : Ne pas confondre simple recours à la sous-traitance (autorisé si prévu) et remplacement de cotraitant qui modifie l’identité économique titulaire du marché.
Comment les membres du GME gèrent-ils la défaillance d’un cotraitant ?

Le mandataire informe rapidement le maître d’ouvrage, redistribue les tâches entre les cotraitants restants ou cherche un remplaçant, et met en place un pilotage renforcé (OPC, coordination, contrôle qualité) pour maintenir l’exécution et la réception des travaux. Les décisions doivent respecter la convention de groupement et le Code de la Commande Publique, et prévoir la gestion des surcoûts, pénalités et compte prorata.
Quelles sont les obligations de réaction du mandataire vis-à-vis du maître d’ouvrage ?
Le mandataire doit informer le maître d’ouvrage sans délai, exposer la nature de la défaillance et proposer des mesures concrètes pour assurer la continuité des travaux. Il assume le pouvoir de représentation du groupement et coordonne les réponses contractuelles exigées par le marché.
Détails et étapes pratiques :
- Notification écrite : préciser la date, les faits, et l’impact sur planning et coût.
- Propositions concrètes : répartition temporaire des prestations, recours à un remplaçant ou sous-traitance, et demande d’avenant si besoin.
- Rôle OPC/MOE : le mandataire sollicite l’ordonnancement, pilotage et coordination (OPC) et consulte la maîtrise d’œuvre (MOE) pour ajuster phasage et réceptions.
- Délais et articles : indiquer les délais de réponse et se référer explicitement au Code de la Commande Publique pour les modalités de modification du marché.
Points clés à surveiller : la convention de groupement (clause de solidarité), les pouvoirs de signature du mandataire et l’impact sur le compte prorata pour les règlements entre opérateurs.
De quelle façon répartir les prestations du membre défaillant entre les autres cotraitants ?
Le groupement évalue les compétences et capacités restantes, puis redistribue les tâches selon les quotas techniques et financiers définis dans la convention. La répartition doit préserver la qualité, les délais et les obligations contractuelles envers le maître d’ouvrage.
Procédure recommandée :
- Cartographie des tâches à reprendre (par lot, phase, % du marché).
- Évaluation capacitaire : capacités humaines, matériel, garanties financières; vérifier compatibilité avec les engagements initiaux.
- Formalisation : avenant ou acte modificatif précisant nouvelles responsabilités, délais et conditions financières.
- Alternatives : recherche d’un remplaçant approuvé ou recours à la sous-traitance (conditions et agréments).
Tableau synthétique (exemple) : | Élément | Option A : Redistribution interne | Option B : Nouveau partenaire | Option C : Sous-traitance | |—|—:|—:|—:| | Responsabilités | Réparties entre cotraitants | Transférées au remplaçant | Exécutées par tiers | | Livrables | Inchangés | Ajustés | Vérification renforcée | | Risque juridique | Moyen | Faible si approuvé | Élevé si mal encadré | | Coût | Variable | Négocié | Souvent plus élevé | Recommandation pratique : prioriser redistribution si capacités existantes ; documenter chaque modification pour sécuriser le compte prorata et les paiements.
Comment ajuster l’organisation interne : pilotage, coordination, contrôle qualité ?
Le mandataire renforce le pilotage opérationnel (OPC), clarifie les rôles de coordination et intensifie le contrôle qualité pour éviter dérives techniques et retards. Il désigne responsables pour suivi quotidien, points de contrôle et reporting.
Actions concrètes :
- Mise en place d’un plan d’action OPC : réunions journalières/hebdomadaires, planning révisé, jalons de réception partielle.
- Désignation d’un coordinateur technique et d’un responsable qualité pour chaque lot.
- Contrôles qualité accrus : processus d’inspection, fiches de non-conformité, essais complémentaires avant réception.
- Communication : tableau de bord partagé, rapports d’avancement, traçabilité des décisions.
Cas pratique : si un lot structurel est repris, imposer essais supplémentaires et validation MOE avant toute réception.
Point de vigilance : éviter superposition de rôles entre MOE et OPC; clarifier qui prend les décisions techniques pour limiter les conflits internes.
Comment gérer les surcoûts, pénalités et tensions internes au groupement ?
