Index INSEE TSH & marchés publics

L’Index INSEE TSH est un indice officiel qui suit l’évolution des coûts liés aux travaux de signalisation horizontale appliqués sur la chaussée, permettant d’actualiser et de réviser les prix des marchés de travaux. Il sert à ajuster les contrats selon les variations de coûts (matériaux, main-d’œuvre, déchets, énergie) pour garantir l’équilibre financier des propositions et des marchés.

Il attire l’attention des maîtres d’ouvrage et des entreprises en offrant une référence publiée par l’INSEE, utile pour calculer les révisions de prix et intégrer l’IM (indice de réactualisation des matériels) lorsque nécessaire. Il s’agit d’un outil pratique pour comparer les devis, sécuriser une proposition et limiter les risques financiers liés aux fluctuations des coûts.

Points Clés

  • L’indice TSH permet d’indexer et d’actualiser les prix des travaux de marquage routier.
  • Il reflète l’évolution des coûts pertinents (matériaux, main-d’œuvre, énergie, déchets).
  • L’indice se trouve sur les publications INSEE et s’intègre aux méthodes de révision de prix.

Comprendre ce qu’est l’index INSEE TSH

L’index INSEE TSH mesure l’évolution des coûts spécifiquement liée aux travaux de marquage routier. Il sert d’outil d’indexation contractuelle et reflète les variations de prix des intrants et de la main-d’œuvre propres à la signalisation horizontale.

Définition de l’index TSH et signification de « travaux de signalisation horizontale »

L’index TSH signifie « Travaux de Signalisation Horizontale ».
Il suit l’évolution des coûts pour l’application de peintures, thermoplastiques, bandes et autres produits de marquage sur chaussées et voies.

Cet index prend en compte :

  • coûts des matériaux de marquage (peintures, résines, granulats),
  • dépenses de main-d’œuvre spécialisées,
  • frais liés aux équipements d’application et à leur maintenance.

Les contrats de travaux routiers peuvent utiliser le TSH pour ajuster les prix en cas de variations significatives, garantissant une adaptation objective des montants payés aux entreprises réalisant la signalisation horizontale.

Place du TSH dans la famille des index bâtiment, travaux publics et divers de la construction

Le TSH appartient à la gamme des indices nationaux INSEE dédiés au bâtiment, aux travaux publics et aux indices divers de la construction.
Il complète d’autres indices sectoriels en ciblant un segment précis : la signalisation horizontale.

Rôle et usage :

  • indexation de contrats spécialisés en marquage routier,
  • référence pour les maîtres d’ouvrage publics et privés,
  • source de transparence pour répercuter variations de coûts documentées.

Il coexiste avec des indices généraux du secteur (BT, TP) mais se distingue par son périmètre restreint, utile quand les postes de coût du marquage ont des dynamiques différentes du reste du chantier.

Historique de création de l’index TSH et contexte de mise en place pour la signalisation routière

L’INSEE a créé l’index TSH au milieu des années 2010 pour répondre à la nécessité d’un indicateur spécifique aux opérations de marquage.
La décision visait à offrir aux acteurs un outil de référence adapté aux caractéristiques techniques et économiques de la signalisation horizontale.

Contexte :

  • augmentation de la spécialisation des prestations de marquage,
  • fluctuations marquées des matières premières et des techniques d’application,
  • besoin d’un repère contractuel distinct des indices généraux pour éviter des désajustements inappropriés sur les contrats.

Depuis sa création, l’index a été publié régulièrement par l’INSEE, avec des séries historiques consultables pour justifier les révisions de prix en marchés de travaux.

Différence entre l’index TSH et les autres index proches (PMR, index BT et TP, etc.)

Le TSH se différencie par son périmètre : il cible uniquement la signalisation horizontale alors que les indices BT (bâtiment) et TP (travaux publics) couvrent des ensembles larges de travaux.
Par rapport à des indices divers comme PMR ou MATP, le TSH est centré sur l’application des produits de marquage et ses postes coûts spécifiques.

Comparaison rapide :

  • TSH : matériaux de marquage, équipement d’application, main-d’œuvre spécialisée.
  • BT/TP : structures, gros œuvre, génie civil, main-d’œuvre et matériaux plus généraux.
  • PMR/MATP : indices divers couvrant d’autres catégories de matériels ou prestations.

Le choix de l’index pour l’indexation contractuelle doit tenir compte de la corrélation entre les coûts réels du lot et l’indice retenu ; le TSH s’impose quand la signalisation horizontale représente la variable dominante du poste.

À quoi sert l’index TSH dans la pratique ?

L’index TSH permet d’ajuster les prix contractuels en fonction de l’évolution réelle des coûts des matériaux, de la main-d’œuvre et de l’énergie liés aux travaux de signalisation horizontale. Il protège l’équilibre financier des marchés, stabilise les relations entre maîtres d’ouvrage et entreprises, et s’applique concrètement lors de révisions de prix et de règlements différés.

