AVP – phase Avant-Projet : Étapes, objectifs et enjeux clés

L’AVP – phase Avant-Projet est une étape de conception qui définit les grandes options techniques, établit un coût prévisionnel et vérifie la faisabilité administrative et financière. Elle permet la décision de lancement des études détaillées.

Elle vise à sécuriser le programme, le budget et le calendrier avant l’APD.

Une équipe de professionnels collaborant autour d'une table avec des plans et des dessins techniques dans un bureau lumineux.

Cette phase clarifie les choix structurels, énergétiques et d’implantation, identifie les contraintes réglementaires et produit les livrables essentiels (plans de principe, estimation sommaire, note de cadrage). Elle engage la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre dans des validations clés pour limiter les risques futurs.

Points Clés

  • Détermine les choix techniques et un budget prévisionnel.
  • Vérifie la faisabilité réglementaire et technique.
  • Produit les livrables nécessaires pour passer à l’étape suivante.

Qu’est-ce que l’AVP – phase Avant-Projet ?

Un groupe de professionnels discutant autour d'une table avec des plans architecturaux et des ordinateurs dans un bureau lumineux.

L’AVP (Avant‑Projet) décrit les choix techniques, financiers et calendaires qui rendent un projet constructible et finançable. Il transforme un programme en solutions chiffrées, identifie les risques principaux et produit les livrables nécessaires pour décider de lancer les études détaillées ou les consultations.

Qu’est-ce que la définition officielle de l’AVP ?

L’AVP est la phase de conception qui précise les grandes options du projet et fournit une estimation prévisionnelle des coûts et du calendrier. Elle permet au maître d’ouvrage d’arbitrer le périmètre, les performances attendues et les hypothèses techniques avant de poursuivre.

Détails pratiques :

  • Livrables typiques : note de synthèse, plans de masse sommaires, estimation indicative par lots.
  • Contenu technique : principes structurels, options énergétiques, scénarios d’exploitation.
  • Règles administratives : documents préparatoires pour les demandes d’autorisations et la mise en conformité avec le code de la Commande Publique.

Exemples concrets :

  • Pour une opération de logements, l’AVP précise le nombre de logements, la surface par logement, et propose 2 ou 3 variantes constructives.
  • Pour une réhabilitation, l’AVP intègre diagnostics (géotechnique, état du bâti) et scénarios d’intervention.

Étapes recommandées :

  1. Vérification du programme et des contraintes foncières.
  2. Réalisation d’études ciblées (sols, diagnostics techniques).
  3. Production d’une estimation prévisionnelle et d’une note de cadrage.

Quel est le rôle de l’AVP dans le processus de construction ?

L’AVP sert à réduire l’incertitude et à sécuriser le lancement des études détaillées. Il permet d’évaluer la faisabilité technique, d’établir un budget initial et de définir le calendrier prévisionnel pour les phases suivantes.

Fonctions clés :

  • Cadrage budgétaire : estimation sommaire par lots pour vérifier la soutenabilité financière.
  • Validation technique : choix de principes constructifs et des systèmes (chauffage, ventilation, structure).
  • Préparation des autorisations : assemblage des pièces utiles au permis et aux consultations d’entreprises.

Cas pratiques :

  • Si l’estimation dépasse le budget, l’AVP sert à identifier économies possibles : matériaux alternatifs, modification de surfaces, phasage des travaux.
  • Si des risques techniques apparaissent (sols instables, réseaux existants), l’AVP propose des études complémentaires ou des mesures de mitigation.

Outils de décision :

  • Tableaux comparatifs d’options, planning jalonné et scénario de coûts avec marges de risque.

Où se situe l’AVP dans le cycle de vie d’un projet ?

L’AVP intervient après la programmation et l’esquisse, et avant l’APD (Avant‑Projet Définitif) et les études d’exécution. Elle fait la liaison entre l’idée initiale et la conception détaillée permettant de lancer les consultations.