Le groupement doit mesurer les surcoûts, appliquer les clauses de pénalités prévues et répartir les charges selon la convention. Il convient d’anticiper les tensions par des règles claires de partage des coûts et un compte prorata transparent.
Mesures opérationnelles :
- Chiffrage rapide des surcoûts directs et indirects (heures supplémentaires, matériel, sous-traitance).
- Application des pénalités envers le membre défaillant si la convention le prévoit ; sinon, prise en charge par le groupement selon solidarité.
- Ouverture d’un compte prorata ou révision des modalités de règlement pour assurer liquidités et traçabilité.
- Mécanismes de résolution interne : médiation, commission de conciliation, ou décision en assemblée des cotraitants.
Erreur fréquente : oublier d’acter par écrit les accords de répartition des coûts, ce qui crée des litiges ultérieurs.
Recommandation : documenter chaque coût, faire valider par le maître d’ouvrage si possible, et prévoir un calendrier de remboursements entre membres pour limiter les tensions.
Comment se fait la substitution ou le remplacement du membre défaillant ?

La substitution d’un membre du groupement s’effectue quand un cotraitant ne peut plus exécuter sa part ; le groupement propose alors soit la redistribution interne des tâches, soit l’entrée d’un nouveau membre validé par l’acheteur, formalisée par un avenant et une adaptation de la convention de groupement. Le mandat du mandataire commun peut aussi changer si celui-ci est défaillant.
Quelles sont les conditions de remplacement d’un cotraitant en cours d’exécution du marché ?
La substitution n’est possible que si elle respecte les règles du Code de la Commande Publique et les clauses prévues dans la convention de groupement. Elle requiert la preuve de la défaillance (ex. retard persistant, incapacité financière, liquidation) et une justification écrite du groupement adressée à l’acheteur public.
Détails pratiques :
- Pièces à rassembler : rapports d’avancement, échanges formels, bilans, notifications de cessation d’activité.
- Seuils et délais : si l’avenant entraîne une hausse de prix > X% (selon le marché), l’acheteur peut exiger une mise en concurrence. Vérifier les articles applicables du Code de la Commande Publique pour le pourcentage toléré.
- Points clés : vérifier l’existence d’une clause de substitution dans la convention, prévoir un calendrier de transfert des responsabilités, estimer l’impact financier et les pénalités possibles.
- Erreur fréquente : l’absence d’éléments probants sur la défaillance empêche l’acceptation de la substitution.
Comment se fait le choix et la validation du nouveau membre par l’acheteur public ?
Le choix du remplaçant dépend des qualifications exigées dans l’acte d’engagement. L’acheteur vérifie la capacité technique, financière et les références du candidat avant d’approuver son entrée dans le groupement.
Procédure concrète :
- Présentation du candidat par le mandataire du groupement (dossier complet : K-bis, bilans, références, attestation de capacités).
- Examen par l’acheteur selon les critères initiaux du marché (qualification, expérience, certification).
- Décision formelle : acceptation ou rejet motivé. En cas d’acceptation, signature d’un avenant et modification de la convention de groupement. Tableau récapitulatif (exemple indépendant) : | Critère | Responsabilité | Risque si non vérifié | |—|—:|—| | Capacité financière | Acheteur & mandataire | Retard, défaut de paiement | | Références techniques | Acheteur | Non-conformité des prestations | | Conformité aux exigences du marché | Acheteur | Annulation d’avenant | Point de vigilance : l’acheteur peut refuser un remplaçant si le changement modifie substantiellement l’économie du marché.
Comment rédiger l’avenant et adapter la convention de groupement ?
L’avenant doit préciser la nature du changement, la nouvelle répartition des prestations, les impacts financiers et les délais. Il formalise l’entrée d’un nouveau membre ou la redistribution interne et modifie la convention de groupement en conséquence.
Éléments à inclure :
- Identification des parties modifiées : nom du membre entrant, responsabilités, part du marché (%), garanties fournies.
- Modalités financières : ajustement du prix, répartition des paiements, éventuelles pénalités.
- Calendrier de transfert : dates clés pour prise de charge, livrables et contrôles qualité. Checklist pratique :
- Vérifier la signature du mandataire commun sur l’avenant.
- Insérer clause de responsabilité et garantie d’exécution par le nouveau membre.