Suivre l’évolution des coûts des travaux de signalisation horizontontale (peintures, consommables, matériels)

L’index TSH traduit en un chiffre unique les variations des postes de coût spécifiques : résines, dioxyde de titane, solvants, granulats et emballages. Il intègre aussi la part travail et transport quand ces éléments influencent le prix des prestations.

Les entreprises de marquage et les bureaux d’études s’en servent pour comparer l’évolution des coûts réels à celle retenue dans les devis.
En pratique, on vérifie la valeur de l’index à la date contractuelle et à la date de facturation pour calculer la variation applicable au prix initial.

  • Composantes clés : matériaux (forte pondération), travail, énergie, transport.
  • Utilisation opérationnelle : calcul de coefficients d’indexation selon la formule contractuelle.

Préserver l’équilibre économique des contrats face aux hausses de prix

L’index sert de mécanisme automatique pour recalculer les prix lorsque les coûts dépassent les prévisions.
Il réduit le risque de pertes pour l’entreprise lorsque des matières premières comme la peinture ou le dioxyde de titane augmentent fortement.

Les maîtres d’ouvrage l’intègrent souvent dans les clauses de révision de prix afin d’éviter des renégociations fréquentes.
La méthode consiste à appliquer une formule (prévue au contrat) liant prix initial et variation de l’index entre deux périodes définies.
Cette approche limite les litiges en fournissant une règle objective et mesurable.

Sécuriser la relation entre donneurs d’ordre et entreprises de signalisation

L’index TSH apporte de la transparence sur l’évolution des coûts et facilite la confiance contractuelle.
Les deux parties disposent d’un indicateur public (INSEE) et d’une base méthodologique partagée pour ajuster les prix.

En cas de tension sur les approvisionnements, l’index sert d’outil de dialogue technique et financier.
Les factures, avenants ou demandes de révision référencent l’index pour justifier les ajustements.
Cela permet une gestion plus fluide des marchés de travaux de signalisation horizontale et réduit les interruptions d’activité.

Illustrer des situations types où l’index TSH est particulièrement pertinent

  • Révision annuelle d’un marché pluriannuel de marquage routier : l’index corrige le prix des lignes peintes en fonction des hausses de résines et pigments.
  • Facturation différée après retard d’exécution : l’entreprise utilise l’index entre la date d’offre et la date de réalisation pour réclamer la variation applicable.
  • Avenant sur chantier suite à hausse des coûts d’emballage et de transport : l’index justifie l’ajustement sans renégociation complète.
  • Marchés publics locaux avec postes de consommables significatifs : l’index protège les petites entreprises contre des variations brutales du marché.

Chaque situation repose sur l’application contractuelle de la formule d’indexation et la consultation des valeurs INSEE correspondantes.

Comment est construit et publié l’index TSH ?

L’index TSH détaille les composantes de coût des travaux de signalisation horizontale et suit une périodicité régulière de publication. Il lie des séries détaillées (par poste) aux tableaux récapitulatifs des index de la construction et sa diffusion officielle passe par des avis et le Journal officiel.

Décrire la composition de l’index : postes de coûts pris en compte (produits de marquage, machines, main-d’œuvre, etc.)

L’index TSH se compose de postes reflétant le coût de production des travaux de signalisation horizontale.
Principaux postes : matériel, travail, énergie, matériaux, transport, frais divers et déchets. Ces postes reprennent les coûts des machines de traçage, des produits de marquage routier (peintures, thermoplastiques, résines), et de la main-d’œuvre spécialisée.

L’agrégation pondérée des postes donne l’indice global.
Les pondérations proviennent des enquêtes de coûts et des filières professionnelles concernées, afin de rapprocher l’index du coût réel des interventions TSH.

Expliquer la périodicité de calcul et le mode de diffusion par l’INSEE

L’INSEE calcule l’index TSH sur une base mensuelle.
Chaque mois, les évolutions des composantes (matériaux, énergie, travail, transport, etc.) sont mises à jour et enchaînées sur la valeur du mois précédent.

La diffusion comprend fichiers de séries chronologiques et notices méthodologiques téléchargeables sur le site de l’INSEE.
Les mises à jour importantes de composition (révision des pondérations ou des postes) sont publiées et appliquées sans retraitrospective des valeurs antérieures, sauf mention contraire.

Présenter le lien entre les séries TSH détaillées et les tableaux récapitulatifs des index de construction

Les séries TSH détaillées fournissent des séries mensuelles pour chaque poste (par ex. coût des produits de marquage routier, coût du matériel de traçage).
Ces séries s’agrègent ensuite dans les tableaux récapitulatifs des index divers de la construction (BT, TP, divers de la construction), permettant une intégration dans les indices généraux de coût de production.