Positionnement étape par étape :

  1. Programmation : définition des besoins et du programme fonctionnel.
  2. Esquisse : premières options architecturales (volumes, implantation).
  3. AVP : validation des options techniques et estimation prévisionnelle.
  4. APD/PRO : approfondissement des choix, chiffrage détaillé et dossiers pour consultation.
  5. EXE / chantier : documents d’exécution et réalisation.

Rôles pratiques à ce stade :

  • Fournir les bases pour déposer les demandes d’autorisations.
  • Préparer le maître d’ouvrage aux décisions contractuelles en respectant les règles encadrées par le code de la Commande Publique.
  • Réduire les risques financiers et techniques avant la consultation des entreprises.

Quels sont les rôles et les livrables principaux de l’AVP ?

Un groupe de professionnels autour d'une table examinant des plans architecturaux dans un bureau lumineux.

L’AVP organise le projet entre l’esquisse et l’étude de projet en deux étapes complémentaires. Il précise les dimensions, les choix techniques et le chiffrage prévisionnel pour permettre la demande de permis et préparer le DCE.

Les plans et premières spécifications servent à valider les solutions avant de lancer les études détaillées.

Qui réalise l’avant-projet sommaire (APS) : objectifs et livrables ?

L’APS clarifie les grandes options architecturales et propose des solutions techniques et matérielles. Il produit des plans de masse, des coupes, des élévations et un premier estimatif.

Ce livrable sert à valider l’emprise, les volumes et les principales orientations techniques.

Développements et éléments pratiques :

  • Plans fournis : plan de masse, plans niveaux, coupes et façades.
  • Objectifs techniques : définir les grandes dimensions, l’implantation, les volumes, et sélectionner matériaux et systèmes généraux.
  • Documents économiques : estimation sommaire des coûts et calendrier prévisionnel.
  • Validation : le maître d’ouvrage confirme les variantes proposées ou demande des ajustements.
  • Bon à savoir : l’APS doit suffire pour vérifier la faisabilité technique et budgétaire sans entrer dans les détails d’exécution.

Comment l’avant-projet définitif (APD) approfondit-il et valide-t-il le projet ?

L’APD détaille et verrouille les choix retenus à l’APS. Il fournit des plans détaillés, des coupes techniques, des élévations précises et des spécifications techniques permettant un chiffrage fiable et la préparation du dossier de consultation.

Développements et éléments pratiques :

  • Plans détaillés : plans de niveau précis, coupes constructives, élévations avec dimensions exactes.
  • Spécifications : fiches descriptives des solutions techniques, matériaux, équipements et performances exigées.
  • Documents de préparation : estimation détaillée des travaux, planning détaillé, et premières pièces du DCE (CCTP).
  • Rôles des intervenants : l’architecte coordonne ; ingénieurs et économistes complètent les études techniques et le chiffrage.
  • Validation finale : l’APD doit permettre l’établissement du dossier de permis et lancer la consultation des entreprises avec des plans exploitables.

Qui sont les acteurs et quelles sont leurs responsabilités pendant la phase AVP ?

Un groupe de professionnels en réunion autour d'une table, discutant de plans et de projets dans un bureau lumineux et organisé.

La phase AVP implique le maître d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre (dont l’architecte), les ingénieurs et l’économiste de la construction. Chacun a des tâches précises : le maître d’ouvrage fixe le programme et valide les arbitrages, la maîtrise d’œuvre produit les options techniques, les ingénieurs apportent les études spécialisées et l’économiste vérifie les coûts prévisionnels.

Qui est le maître d’ouvrage et comment prend-il les décisions pendant l’AVP ?

Le maître d’ouvrage porte le projet et décide des choix majeurs : programme fonctionnel, budget cible, calendrier et périmètre des prestations. Il valide les livrables AVP et autorise le passage à l’APD ou l’arrêt du projet.

Responsabilités clés :

  • Définir et formaliser le programme fonctionnel (surfaces, usages, priorités).
  • Fixer l’enveloppe budgétaire et les contraintes calendaires.
  • Prendre les arbitrages techniques proposés par la maîtrise d’œuvre.
  • Valider les hypothèses de coût fournies par l’économiste.