- Mettre à jour les assurances et cautions si nécessaire. Point juridique souvent négligé : l’avenant doit expliciter si la solidarité entre cotraitants est maintenue ou modifiée.
Que faire en cas de défaillance du mandataire et comment désigner un nouveau mandataire ?
Si le mandataire commun est défaillant, il faut d’abord constater formellement la défaillance (incapacité d’exécution, retrait, faillite). Le groupement doit alors désigner rapidement un nouveau mandataire et notifier l’acheteur.
Actions concrètes :
- Réunir les cotraitants pour voter la désignation d’un remplaçant selon la convention.
- Vérifier que le nouveau mandataire accepte la représentation et possède les pouvoirs nécessaires.
- Envoyer à l’acheteur une notification écrite accompagnée des pièces justificatives du nouveau mandataire (procès-verbal de décision, mandat signé). Tableau synthétique des responsabilités (exemple) : | Situation | Qui décide | Risque si non traité | |—|—:|—| | Mandataire défaillant | Cotraitants (convention) | Blocage administratif | | Mandataire remplacé | Acheteur intervient si contestation | Suspension des paiements | Point de vigilance contractuel : si le mandataire était mandataire solidaire, vérifier l’impact sur les engagements financiers et les cautions.
Quelles options l’acheteur public peut-il mobiliser en cas de défaillance d’un membre du groupement ?

L’acheteur public peut exiger la reprise des obligations par les autres cotraitants, réduire le périmètre par avenant, résilier partiellement ou totalement le marché, ou relancer une mise en concurrence pour un nouveau contrat selon les besoins du projet et les clauses du marché. Ces choix dépendent du type de groupement, de l’impact sur l’exécution et des délais nécessaires pour préserver l’intérêt de la personne publique.
Comment exiger la reprise des obligations du membre défaillant par le groupement ?
La personne publique peut demander que les cotraitants restants prennent en charge les tâches du membre défaillant afin d’assurer la continuité du marché. Cette obligation s’applique surtout si le groupement est solidaire et si la convention de groupement ou les clauses du marché le prévoient.
Détails pratiques :
- Vérifier la convention de groupement et l’engagement de solidarité.
- Demander par écrit au mandataire une planification de reprise avec délais précis.
- Exiger garanties techniques et financières si la charge augmente.
- Suivre indicateurs : délai de mise en œuvre (souvent 15 à 30 jours pratiques), capacité de personnel et disponibilité des matériels.
Points clés à surveiller :
- Risque de surcharge des cotraitants et impact qualité/délais.
- Nécessité d’un avenant si la répartition des tâches change plus de 10–20 % du lot initial (chiffre indicatif selon pratiques du secteur).
- Pour la personne publique, prioriser la continuité plutôt que la modification du prix sauf si la reprise génère coûts supplémentaires avérés.
De quelle façon la personne publique peut-elle réduire le périmètre du marché par avenant ?
La réduction du périmètre par avenant consiste à retirer tout ou partie des prestations affectées par la défaillance et à ajuster le prix du marché. L’acheteur public peut proposer cette option si la continuité complète n’est plus raisonnable ou si la reprise entraînerait des surcoûts disproportionnés.
Étapes pratiques :
- Identifier précisément les prestations à réduire et mesurer l’impact financier.
- Négocier un avenant avec le mandataire et les cotraitants restants, en précisant nouveaux livrables et nouveaux délais.
- Documenter la variation de prix et l’assiette des économies pour la personne publique.
Tableau comparatif simplifié : réduction par avenant vs reprise interne
| Critère | Réduction par avenant | Reprise par les cotraitants |
|---|---|---|
| Responsabilités | Réduit la portée pour le groupement | Maintien des responsabilités partagées |
| Livrables | Moins de prestations à livrer | Tous les livrables doivent être assurés |
| Risques juridiques | Négociation d’avenant requise | Risque de contestation si surcharge |
| Coût | Prix ajusté à la baisse possible | Coûts internes augmentent pour cotraitants |
| Durée | Peut accélérer certaines tâches | Peut retarder la reprise efficace |
Points de vigilance :
- Respecter les règles du Code de la Commande Publique pour l’avenant (motif, proportionnalité).
- S’assurer que la réduction ne modifie substantiellement l’économie du marché, sinon envisager une nouvelle mise en concurrence.