Les tableaux récapitulatifs servent d’outil pratique pour les acteurs (entreprises, maîtres d’ouvrage) qui appliquent des clauses de révision de prix.
Ils montrent la contribution relative de chaque poste (matériaux, travail, transport, frais divers), facilitant le suivi des évolutions spécifiques au secteur des travaux publics.

Préciser le rôle du Journal officiel et des avis officiels dans la diffusion des index TSH

Les avis officiels publient la composition et la mise à jour des index et précisent les changements méthodologiques.
Ils complètent la diffusion INSEE en apportant une référence réglementaire utile pour les marchés publics et les contrats de révision de prix.

Le Journal officiel peut reprendre ou relayer ces avis lorsqu’un cadre légal ou réglementaire l’exige.
Les entreprises et les administrations s’appuient sur ces publications pour appliquer les index TSH dans les clauses contractuelles liées au coût de production.

Où trouver les valeurs de l’index INSEE TSH ?

Les principales sources fournissent la série officielle, des tableaux récapitulatifs et des historiques téléchargeables. Il faut vérifier la base de l’index (base 2010) et la date de mise à jour pour assurer l’usage correct en révision de prix.

Consulter la série officielle TSH sur le site de l’INSEE

L’INSEE publie la série TSH dans sa Banque de Données Macro-économiques (BDM). Le lecteur peut rechercher « TSH » ou « Travaux de signalisation horizontale » sur data.insee.fr pour accéder aux valeurs mensuelles et aux métadonnées.

La fiche de série indique la fréquence (mensuelle), la période couverte et le libellé exact de l’index. Elle permet aussi de télécharger les données au format CSV ou XLSX pour intégration directe dans un tableur ou un logiciel de chiffrage.

Vérifier la date de dernière mise à jour et les notes méthodologiques sur la même page évite d’utiliser une série non corrigée. Les mises à jour importantes (recalculs, corrections) sont signalées sur la fiche.

Utiliser les tableaux « index bâtiment, travaux publics et divers de la construction »

Les tableaux publiés par l’INSEE regroupent les index par famille : bâtiment, travaux publics et divers (dont TSH). Ces tableaux offrent une lecture consolidée et des index agrégés utiles pour comparer postes.

On trouve des tableaux en format PDF et en fichiers exploitables dans la BDM. Ils affichent les valeurs par mois et les indices de base (ici base 2010), ce qui facilite le calcul des coefficients de révision ou d’actualisation des marchés.

Consulter ces tableaux aide à repérer les cohérences entre index voisins et à suivre les reclassements éventuels de postes. Toujours vérifier la légende pour comprendre la portée de la base 2010 et les éventuels ajustements méthodologiques.

Recourir à des sites professionnels pour télécharger les historiques TSH

Plusieurs sites professionnels spécialisés en marchés publics et BTP republient les séries INSEE et proposent des outils d’historique et de comparaison. Ces portails facilitent le téléchargement d’historiques TSH prêts à l’emploi.

Avant d’utiliser ces copies, vérifier qu’ils citent l’INSEE comme source et qu’ils affichent la date de mise à jour. Les portails proposent parfois des fonctions supplémentaires : graphiques, export vers formats métier, alertes par email.

Privilégier des fournisseurs reconnus et comparer leurs séries avec la BDM pour détecter écarts ou erreurs. Ne pas oublier que la valeur officielle demeure celle publiée par l’INSEE.

Vérifier la date de référence et la base de l’index (base 2010, changement de structure, etc.)

L’index TSH est exprimé en base 2010 : toute révision de prix doit utiliser cette référence pour garantir la cohérence des calculs. La fiche INSEE précise la base et signale si une réforme méthodologique a modifié la structure de l’index.

En cas de changement de base ou de restructuration des postes, l’INSEE publie des séries rétropopulées ou des tables de conversion. Il convient d’appliquer ces conversions avant d’opérer des comparaisons temporelles ou des calculs contractuels.

Toujours consigner la base et la date de référence dans tout document de révision de prix. Cela évite les erreurs d’interprétation lorsque des valeurs anciennes (pré-2010) sont utilisées ou lorsqu’un index a été recalculé.

Utiliser l’index TSH pour l’actualisation et la révision de prix

L’index TSH permet d’ajuster les prix des prestations de marquage routier en fonction de l’évolution des coûts spécifiques du secteur. Il sert à calculer les valeurs de départ et d’arrivée nécessaires pour une formule contractuelle d’actualisation ou de révision.

Rappeler la différence entre actualisation et révision de prix dans les contrats de travaux

L’actualisation corrige une valeur monétaire pour tenir compte de l’inflation ou de la valeur temporelle de l’argent entre deux dates données. Elle sert surtout à revaloriser des dépenses antérieures ou des montants forfaitaires sans remettre en cause l’équilibre économique du contrat.

