Index INSEE TP10a : à quoi sert-il et comment l’utiliser ?

L’index INSEE TP10a est un indice chiffré mesurant l’évolution des prix pour les canalisations, l’assainissement et l’adduction d’eau, utilisé pour réviser les prix des marchés de travaux publics. Il permet d’ajuster contractuellement les prix en cours pour compenser les variations des coûts des matériaux, de la main-d’œuvre et de l’énergie.

Il indique quand et comment appliquer des révisions de prix dans les marchés concernés, y compris pour des ouvrages maritimes ou des travaux impliquant du bois, et s’actualise périodiquement (dernière mise à jour annoncée en 2024). Il guide la négociation et la budgétisation pour maîtriser les risques financiers liés aux fluctuations.

Points Clés

  • Indice pratique pour ajuster les prix des marchés de canalisations et assainissement.
  • Applicable aux révisions contractuelles et utile pour estimer coûts et risques.
  • Mis à jour régulièrement et utilisable pour ouvrages maritimes et travaux bois.

Comprendre l’index INSEE TP10a : à quoi sert-il et comment l’utiliser ?

Des professionnels en réunion dans un bureau moderne, analysant des graphiques économiques sur des ordinateurs et des documents.

L’index suit l’évolution des coûts spécifiques aux travaux de canalisations, assainissement et adduction d’eau avec fourniture de tuyaux. Il sert d’outil de référence pour la révision des prix contractuels et pour estimer l’impact des variations de coûts sur un marché de travaux.

Définition de l’index TP10a et rappel de son évolution en TP10f

L’index TP10a mesure l’évolution des prix des opérations liées aux canalisations, assainissement et adduction d’eau incluant la fourniture de tuyaux. Il agrège séries statistiques de matériaux, main-d’œuvre et services pour refléter le coût moyen d’un lot type de ce secteur.

Depuis la publication de janvier 2024, l’INSEE a renommé et restructuré certains index : TP10a a évolué vers TP10f avec un intitulé élargi — « canalisation, assainissement et adduction d’eau avec fourniture de tuyaux multi-matériaux ». Ce changement précise mieux la prise en compte de différents matériaux (PE, PVC, fonte, etc.).

Utiliser l’index implique d’identifier la valeur de référence (date du marché) et la valeur courante publiée par l’INSEE, puis d’appliquer la formule de révision prévue au contrat.

Périmètre des travaux concernés (canalisations, assainissement, adduction d’eau)

Le périmètre couvre : pose et fourniture de tuyaux, travaux de réseau d’eaux pluviales et usées, regards, réseaux d’adduction d’eau potable et opérations associées (réouverture, remblai, compactage). Sont incluses les opérations courantes de terrassement nécessaires à la pose des canalisations.

Le périmètre exclut généralement les ouvrages hydrauliques complexes hors réseau (barrages, stations de pompage lourdes) et les pièces d’équipements non standard qui relèvent d’indices autres. Il importe de vérifier le Cahier des Clauses Administratives et Techniques du marché pour confirmer l’application de l’index.

Pour la révision, il faut aussi vérifier si la fourniture de tuyaux multi-matériaux est explicitement comprise, car la composition des postes influence la pondération de l’index.

Composition de l’index : postes de coûts et pondérations

L’index combine plusieurs postes de coûts pondérés pour refléter la structure économique du lot type : matériaux (tuyaux, regards, colliers), main-d’œuvre (ouvriers, chefs d’équipe), engins et consommables, et services annexes (transport, location d’engins). Chaque poste reçoit une pondération basée sur des enquêtes INSEE et des pondérations-types sectorielles.

Exemple simplifié de pondération (indicatif) :

  • Matériaux : 40–60 %
  • Main-d’œuvre : 20–35 %
  • Engins et services : 10–25 %

Ces pondérations évoluent lors des révisions méthodologiques de l’INSEE. L’utilisateur doit consulter la fiche de composition de l’index fournie par l’INSEE pour connaître les pondérations exactes et la liste des indices sous-jacents (indices matériaux, salaires, etc.).

Appliquer correctement l’index suppose de choisir la période de base et d’utiliser la formule de révision contractualisée (ex. proportionnelle aux indices composant l’index).

Différence entre l’index TP10a et les autres index TP (TP08, TP09, TP10b, etc.)