Décisions pratiques :

  • Validation écrite des plans de principe et de l’estimation sommaire.
  • Autorisation des études complémentaires (géotechnique, diagnostics).
  • Choix des prestataires de droit privé (maîtrise d’œuvre, bureaux d’études).

Exemples : il peut demander une option à plus faible coût ou imposer une performance énergétique minimale. Sa décision doit être claire pour permettre l’engagement des études suivantes.

Quel est le rôle de la maîtrise d’œuvre et de l’architecte durant l’AVP ?

La maîtrise d’œuvre conduit les études techniques et traduit le programme en solutions chiffrées. L’architecte assure la cohérence architecturale, l’implantation et les principes constructifs visibles.

Tâches précises :

  • Produire plans de masse, plans d’étage schématiques et coupes.
  • Proposer variantes techniques et matériaux avec impacts coûts.
  • Rédiger la note de cadrage et le cahier des hypothèses.
  • Coordonner les études discipline par discipline.

Actions concrètes :

  • Organiser des réunions de synthèse avec le maître d’ouvrage.
  • Intégrer les contraintes d’urbanisme et d’accessibilité dans les propositions.
  • Préparer les éléments nécessaires aux demandes d’autorisation.

L’architecte agit comme chef d’orchestre technique pour que les choix restent conformes au programme fonctionnel et aux décisions du maître d’ouvrage.

Comment collaborent ingénieurs et économiste de la construction pendant l’AVP ?

Les ingénieurs (structure, fluides, thermique) et l’économiste apportent des analyses techniques et un chiffrage fiable pour réduire les risques financiers et techniques.

Modalités de collaboration :

  • Ingénieurs : études de faisabilité, diagnostics ciblés, options constructives détaillées.
  • Économiste : estimation par lots, DPGF indicatif, comparaison des variantes.

Échanges réguliers : réunions de coordination, comptes rendus, mises à jour des hypothèses.

Livrables et interactions :

  • L’économiste vérifie l’impact coût des solutions proposées par les ingénieurs.
  • Les bureaux d’études fournissent les notes techniques à intégrer aux plans.

Les prestations de droit privé (bureaux d’études, diagnostics) s’intègrent contractuellement sous la responsabilité du maître d’ouvrage.

Exemple pratique : si l’ingénieur propose une solution structurelle plus performante, l’économiste calcule l’écart financier et propose des alternatives moins coûteuses pour respecter l’enveloppe budgétaire.

Quels sont les objectifs et quels livrables produit-on en phase AVP ?

Un groupe de professionnels en réunion autour d'une table avec des plans et des ordinateurs dans un bureau lumineux.

La phase AVP vise à sécuriser les grandes options du projet : choix techniques, estimation des coûts et calendrier.

Elle fournit des livrables exploitables (plans de principe, cahier des charges, estimation prévisionnelle, pièces pour le permis) qui permettent au maître d’ouvrage de décider d’engager ou non les études détaillées.

Comment valide-t-on les choix techniques et constructifs ?

La phase AVP confirme les solutions techniques retenues (structure, fondations, enveloppe, systèmes énergétiques) à partir des esquisses et des contraintes terrain.

Elle formalise les principes constructifs et les variantes à évaluer pour mesurer les impacts sur coût et faisabilité.

Détaillé :

  • Documents produits : plans de principe, coupes, notices techniques qui expliquent les principes de construction.
  • Étapes : revue des options, choix d’une solution principale, tests de compatibilité (sols, accès, réseaux).

Cas pratique : comparer trois options de façade (béton, bardage aluminium, brique) avec impacts sur isolation, pérennité et mise en œuvre.

Critères de validation : conformité réglementaire, maintenabilité, performance énergétique et compatibilité avec le cahier des charges.

Résultat attendu : un ensemble de décisions figé au niveau AVP pour alimenter l’APD, avec listes de points ouverts à préciser.

Quelle estimation budgétaire et quel calendrier prévisionnel produit-on ?

L’AVP fournit un chiffrage indicatif et un planning prévisionnel qui cadrent le budget et les principales étapes du projet.