Dans quel cas résilier partiellement ou totalement le marché pour défaillance ?
La personne publique peut résilier partiellement ou totalement si la défaillance compromet gravement l’exécution, la sécurité ou l’intérêt général. La résiliation doit être motivée, proportionnée et formalisée par une décision écrite.
Procédure et conséquences :
- Constater l’impossibilité raisonnable de poursuite (retards irréparables, faillite du cotraitant, manquement grave).
- Envoyer une mise en demeure, laisser un délai de régularisation (souvent 30 jours selon pratique contractuelle).
- Décider la résiliation partielle si seule une portion du marché est compromise; totale si l’ensemble est affecté.
- Chiffrer les préjudices et, le cas échéant, faire appel aux garanties ou pénalités prévues.
Risques juridiques et points de vigilance :
- La personne publique doit documenter les motifs pour éviter un contentieux.
- Vérifier les clauses de résiliation et l’impact sur les garanties financières.
- Évaluer la prise en charge des travaux restant à exécuter et le coût de remplacement.
Comment articuler la résiliation ou la modification du marché avec une nouvelle mise en concurrence ?
Quand la résiliation ou la réduction rend nécessaire une reprise par un nouvel opérateur, la personne publique doit organiser une procédure conforme pour confier les prestations restantes. Le choix entre adjudication directe (cas très limités) et remise en concurrence dépend de l’ampleur des travaux et des motifs.
Actions concrètes :
- Définir l’opération résiduelle : lots, calendrier, budget.
- Vérifier si l’avenant ou la résiliation autorise une attribution directe selon les dispositions du Code de la Commande Publique (article applicable selon cas).
- Si mise en concurrence, préparer un dossier succinct mentionnant l’historique, les raisons de la défaillance et les exigences techniques.
- Privilégier des marchés avec critères de sélection stricts sur capacité financière et références pour éviter une récidive.
Points de vigilance pratique :
- Risque de délai important et d’augmentation des coûts si la mise en concurrence est complète.
- Vérifier la compatibilité des garanties et transferts éventuels (assurances, responsabilité).
- Documenter chaque étape pour répondre à un contrôle ou un recours éventuel.
Pourquoi prévenir la défaillance d’un membre du groupement ?

La prévention réduit les retards, les surcoûts et les risques juridiques en garantissant la continuité des travaux et la responsabilité financière du groupement. Des clauses contractuelles claires, des contrôles préalables et un suivi régulier permettent d’identifier tôt les signes de faiblesse et d’agir sans attendre une mise en demeure.
Comment sécuriser la convention de groupement (clauses de défaillance, solidarité, pénalités) ?
La convention doit préciser qui assume les obligations, comment se remplace un cotraitant et quelles sont les conséquences financières d’une défaillance. Il faut écrire des clauses de solidarité ou de répartition, prévoir des pénalités de retard, définir la durée de la convention et établir des modalités de substitution. Inclure des garanties financières et des obligations d’assurance (assurance décennale, responsabilité civile professionnelle) protège le maître d’ouvrage et les cotraitants.
Détails pratiques :
- Clauses à prévoir : solidarité ou conjoint, mécanisme de substitution en 30 jours, maintien du prix initial et modalités de répartition des pénalités.
- Garanties financières : dépôt de garantie, caution bancaire ou garantie à première demande représentant 5–10 % du marché selon l’ampleur.
- Assurances obligatoires : assurance décennale pour les travaux, responsabilité civile professionnelle pour chaque membre.
- Conditions particulières : préciser la part de marché de chaque membre, les engagements de parfait achèvement, et la durée de la convention liée à la durée du marché. Points clés et risques : une clause mal rédigée sur la solidarité peut entraîner des appels de fonds imprévus. Recommandation : faire relire la convention par un juriste connaissant le Code de la Commande Publique et prévoir un modèle d’avenant type.
Qui choisir et comment contrôler la solidité des partenaires avant engagement ?
Il convient d’exiger des pièces financières et techniques récentes et de vérifier les références chantiers sur des projets comparables. Demander bilans comptables des trois dernières années, attestations d’assurances (décennale et RC pro), certificats de capacité professionnelle, et liste des marchés en cours permet d’évaluer le risque de défaillance.