Chaque index TP cible un segment précis des travaux publics pour garantir une comparaison de coûts pertinente. TP08, TP09, TP10b couvrent respectivement d’autres catégories : TP08 peut porter sur ouvrages routiers et génie civil, TP09 sur réseaux divers ou terrassements spécifiques, TP10b sur une autre famille de canalisations ou de matériaux. Les intitulés et compositions diffèrent selon la nature des travaux et la part relative des matériaux et de la main-d’œuvre.

La principale différence tient à la composition des postes et à leurs pondérations : un index centré sur la voirie aura plus de poids pour matériaux bitumineux et machines lourdes, tandis que TP10a/TP10f favorise les tuyaux et les accessoires réseau. Cette distinction conditionne le choix de l’index pour la révision des prix d’un marché : choisir l’index le plus proche du contenu technique du lot permet d’éviter des écarts de correction injustifiés.

Pourquoi l’index TP10a est indispensable pour les travaux publics

L’index TP10a sert d’outil de référence pour suivre précisément l’évolution des coûts liés aux canalisations et aux ouvrages d’adduction d’eau. Il informe la prise de décision sur les prix, la gestion des marges et la prévention des déséquilibres contractuels.

Suivre l’évolution des coûts des matériaux, de l’énergie et de la main-d’œuvre

L’index agrège les variations des prix des matériaux (tuyaux, bétons, acier), des consommations énergétiques et des coûts salariaux spécifiques aux travaux de canalisations. Il permet de repérer une hausse du prix des tuyaux PVC ou PE, ou une flambée du coût de l’énergie, et d’en mesurer l’impact chiffré sur un lot de travaux.

Les maîtres d’ouvrage et les entreprises l’utilisent pour recalculer périodiquement les prix unitaires et actualiser les bordereaux.
Cela facilite la comparaison entre l’évolution des coûts des matériaux et les prévisions budgétaires initiales.

Sécuriser les marges des entreprises de travaux publics

L’index sert de base contractuelle pour appliquer des clauses de révision de prix, protégeant ainsi les marges contre des variations inattendues du prix des matériaux.
En s’appuyant sur un indice reconnu, les entreprises peuvent justifier une réévaluation des prix lorsque le coût des tuyaux ou de l’énergie augmente.

Concrètement, cela limite les pertes sur des marchés à prix forfaitaire et permet d’ajuster les offres en intégrant un facteur de risque lié aux prix des matériaux.
Les direction financières l’intègrent aux modèles de coût pour calibrer les seuils d’alerte et décider d’adopter des clauses de révision automatiques.

Limiter les risques de déséquilibre économique des contrats

L’utilisation systématique de l’index réduit le risque d’un déséquilibre économique entre cocontractants quand les prix des intrants évoluent fortement.
En liant les révisions de prix à un indice dédié, on diminue les litiges liés à des variations imprévues des coûts des matériaux et de la main‑d’œuvre.

Pour les marchés pluriannuels ou les gros chantiers d’assainissement, l’index facilite la mise en place de mécanismes de partage du risque (paliers, taux d’actualisation).
Il clarifie les règles d’adaptation des prix et améliore la prévisibilité financière pour les deux parties, limitant les recours contentieux.

Cadre réglementaire et mises à jour de l’index TP10a / TP10f

L’INSEE publie et révise les indices TP qui servent de base à la révision des prix dans les marchés de travaux publics. Les changements récents concernent la transformation de l’index TP10a en TP10f et entraînent des adaptations pratiques pour l’indexation contractuelle et le calcul des révisions.

Rôle de l’INSEE dans la publication des index travaux publics

L’INSEE élabore, calcule et diffuse les indices TP en s’appuyant sur des enquêtes de prix et des séries historiques. Il fournit des séries arrêtées (base 2010, puis mises à jour) qui détaillent l’évolution des coûts des matériaux, de la main-d’œuvre et de l’énergie pour des familles de travaux précises.
Ces indices sont publiés régulièrement et accompagnés d’un libellé officiel et d’un code index (par exemple TP10a puis TP10f), permettant leur intégration dans les formules de révision des prix des marchés publics.
Les documents de l’INSEE précisent aussi la méthode de calcul et la périodicité, essentiels pour assurer la traçabilité des révisions et la conformité des clauses contractuelles d’indexation.