L’objectif est d’obtenir un coût prévisionnel fiable pour autoriser la poursuite des études ou ajuster le programme.

Détaillé :

  • Livrables chiffrés : estimation des coûts par lots, coût prévisionnel global et marges de risque.
  • Méthode : quantification sommaire des postes (gros œuvre, fluides, finitions) puis application de métrés et coefficients d’incertitude.

Calendrier : phasage prévisionnel, jalons (permis, consultations, début de chantier) et durées estimées par lot.

Exemples : calcul d’une enveloppe budgétaire avec fourchette basse/haute et tableau des principales réserves financières.

Utilité : base pour négociation de financement, arbitrage des options et préparation des consultations entreprises.

Quels dossiers administratifs sont produits en AVP et pourquoi sont-ils nécessaires ?

L’AVP regroupe les pièces indispensables pour préparer les demandes d’autorisation et structurer les consultations.

Ces dossiers rendent tous les choix accessibles aux autorités et aux futurs candidats aux marchés.

Détaillé :

  • Pièces types : dossier de permis de construire (plans de masse, façades, coupes), note de cadrage, cahier des charges sommaire.
  • Contenu : justification des options techniques, estimation définitive indicative, documents graphiques issus des esquisses et de l’APD naissant.

Rôle : permettre l’instruction administrative, obtenir les autorisations et lancer les consultations en limitant les ambiguïtés.

Bonnes pratiques : joindre le cahier des hypothèses et lister les éléments non figés pour éviter les refus ou demandes de pièces complémentaires.

Résultat : un dossier administratif complet qui autorise le dépôt du permis et facilite la transition vers l’APD ou les marchés.

Quels sont les principaux impacts des contraintes réglementaires sur la faisabilité d’un AVP ?

Une équipe de professionnels autour d'une table examinant des plans et discutant dans un bureau lumineux.

La phase AVP vérifie si le projet tient techniquement et légalement sur le terrain, pose les limites budgétaires et identifie les autorisations nécessaires.

Elle confronte le programme aux contraintes d’urbanisme, aux règles de construction et aux exigences de la loi MOP pour définir un périmètre de faisabilité clair et chiffrable.

Comment réalise-t-on une étude de faisabilité technique et réglementaire ?

L’étude de faisabilité vérifie la compatibilité du programme avec le terrain et le contexte réglementaire.

Elle combine diagnostics (géotechnique, sondages, réseaux), relevés topographiques, et contrôles des contraintes existantes pour produire un chiffrage initial et des scénarios techniques.

Démarche concrète :

  • Réaliser un diagnostic géotechnique pour estimer fondations et risques de tassement.
  • Vérifier réseaux (eau, électricité, assainissement) et besoin de renforcement.

Évaluer accès chantier, servitudes, et contraintes environnementales (zones inondables, sites protégés).

Estimer coûts par lots et produire variantes (solution standard, solution renforcée).

Exemples pratiques :

  • Sur un sol argileux, prévoir semelles profondes ou pieux ; chiffrage +15 à 30 % sur gros œuvre.
  • Si un réseau effacé nécessite renforcement, intégrer délai de coordination avec gestionnaires.

Points à contrôler :

  • Respect des normes thermiques et d’accessibilité dès l’AVP.
  • Contraintes liées à la loi MOP si le maître d’ouvrage est public (cadrage des missions et des rémunérations).

De quelle façon faut-il tenir compte des règles d’urbanisme et du PLU ?

Le PLU fixe emprise, gabarit, retraits, usages autorisés et coefficient d’occupation.

L’AVP doit vérifier le zonage, règles de hauteur, alignements et prescriptions locales pour assurer la conformité du projet avant l’APD.

Étapes pratiques :

  • Consulter le règlement du PLU et le plan de zonage pour confirmer vocation du terrain.
  • Vérifier servitudes d’utilité publique et contraintes patrimoniales (secteur sauvegardé).

Mesurer la constructibilité : COS/SHON* remplacés par règles de gabarit et emprise.