Procédure détaillée :
- Critères financiers : ratio de solvabilité, fonds propres positifs, chiffre d’affaires au moins égal à la part de marché proposée (ou 1,5× pour travaux à risques).
- Documents exigés : bilans 3 ans, attestation d’assurance décennale, attestation RC pro, extrait Kbis, plan de charge.
- Vérification terrain : contacter 2 références clients, visiter un chantier en cours si possible.
- Tableau synthétique (exemple) : | Critère | Documents | Seuil recommandé | |—|—:|—:| | Capacité financière | Bilans 3 ans, bilan intermédiaire | Fonds propres > 0 ; CA ≥ part de marché | | Assurances | Attestations décennale + RC pro | Couverture conforme au risque | | Expérience | Références, CV chef de projet | 3 chantiers similaires minimum | Erreur fréquente : accepter une entreprise sans vérifier assurances à jour. Conseil : conditionner signature de la convention à la remise de garanties financières et certificats.
Comment organiser le suivi de l’exécution : indicateurs, reportings, alertes précoces ?
Installer un tableau de bord partagé avec indicateurs clairs permet de détecter rapidement la dérive. Suivre l’avancement physique, le respect du planning, les consommations de budget et la qualité (non-conformités, réserves de parfait achèvement) donne une vision opérationnelle.
Exemples d’indicateurs et fréquence :
- Indicateurs : % d’avancement physique, écarts de planning (jours), coûts consommés vs budget (%), nombre de non-conformités, état des assurances.
- Reporting : rapport hebdomadaire synthétique + rapport mensuel détaillé avec preuves (photos, PV).
- Alertes : seuils automatiques à 5% d’écart planning ou 10% de dépassement budgétaire ; notification au mandataire et réunion corrective sous 48 heures. Étapes pratiques :
- Définir indicateurs contractuels dans la convention.
- Mettre en place un tableau Excel ou logiciel collaboratif accessible aux cotraitants.
- Organiser réunions de suivi hebdomadaires avec ordre du jour fixé et compte rendu. Point de vigilance : l’absence d’alerte précoce conduit souvent à une situation irréversible. Recommandation terrain : instaurer un droit de demande de garanties complémentaires si les indicateurs se dégradent.
Quelles bonnes pratiques pour limiter les risques de contentieux et de blocage du projet ?
Privilégier la clarté contractuelle, la traçabilité des décisions et la communication formelle réduit les litiges. Inscrire dans la convention des règles de gestion des réserves, des pénalités et des délais de mise en conformité évite les blocages.
Mesures concrètes :
- Procédure de mise en demeure standardisée (délai, contenu, preuve) et délai de remplacement fixé.
- Archive numérique des échanges, PV de réunions et envoi recommandé pour décisions majeures.
- Clauses de médiation ou expert indépendant avant toute résiliation.
- Obliger les membres à conserver assurances (décennale, RC pro) pendant la durée du parfait achèvement (1 an) et la période décennale lorsque applicable. Comparatif synthétique (résolution rapide vs contentieux) : | Option | Avantages | Risques | Coût | |—|—:|—:|—:| | Médiation préalable | Rapide, moins cher | Pas toujours contraignante | Faible | | Expert indépendant | Technique, objectif | Coût moyen, délai | Moyen | | Procédure judiciaire | Contraignante, exécutoire | Long, coûteux | Élevé | Point de vigilance : omettre la clause de médiation augmente les chances de procédures longues. Recommandation : coupler garanties financières et processus de résolution amiable pour limiter les blocages.
Questions fréquentes

Cette section répond précisément aux procédures, responsabilités et protections pratiques quand un membre d’un groupement momentané d’entreprises (GME) est en défaut. Elle précise qui fait quoi, quels délais s’appliquent, et quelles options opérationnelles et juridiques le mandataire et les cotraitants peuvent mobiliser.
Quelles sont les étapes à suivre lorsqu’un membre du groupement économique momentané est en défaillance ?
Lorsqu’un membre est en défaillance, le mandataire informe le maître d’ouvrage, évalue l’impact sur les délais et coûts, puis met en œuvre soit la redistribution des tâches, soit le remplacement du membre dans les délais contractuels. L’objectif immédiat est d’assurer la continuité des travaux au prix et aux conditions convenus.