Changement de base et transformation de TP10a en TP10f

À partir de la publication de janvier 2024, l’index TP10a a été renommé TP10f et son intitulé étendu à « Canalisations, assainissement et adduction d’eau avec fourniture de tuyaux multi‑matériaux ».
Ce changement traduit une modification de périmètre et parfois d’agrégations statistiques : de nouveaux postes de coût (ex. tuyaux multi‑matériaux) peuvent être inclus, et les pondérations internes peuvent évoluer.
La transformation implique aussi une mise à jour des séries et, selon les cas, une nouvelle base de référence. Les maîtres d’ouvrage et les entreprises doivent vérifier la correspondance entre l’ancienne et la nouvelle série pour assurer la continuité des calculs d’indexation.

Conséquences pratiques de l’arrêt de diffusion de TP10a pour les contrats en cours

Lorsque l’ancienne série TP10a cesse d’être diffusée, les contrats qui y font référence doivent préciser la règle de substitution.
Options usuelles : continuer à appliquer la dernière valeur publiée de TP10a, basculer explicitement vers TP10f en tenant compte d’une clé de passage fournie par l’INSEE ou renégocier la clause de révision au regard du nouveau périmètre.
Sur le plan opérationnel, il convient de :

  • vérifier les clauses du marché (indexation et période de référence),
  • documenter la méthode de conversion entre TP10a et TP10f si elle est adoptée,
  • notifier les cocontractants si la bascule modifie sensiblement le niveau de révision.
    Ces mesures réduisent les risques de litige liés à l’indexation et garantissent l’application correcte des indices TP dans la période de transition.

Utiliser l’index TP10a pour la révision des prix : principes généraux

Un professionnel en bureau analysant des documents financiers et des graphiques liés à la révision des prix avec un ordinateur portable et une calculatrice.

L’index TP10a sert de repère chiffré pour ajuster les prix des marchés de travaux liés aux canalisations, assainissement et adduction d’eau. Il permet d’adapter contractuellement les prix aux variations des coûts matériaux, main-d’œuvre et énergie sans renégociation systématique.

Rappel des mécanismes de variation et révision de prix (actualisation, révision)

La distinction entre actualisation et révision importe. L’actualisation corrige les prix pour tenir compte d’un simple décalage dans le temps (indexation liée à un décalage d’exécution), tandis que la révision modifie le prix en fonction d’une variation réelle d’éléments de coût prévue au contrat.
La révision des prix repose sur une clause contractuelle précisant l’indice de référence (ici TP10a), la périodicité de calcul, et la date de base. Sans clause claire, l’application automatique devient incertaine.
Il faut définir la périodicité (mensuelle, trimestrielle, annuelle) et les dates de référence contractuelles. Ces éléments déterminent les indices comparés et donc l’évolution applicable au prix initial.
La révision n’a pas pour objet de corriger une mauvaise estimation initiale, mais d’assurer l’équité financière face aux variations économiques couvertes par l’indice choisi.

Choix de l’index approprié dans un marché de travaux

Le choix de TP10a s’impose quand le marché porte sur canalisations, assainissement et adduction d’eau avec fourniture de tuyaux. Il reflète spécifiquement les coûts de ces prestations, donc offre une corrélation plus forte que des indices généraux.
Si la prestation comprend d’autres composantes (gros œuvre, terrassement, fournitures diverses), il convient de fractionner le prix en sous-postes pondérés et d’appliquer des indices distincts ou un index composite.
L’adéquation se vérifie en examinant la composition de TP10a (matériaux, main-d’œuvre, énergie) et en la comparant aux postes significatifs du marché. Le mauvais choix d’indice expose à un déséquilibre financier pour l’une des parties.
Enfin, la négociation précise les règles de pondération et les modalités de preuve en cas de contestation sur l’applicabilité de TP10a.

Compréhension de la formule type de révision de prix

La formule classique lie le prix révisé au prix initial par le ratio des indices : Prix révisé = Prix initial × (I / I0), où I est l’indice à la date convenue et I0 l’indice de base.
Certaines formules introduisent des coefficients de pondération ou une base mixte : Prix révisé = Σ (Po × (Ii / I0i) × wi), avec Po le prix partiel, Ii l’indice partiel et wi le poids.
Il faut préciser dans le contrat la valeur exacte des indices (valeur brute INSEE TP10a), les dates de calcul et les arrondis applicables.
La clause doit aussi prévoir les plafonds, planchers ou modalités d’application différée si nécessaire, afin d’éviter des effets de seuil ou des variations trop fréquentes.