Préparer pièces pour dépôt de permis (plans conformes au PLU, notice de conformité).

Exemples concrets :

  • Si le PLU impose un recul de 5 m, recalculer la surface utile et ajuster le programme.
  • En secteur protégé, prévoir études d’intégration paysagère et délais de validation plus longs.

Quelles contraintes techniques et de conformité doivent être précisées en AVP ?

La conformité couvre structure, sécurité incendie, accessibilité, et performances énergétiques.

L’AVP définit principes constructifs, options techniques principales et contrôles nécessaires pour limiter les modifications coûteuses en phase chantier.

Points techniques à lister :

  • Solutions structurelles (dalles, poteaux, semelles) et hypothèses de calcul.
  • Principes de gestion des fluides : chauffage, ventilation, sanitaire.

Exigences d’accessibilité pour PMR et contraintes ERP si concerné.

Performance énergétique visée (RT/RE) et niveau d’isolation.

Livrables recommandés :

  • Cahier d’hypothèses techniques et liste des exclusions.
  • Estimation indicative par lot et scénarios de coût.

Plan d’actions pour traiter non-conformités identifiées (mesures correctives et responsables).

Ils doivent inscrire les prescriptions nécessaires pour que l’APD et les dossiers d’autorisations partent sur des bases conformes et chiffrées.

Quelles sont les spécificités selon le type de projet : neuf, rénovation, réhabilitation ?

Des architectes et ingénieurs discutent autour d'une table avec des plans et maquettes de projets de construction, rénovation et réhabilitation.

La phase AVP adapte ses objectifs selon le contexte : en construction neuve, elle traduit le programme en options constructives et en estimation fiable ; en rénovation, elle fixe les adaptations techniques et les priorités d’usage ; en réhabilitation, elle s’appuie sur des diagnostics du bâti et des phasages chantier précis pour réduire les risques.

Chaque voie impose des études et livrables différents, des contraintes réglementaires et des choix de matériaux ciblés.

Quel est l’enjeu de l’AVP pour un projet de construction neuve ?

L’AVP pour une construction neuve définit l’implantation, les volumes, les systèmes énergétiques et un chiffrage calibré pour lancer l’APD.

Il précise les interfaces techniques (gros œuvre, réseaux) et identifie les risques liés au sol ou à l’accès chantier.

Détails pratiques :

  • Plans de masse, coupes et façades à l’échelle pour valider l’emprise et l’orientation.
  • Estimation financière par lots (gros œuvre, second œuvre, techniques) avec marges.

Études nécessaires : géotechnique, études thermiques réglementaires, études d’implantation réseaux.

Choix structurels préliminaires (métal, béton, bois) et impacts sur délais et coûts.

Préparation des autorisations et des consultations d’entreprises.

Que change l’AVP pour un projet de rénovation ?

L’AVP en rénovation identifie améliorations à faire sans toucher aux structures porteuses majeures.

Il priorise les interventions selon performance, coût et confort, et définit le périmètre des travaux pour éviter les surprises en phase chantier.

Points concrets :

  • Réalisation d’un diagnostic initial (performance énergétique, humidité, état des revêtements).
  • Priorisation : isolation, menuiseries, systèmes de chauffage, accessibilité.

Estimations par poste et phasage pour limiter l’impact sur occupants.

Dossier de prescriptions sommaires pour orienter les entreprises.

Préparation des études complémentaires si intervention sur fluides ou cloisonnements.

De quelle façon l’AVP s’organise pour un projet de réhabilitation ?

L’AVP en réhabilitation repose sur des diagnostics approfondis du bâti et sur des scénarios techniques pour assurer la faisabilité. Il détaille les contraintes liées aux structures existantes, à la sauvegarde d’éléments patrimoniaux et au phasage chantier pour sécuriser coût et calendrier.

Éléments à traiter :

  • Diagnostics techniques et pathologies : structure, corrosion, amiante, plomb, sol, humidité.
  • Scénarios de réhabilitation avec niveaux de performance ciblés (énergie, GES).
  • Séquences chantier précises : protection du bâti, travaux provisoires, interventions lourdes.
  • Estimation détaillée incluant risques imprévus et provisions pour aléas.
  • Documents de passation pour consultations adaptées et coordination étroite maître d’œuvre / entreprises.