Déroulé détaillé :
- Identifier et documenter la défaillance : retards, manquements techniques, difficultés financières, ou procédure collective.
- Mise en demeure formelle du membre concerné avec délai précis (souvent 30 jours selon conventions internes).
- Evaluation rapide des capacités restantes et répartition provisoire des tâches.
- Si nécessaire, proposer au maître d’ouvrage un avenant ou un acte modificatif pour intégrer un remplaçant ou sous-traitant.
- Actions administratives : notification écrite au maître d’ouvrage, ajustement du planning et mise à jour des tableaux de suivi. Points de vigilance : vérifier la convention de groupement pour les délais de remplacement, et anticiper pénalités de retard si la réorganisation est insuffisante.
Comment réattribuer les responsabilités d’un membre défaillant au sein d’un GME ?
La réattribution des responsabilités commence par une analyse des compétences disponibles puis par un avenant interne précisant les nouvelles attributions, le calendrier et les responsabilités financières. La répartition vise à maintenir la qualité et les délais sans modifier le prix contractuel initial, sauf accord explicite du maître d’ouvrage.
Méthode pratique :
- Cartographier les tâches du membre défaillant et identifier les compétences requises.
- Vérifier la capacité technique et financière des autres cotraitants à absorber ces tâches.
- Formaliser la répartition par un avenant au contrat de groupement ou par un acte de répartition interne signé.
- En cas d’impossibilité interne, rechercher un remplaçant qualifié et obtenir l’aval du maître d’ouvrage. Erreur fréquente : redistribuer sans vérifier la capacité réelle, ce qui génère retards et réclamations. Recommandation : établir un plan de charge chiffré pour chaque repreneur.
Quels sont les recours légaux en cas de non-respect des obligations par un membre du GME ?
Le groupement peut engager des recours contractuels contre le membre défaillant (mise en demeure, pénalités, exécution forcée) et, si nécessaire, des actions devant les juridictions civiles ou commerciales. Le mandataire doit aussi informer le maître d’ouvrage et, selon la gravité, proposer des mesures correctives ou un remplacement.
Détails utiles :
- Procédure initiale : mise en demeure écrite et délai de réparation (souvent défini par la convention).
- Pénalités contractuelles : application des clauses de retard ou de non-conformité prévues par la convention de groupement.
- Recours judiciaires : demande d’exécution forcée, dommages-intérêts pour préjudice, ou action en responsabilité.
- Cas de procédure collective : déclaration de créance possible et coordination avec l’administrateur judiciaire. Point de vigilance juridique : bien lier la mise en œuvre des pénalités au constat objectif des manquements et conserver toutes les preuves écrites.
Comment le groupement économique momentané peut-il se protéger contre les risques de défaillance d’un de ses membres ?
Le groupement se protège par une sélection financière rigoureuse, des clauses contractuelles (solidarité, substitution, garanties), un suivi régulier des indicateurs et la constitution de réserves techniques ou financières. Ces mesures réduisent la probabilité et l’impact d’une défaillance sur l’exécution du marché.
Mesures concrètes recommandées :
- Vérification préalable : bilans comptables, références, capacité de trésorerie et assurance décennale si applicable.
- Clauses à inclure : solidarité ou responsabilité conjointe, clause de substitution, garanties bancaires et pénalités.
- Outils de pilotage : tableaux de bord avec indicateurs clés (délais, coûts, qualité), réunions hebdomadaires, et plan d’alerte.
- Prévoir procédures de remédiation : liste de sous-traitants préqualifiés et modalités de recours rapides. Point de vigilance : la solidarité accroît la sécurité pour le maître d’ouvrage mais augmente l’exposition financière des cotraitants.
Quelle procédure le mandataire du GME doit-il entamer suite à la défaillance d’un des membres ?
Le mandataire doit notifier immédiatement le maître d’ouvrage, organiser un diagnostic interne, convoquer les cotraitants pour décider des mesures correctives, et formaliser toute modification par écrit. Son rôle principal est d’assurer la continuité du marché et de coordonner les actions de reprise.
Étapes opérationnelles :
- Notification écrite au maître d’ouvrage décrivant la nature et l’impact de la défaillance.
- Réunion de crise entre cotraitants pour décider réaffectation, recours à la sous-traitance ou remplacement.