Application de l’index TP10a dans les marchés publics

L’index sert à ajuster les prix des marchés publics de travaux pour refléter l’évolution des coûts des canalisations et fournitures associées. Il se met en œuvre via des clauses contractuelles claires, influe sur l’analyse des offres et nécessite des règles de substitution quand l’index change ou disparaît.

Intégration de TP10a / TP10f dans les clauses de révision de prix

Lors de la rédaction des clauses d’indexation, le maître d’ouvrage précise l’index de base (TP10a ou TP10f), la périodicité de calcul et la formule de révision.
La formule type lie le prix révisé au rapport entre l’indice courant et l’indice de base, pondéré si nécessaire par des coefficients représentant la part matière/main-d’œuvre.

Il est essentiel d’indiquer la date de référence, la fréquence (mensuelle, trimestrielle) et le délai de publication retenu pour éviter les litiges.
Les marchés publics de travaux exigent aussi la mention des effets maximums (plafonds/planchers) si le pouvoir adjudicateur veut limiter la variabilité.

Utilisation de l’index pour l’analyse et la comparaison des offres

L’index TP10a permet de comparer des offres présentant des hypothèses de coûts différentes en ramenant les prix à une base commune.
Les économistes de projet recalculent les prix unitaires selon l’indice choisi pour neutraliser l’effet des variations de prix des tuyaux et matériaux.

Lors des offres variées sur la durée, on vérifie la cohérence entre l’index proposé dans la clause et la nature des prestations (canalisations, fourniture de tuyaux multi matériaux).
L’index sert aussi à tester la sensibilité des propositions : on simule plusieurs trajectoires d’indice pour évaluer le risque financier sur la durée du marché.

Gestion des cas de remplacement d’index (TP10a non publié, index de substitution, coefficient de raccordement)

Quand TP10a n’est plus publié ou est remplacé (ex. TP10f), le contrat doit prévoir un index de substitution et la méthode de raccordement.
Le coefficient de raccordement aligne les niveaux entre anciens et nouveaux indices pour maintenir l’équivalence économique au point de transition.

Il faut formaliser la source officielle retenue (publication INSEE), la période de référence pour calculer le coefficient et la méthode (moyenne mobile, ratio simple).
En l’absence d’accord, la procédure contractuelle prévoit des échanges techniques et une décision du maître d’ouvrage pour éviter l’arrêt des paiements ou des contestations dans les marchés publics.

Exemples concrets d’utilisation de l’index TP10a / TP10f

Un groupe de professionnels en réunion autour d'une table avec des graphiques financiers et un écran affichant des données économiques.

L’index sert à ajuster les prix des marchés liés aux canalisations, assainissement et adduction d’eau en tenant compte des variations des matériaux, main-d’œuvre et énergie. Il s’applique aux fournitures (tuyaux multi-matériaux, tuyaux en fonte, acier, béton), aux terrassements, travaux souterrains et frais annexes comme l’entretien de voirie.

Exemple de calcul de révision de prix sur un marché de canalisations

Un titulaire de marché facturant la pose de tuyaux multi-matériaux peut prévoir une clause de révision indexée sur TP10f.
Supposons un marché initial de 500 000 € signé avec base index T0 = 120 et index T1 au mois de révision = 132. La formule simple utilisée : prix révisé = prix initial × (index T1 / index T0).
Ici : 500 000 × (132 / 120) = 550 000 €.

La formule peut se compliquer en intégrant des pondérations (matières premières comme acier, ciment, GNR, et main-d’œuvre).
On distingue alors composantes : fourniture de tuyaux (40%), terrassements/pose (35%), énergie et engins (15%), main-d’œuvre (10%).
Chaque composante se réajuste selon sous-indices pertinents pour obtenir un ajustement plus précis.

Illustration sur un marché public d’assainissement d’une collectivité

Une collectivité lance un marché de réhabilitation d’égouts et d’adduction d’eau pour 1,2 M€. Elle prévoit indexer sur TP10f pour couvrir risques liés au prix du ciment, tuyaux en fonte et terrassements.
Lors d’une révision annuelle, l’index TP10f augmente de 8%. L’autorité contractante applique la clause et augmente le montant proportionnellement aux parts concernées par l’index.

La clause doit préciser : périodicité des révisions, index de base, méthode de calcul (pondérations), et justificatifs exigés (bulletin INSEE, factures de matériaux).
L’usage couvre aussi réseaux de chauffage et travaux en souterrains connexes lorsque les fournitures (acier, tuyaux) figurent dans le lot.