Enjeux de l’AVP pour la réussite du projet

Un groupe de professionnels en réunion autour d'une table, examinant des plans et des documents de projet dans un bureau moderne.

L’AVP fixe les choix techniques et financiers qui réduisent les risques en chantier, sécurisent le budget et posent le cadre pour l’exploitation et la maintenance. Il permet d’anticiper les coûts, de choisir des solutions constructives durables et d’organiser un calendrier réaliste pour les études et les consultations.

Comment l’AVP assure-t-il la maîtrise des coûts et la qualité des ouvrages ?

L’AVP définit les hypothèses techniques et produit une estimation chiffrée qui sert de référence contractuelle et budgétaire. Ce travail limite les variations en phase DET et pendant la réalisation.

Détails pratiques :

  • Estimation progressive : ordre de grandeur à l’APS puis chiffrage plus détaillé à l’APD.
  • Tableau de postes : répartition gros œuvre, clos-couvert, fluides, finitions pour suivre les écarts.
  • Choix de matériaux et principes constructifs : ils conditionnent la durabilité et le coût global.
  • Cahier des hypothèses : impose des références claires pour les entreprises dans le dossier de consultation des entreprises (DCE).
  • Marge et risques : provision pour aléas et options de valeur pour arbitrer sans retarder le planning.

Exemples concrets : comparaison de deux solutions de façade (coût initial vs coût de maintenance) pour choisir celle qui optimise le cycle de vie.

De quelle façon l’AVP anticipe-t-il les besoins en maintenance et exploitation ?

L’AVP intègre des choix techniques et des exigences de maintenance qui réduisent les coûts d’exploitation. Il définit les principes d’accès pour intervention et les critères de performance énergétique.

Points clés :

  • Accessibilité des équipements : positions et dégagements pour chaufferie, CTA, et réseaux.
  • Standards techniques : sélections d’équipements modulaires et faciles à remplacer.
  • Documentation : listes d’équipements, repérage et descriptifs à inclure dans le DCE pour faciliter le futur Dossier Exploitation-Maintenance.
  • Critères de performance : objectifs d’efficacité énergétique et seuils d’entretien.

Étapes recommandées : établir un plan de maintenance prévisionnel dès l’APD ; chiffrer les coûts d’exploitation sur 10-20 ans ; valider les solutions avec le futur exploitant.

Quel lien l’AVP crée-t-il avec les phases suivantes du projet ?

L’AVP produit les livrables qui structurent l’APD, le DCE et la phase de réalisation. Il sert de base pour le planning, la DET, l’OPC et les consultations.

Éléments de liaison :

  • Livrables clés : plans de principe, notice technique, estimation et cahier des hypothèses intégrés au DCE.
  • Calendrier : phasage prévisionnel, jalons d’autorisation et délais pour les marchés. Le planning AVP sert de référence pour l’OPC.
  • Transition technique : décisions prises en AVP (matériaux, principes constructifs) limitent les reprises en DET et EXE.
  • Modalités contractuelles : DCE clair réduit les questions pendant la consultation et accélère la passation des marchés.

Cas pratique : un DCE complet issu d’un APD bien mené réduit les réserves à la remise des offres et facilite le démarrage chantier selon le calendrier prévisionnel.

Questions Fréquentes

Un groupe de professionnels en réunion autour d'une table avec des plans et des ordinateurs dans un bureau lumineux.

La phase Avant‑Projet fixe les choix techniques, le budget prévisionnel et le calendrier. Elle produit des plans, une estimation des coûts et les pièces nécessaires pour les autorisations et les consultations, ce qui permet au maître d’ouvrage de décider de la poursuite du projet.

Quelles sont les étapes clés de la phase Avant-Projet dans le domaine de la construction ?