- Mise en œuvre rapide : avenant, acte de substitution ou assignation de nouvelles tâches.
- Suivi renforcé : contrôle qualité, ajustement du planning et gestion des pénalités. Point de vigilance contractuel : respecter les délais fixés dans la convention de groupement pour le remplacement, souvent un mois après mise en demeure.
En quelle mesure les autres membres du GME sont-ils affectés par la défaillance d’un de leurs cocontractants ?
La défaillance peut engager des surcoûts, retards, et exposer les autres membres à des pénalités et à une charge de travail supplémentaire, surtout en cas de solidarité. L’impact varie selon le type de GME (conjoint ou solidaire) et la répartition initiale des responsabilités.
Analyse comparative synthétique :
GME conjoint : chaque membre reste responsable de sa part ; l’impact est limité si la tâche est cloisonnée, mais le maître d’ouvrage peut exiger des ajustements.
GME solidaire : tous les membres peuvent être tenus d’exécuter la totalité, entraînant un risque financier et opérationnel plus élevé.
Conclusion

La défaillance d’un membre d’un groupement momentané d’entreprises (GME) constitue une situation sensible qui peut compromettre l’exécution du marché public. Lorsqu’un cotraitant ne parvient plus à remplir ses obligations, le mandataire et les autres membres doivent agir rapidement pour maintenir la continuité des prestations. L’objectif principal reste de respecter les engagements contractuels pris envers l’acheteur public, notamment en matière de délais, de qualité et de prix.
Dans ce contexte, le rôle du mandataire devient central. Il doit informer l’acheteur public, évaluer l’impact de la défaillance sur le marché et proposer des solutions opérationnelles pour garantir la poursuite de l’exécution. Selon la situation, ces solutions peuvent consister à redistribuer les prestations entre les cotraitants restants ou à proposer le remplacement du membre défaillant par un nouvel opérateur économique disposant des capacités nécessaires.
Le cadre juridique applicable impose toutefois plusieurs limites. Toute modification de la composition du groupement ou réorganisation des prestations doit respecter les règles du Code de la commande publique et ne pas modifier de manière substantielle l’équilibre initial du marché. L’acheteur public doit généralement valider la solution proposée, notamment lorsque la substitution d’un membre implique un avenant ou une adaptation de la convention de groupement.
En pratique, la meilleure stratégie consiste à anticiper ces situations dès la constitution du groupement. Une convention de groupement précise, des clauses de remplacement et un suivi régulier des partenaires permettent de réduire les risques de défaillance. Cette préparation facilite la gestion des incidents et limite les conséquences juridiques, financières et opérationnelles pour l’ensemble des membres du groupement.
Je veux remporter des appels d’offres ! 🏆
À propos de l’auteur (Philippe COURTOIS)

Après une première partie de carrière dédiée au commerce et à la vente (Banque LCL, Unilever, groupe Seloger.com) je me suis spécialisé dès 2010 dans la réponse aux appels d’offres, d’abord au sein de grands groupes (Essity, Bureau Veritas, groupe Sonepar) puis en tant que Consultant Marchés Publics dans un cabinet de conseil, avant de participer enfin au lancement des marchés publics pour la Société du Grand Paris dans le cadre du plus grand projet d’infrastructure d’Europe (Grand Paris Express).
C’est fort de cette expertise concrète et issue du terrain que j’ai décidé en 2022 de lancer mon activité et d’accompagner les entreprises souhaitant augmenter leur part de marché sur le secteur public.
À propos d’AO Conquête
AO Conquête accompagne les PME souhaitant se positionner efficacement sur les marchés publics afin de gagner en croissance.
Détection des appels d’offres, analyse du dossier de consultation, construction du dossier de réponse, rédaction ou refonte de votre mémoire technique : quel que soit votre secteur d’activité, c’est toute une gamme de solutions clé-en-main que nous proposons pour accompagner votre développement commercial.
Ne passez plus à côté des appels d’offres !

Augmentez dès maintenant votre taux de réussite sur les marchés publics en contactant un expert !

En savoir plus
AO Conquête s’engage à accompagner le développement de votre entreprise en la positionnant efficacement sur le secteur public.
Ne passez plus à côté des appels d’offres et contactez-nous dès maintenant :