Erreurs fréquentes et points de vigilance dans l’application de l’index

Ne pas définir l’index de base ou la périodicité crée des litiges. Plusieurs marchés omettent de préciser les pondérations entre fournitures (tuyaux, acier, béton) et prestations (terrassements, entretien de voirie).
Autre erreur : appliquer TP10f à des postes non couverts (par ex. achats non liés aux canalisations) ou utiliser un ancien libellé sans mise à jour.

Vérifier la correspondance entre postes contractuels et composantes de TP10f (GNR pour engins, ciment pour scellements).
Exiger les bulletins INSEE comme justificatifs et prévoir une méthode claire pour arrondir, plafonner ou minorer les ajustements afin d’éviter conflits financiers durant les réhabilitations ou gros projets d’infrastructure.

Outils et ressources pour suivre l’index TP10a / TP10f

Les sources principales incluent les séries officielles de l’INSEE, les avis ministériels et des services privés spécialisés. Il convient de conserver les séries historiques et les publications récentes pour justifier les révisions de prix.

Consultation des séries officielles INSEE et des avis ministériels

L’INSEE publie les séries TP sous forme de séries chronologiques téléchargeables (CSV, XLS).
Il faut récupérer la série TP10a jusqu’à sa transformation en TP10f (publication de mars 2024) et conserver les valeurs mensuelles ou trimestrielles pertinentes.

Consulter aussi les avis ministériels ou bulletins officiels pour connaître les dates d’application, les méthodes retenues et les changements d’intitulé.
Télécharger et archiver les PDF officiels et noter la référence et la date de publication pour chaque valeur utilisée dans une révision de prix.

Points pratiques :

  • Vérifier la périodicité (mensuelle/trimestrielle) indiquée dans la série.
  • Noter les indices de base (Base 2010, etc.) pour recalculer les coefficients.
  • Conserver une copie horodatée des séries consultées pour l’audit.

Services en ligne spécialisés dans les index et indices de construction

Des plateformes privées agrègent les indices TP et proposent des outils de suivi, alertes et calculatrices de révision.
Elles permettent d’extraire rapidement la TP10f multi-matériaux et d’obtenir des graphiques comparatifs avec d’autres indices BTP.

Choisir un service qui indique sa source (INSEE, FNTP) et propose l’export des séries brutes.
Comparer les fonctionnalités : alertes par email, API pour intégration au logiciel de gestion de chantier, et historisation des consultations.

Liste de contrôles avant abonnement :

  • Vérifier la traçabilité des séries (origine INSEE).
  • Tester l’export CSV/XLS pour intégrer les séries au dossier.
  • Confirmer la fréquence des mises à jour et la couverture multi-matériaux.

Bonnes pratiques pour documenter les révisions de prix dans les dossiers de marché

Archivage : joindre la série INSEE utilisée, l’extraction datée, les calculs (feuille de calcul) et l’extrait de l’avis ministériel applicable.
Indiquer clairement la formule de révision appliquée et les paramètres retenus (période de base, période de référence).

Rédiger une fiche synthétique par révision contenant :

  • Référence du marché et clause contractuelle applicable.
  • Valeurs indexées (date et source).
  • Calcul pas à pas et résultat final avec arrondis.

Conserver l’historique des révisions pour les audits et litiges.
Conserver aussi les captures d’écran et les exports de services privés si ceux-ci ont été utilisés comme source secondaire.

Questions Fréquentes

Un groupe de professionnels travaillant ensemble autour d'une table avec des ordinateurs portables et des graphiques financiers dans un bureau moderne.

Cet ensemble de questions couvre l’objectif pratique de l’index TP10a, son usage pour réviser les prix des marchés de travaux, ses différences par rapport aux autres indices, les cas où il s’applique, sa composition et où consulter ses valeurs actuelles et historiques.

Quel est l’objectif de l’indice INSEE TP10a dans le domaine de la construction ?

L’index TP10a sert à refléter l’évolution des coûts pour les canalisations, égouts, assainissement et adduction d’eau avec fourniture de tuyaux.
Il permet d’ajuster contractuellement les prix des marchés de travaux pour ces activités afin de compenser les variations de coûts des matériaux et de la main-d’œuvre.

Comment effectuer le calcul d’une révision de prix en utilisant l’indice INSEE TP10a ?

On utilise une formule contractuelle de révision qui lie le prix initial à l’évolution de l’index TP10a entre deux dates de référence.
Il faut prendre l’indice de base retenu au contrat et l’indice publié à la date de révision, puis appliquer la formule prévue dans le marché pour obtenir la variation de prix.