La phase Avant‑Projet se découpe en esquisse, Avant‑Projet Sommaire (APS) et Avant‑Projet Définitif (APD), avec validation progressive des options, chiffrage et préparation des autorisations pour lancer les études détaillées ou la consultation.

Détails et étapes :

  • Esquisse : choix d’implantation, volumes et orientations.
  • APS : options techniques principales, plans sommaires, estimation indicative.
  • APD : plans détaillés, études techniques (structure, fluides, thermique), estimation détaillée et dossier pour autorisations.
  • Jalons : livrables à chaque étape, réunions de validation, décisions du maître d’ouvrage pour arbitrer coût et niveau de performance.

Quels sont les éléments essentiels à intégrer dans un dossier d’Avant-Projet ?

Le dossier d’Avant‑Projet comprend plans de masse et de niveaux, coupes, notice descriptive, estimation des coûts, cahier des hypothèses et documents pour les autorisations. Il doit aussi préciser les performances visées et les contraintes du site.

Éléments pratiques à fournir :

  • Documents graphiques : plan masse, plans d’étage, coupes, façades en PDF/DWG.
  • Pièces écrites : note de cadrage, cahier des hypothèses, estimation par lots, CCTP sommaire.
  • Études complémentaires : géotechnique, diagnostics, étude thermique sommaire.
  • Format et livrables : versions imprimables et numériques prêtes pour dépôt d’autorisation et consultation d’entreprises.

Comment s’assurer de la conformité réglementaire lors de la phase Avant-Projet ?

Il faut vérifier les règles d’urbanisme, les prescriptions locales et les obligations liées à l’accessibilité et à la performance énergétique dès l’AVP. Il convient ensuite d’intégrer les contraintes dans les choix techniques et le chiffrage.

Actions concrètes :

  • Consulter le PLU/plan local d’urbanisme et les servitudes cadastrales.
  • Réaliser un état des lieux réglementaire : normes d’accessibilité, règles de sécurité, exigences thermiques.
  • Documenter les hypothèses réglementaires dans le cahier des hypothèses.
  • Préparer les pièces administratives pour les demandes d’autorisations et anticiper les délais d’instruction.

Quels professionnels doivent être consultés pendant l’élaboration d’un Avant-Projet ?

L’équipe type réunit architecte, bureau d’études structure, ingénierie fluides/thermique, géotechnicien et coordinateur accessibilité. Le maître d’ouvrage peut aussi mobiliser un économiste de la construction et un juriste selon la complexité.

Rôles et contributions :

  • Architecte : conception, plans et choix esthétiques.
  • BET structure et fluide : faisabilité technique et dimensionnement sommaire.
  • Géotechnicien : étude des sols et contraintes de fondation.
  • Économiste/estimateur : chiffrage prévisionnel par lots.
  • Conseiller réglementaire ou juriste : validation des contraintes administratives et contractuelles.

Quelles sont les méthodes de gestion des risques à adopter pendant la phase Avant-Projet ?

Il convient d’identifier les risques techniques, financiers et réglementaires, d’évaluer leur probabilité et leur impact, puis de définir des mesures d’atténuation et des marges budgétaires dans l’AVP.

Méthodes et outils recommandés :

  • Matrice des risques : liste, probabilité, gravité, actions de réduction.
  • Scénarios comparés : alternatives techniques et variations de coûts.
  • Réserves budgétaires et marges de sécurité dans l’estimation.
  • Plan de suivi : jalons de contrôle et points de décision pour réévaluer les risques.

Comment l’étude de faisabilité influence-t-elle la phase Avant-Projet ?

L’étude de faisabilité confirme la viabilité du programme sur le site et oriente les choix techniques. Elle influence également le périmètre programmatique et l’enveloppe financière retenue en AVP.

Conséquences pratiques :

  • Validation des surfaces et du programme fonctionnel selon l’emprise disponible.
  • Détection précoce des contraintes (sols, réseaux, urbanisme) qui conditionnent les solutions techniques.
  • Ajustement des estimations et priorisation des exigences pour tenir le budget.
  • Base pour décider d’aller vers l’APD, d’adapter le programme ou d’abandonner le projet.
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