Quelles sont les particularités de l’indice INSEE TP10a par rapport aux autres indices de la construction ?

L’index TP10a se concentre spécifiquement sur les travaux de canalisations et l’adduction d’eau, incluant la fourniture de tuyaux.
Il diffère d’indices plus généraux du bâtiment ou des travaux publics par son panier de coûts ciblé, ce qui le rend plus pertinent pour les marchés portant sur ces activités précises.

Dans quelles situations est-il obligatoire de se référer à l’indice INSEE TP10a ?

Il s’applique lorsque le marché de travaux prévoit explicitement l’usage de l’index TP10a pour la révision des prix.
Les maîtres d’ouvrage et les entreprises choisissent l’indice le plus proche de l’objet du marché ; pour les marchés de canalisations et assainissement, TP10a est généralement retenu.

Comment est composé l’indice INSEE TP10a et quels éléments sont pris en compte dans son évaluation ?

L’indice combine des composantes liées aux matériaux spécifiques (tuyaux, éléments de réseau) et aux coûts de main-d’œuvre et services associés aux travaux d’assainissement et d’adduction.
INSEE élabore cet indice à partir de séries de prix observés dans la branche concernée, en pondérant les postes représentatifs de l’activité.

Où peut-on trouver les valeurs actuelles et historiques de l’indice INSEE TP10a pour une utilisation correcte ?

Les valeurs sont publiées par l’INSEE et accessibles via son site web, qui fournit les séries chronologiques et dates de référence.
Des bases de données spécialisées et des sites professionnels du BTP publient aussi les dernières cotations et notes explicatives pour faciliter les calculs de révision.

Conclusion

L’index INSEE TP10a est un indice « travaux publics » utilisé pour suivre l’évolution des coûts des chantiers de canalisations, d’assainissement et d’adduction d’eau, en particulier lorsque la fourniture de tuyaux et accessoires représente une part importante du marché. Il sert de référence officielle pour mesurer la variation des postes sensibles : matériaux (PVC, PE, fonte, béton), main-d’œuvre spécialisée, énergie, engins et transport.

Son usage principal est contractuel : TP10a permet d’actualiser ou de réviser les prix des marchés publics et privés afin de préserver l’équilibre économique du contrat pendant l’exécution. Il est pertinent dès que le lot concerne des réseaux humides (eaux usées, eaux pluviales, eau potable) et que les fluctuations du prix des tuyaux, du carburant ou des coûts de pose peuvent affecter fortement la marge de l’entreprise ou le budget du maître d’ouvrage.

Pour l’appliquer correctement, on suit la clause de révision prévue au CCAP ou à l’acte d’engagement : on identifie l’indice de base I0 (mois de référence du marché) et l’indice courant It (mois d’exécution/facturation défini au contrat), puis on calcule un coefficient It/I0 (ou une formule avec part fixe et pondérations). Ce coefficient s’applique uniquement à la part révisable du prix, avec traçabilité des valeurs INSEE, règles d’arrondi et périodicité clairement définies.

Enfin, un point de vigilance important est l’évolution récente de la nomenclature : depuis 2024, TP10a a été remplacé ou restructuré sous l’intitulé TP10f (tuyaux multi-matériaux). Les contrats doivent donc prévoir une règle de substitution ou de raccordement en cas d’arrêt de diffusion de l’ancienne série. Les erreurs fréquentes à éviter sont le mauvais mois de référence, l’application de l’indice à des postes hors périmètre, ou l’absence de mécanisme clair en cas de changement de série, qui peuvent générer des litiges en cours de marché.


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À propos de l’auteur (Philippe COURTOIS)

Après une première partie de carrière dédiée au commerce et à la vente (Banque LCL, Unilever, groupe Seloger.com) je me suis spécialisé dès 2010 dans la réponse aux appels d’offres, d’abord au sein de grands groupes (Essity, Bureau Veritas, groupe Sonepar) puis en tant que Consultant Marchés Publics dans un cabinet de conseil, avant de participer enfin au lancement des marchés publics pour la Société du Grand Paris dans le cadre du plus grand projet d’infrastructure d’Europe (Grand Paris Express).

C’est fort de cette expertise concrète et issue du terrain que j’ai décidé en 2022 de lancer mon activité et d’accompagner les entreprises souhaitant augmenter leur part de marché sur le secteur public.




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