La révision de prix, elle, permet d’ajuster le prix d’un marché en cours pour compenser les variations de coûts réels. Elle se fonde sur une clause contractuelle prévue dès l’attribution du marché et utilise des indices sectoriels — comme l’index TSH pour la signalisation horizontale — afin de préserver l’équilibre financier entre parties.

Choisir l’index TSH comme indice de référence pour les prestations de signalisation horizontale

L’index TSH reflète les évolutions de prix spécifiques aux travaux de signalisation horizontale (peintures, produits de marquage, main-d’œuvre dédiée). Il convient quand les prestations portent principalement sur ces activités et lorsque la clause de révision précise l’usage d’un index INSEE sectoriel.

Il faut inscrire explicitement l’index TSH dans le cahier des charges ou l’acte contractuel en indiquant la base (référence date et valeur indexée) et la périodicité de calcul (mensuelle, trimestrielle). Veiller à la cohérence entre la nature des fournitures/prestations et la composition de l’index retenu pour éviter les contestations lors d’une révision des prix.

Identifier les index de départ et d’arrivée pour une période donnée

Identifier les indices consiste à relever la valeur de l’index TSH à la date de référence contractuelle (index de départ) et à la date de calcul (index d’arrivée). La date de référence peut être la date d’offre, la date de début d’exécution ou une date spécifiée dans la clause de révision.

Vérifier l’édition INSEE de l’index TSH correspondant aux mêmes bases (base, format) et noter les valeurs exactes utilisées. Documenter la source et la date de consultation de l’INSEE réduit les risques de litige. Pour les calculs périodiques, conserver une table de valeurs historiques permet de justifier chaque révision des prix.

Appliquer une formule type de révision de prix avec l’index TSH

La formule la plus courante est : Prix révisé = Prix initial × (Index d’arrivée / Index de départ). Elle s’applique directement si le prix est entièrement indexé sur l’index TSH.

Pour les situations mixtes, on utilise une pondération : Prix révisé = Σ (Poids i × Prix initial × (Index i d’arrivée / Index i de départ)). Pour la signalisation horizontale, il est fréquent de séparer matériaux et main-d’œuvre si la clause le prévoit. Toujours préciser les arrondis, la périodicité de paiement et les justificatifs exigés (extrait INSEE, bordereau de prix) afin d’assurer la traçabilité de la révision des prix.

Spécificités de l’index TSH dans les marchés publics

L’index TSH ajuste financièrement les marchés de signalisation horizontale selon l’évolution des coûts spécifiques aux produits et travaux de marquage routier. Il sert d’outil contractuel précis pour limiter le risque d’asymétrie économique entre maître d’ouvrage et adjudicataire.

Expliquer le rôle des index INSEE dans le maintien de l’équilibre économique des marchés publics de travaux

Les index INSEE servent d’indices de révision de prix standardisés pour refléter l’évolution des coûts de production et de main-d’œuvre. Ils évitent les renégociations fréquentes en offrant une base objective pour recalculer les prix lorsque les conditions économiques varient.

Pour les travaux, l’application d’un index réduit le risque financier pour l’entreprise en couvrant l’évolution des intrants (matières, peintures, résines, granulats) et pour le maître d’ouvrage en limitant les surcoûts imprévus. Les index rendent les marchés plus transparents et traçables lors des audits et comptabilisations.

Ils contribuent aussi à la sécurité juridique du contrat : la clause d’indexation doit préciser méthode de calcul, périodicité et période de référence. Sans ces précisions, l’équilibre économique devient sujet à contestation.

Préciser quand et pourquoi insérer l’index TSH dans les clauses de variation de prix d’un marché de signalisation horizontale

L’index TSH doit figurer dès lors que le marché porte significativement sur des produits et prestations de marquage routier. Il s’impose quand la part des matériaux et procédés spécifiques (thermoplastiques, peintures, barres réfléchissantes) est susceptible de fluctuer fortement.

Insérer l’index TSH est utile pour contrats de longue durée (travaux pluriannuels, marchés à bons de commande, ou marchés dont exécution dépasse 12 mois). Il protège l’entrepreneur contre des hausses de prix ponctuelles et protège le pouvoir adjudicateur contre des révisions non justifiées par un indice reconnu.

La clause doit préciser : indice de référence (TSH base 2010 ou valeur la plus récente), formule de calcul, périodicité de révision, et plafond/plancher éventuel. Ces éléments évitent les litiges et facilitent la lecture par le service financier.

Montrer comment articuler l’index TSH avec d’autres index (PMR, BT, TP) dans un même marché

On peut combiner plusieurs indices en segmentant le marché par postes. Par exemple, appliquer TSH aux postes « produits de marquage routier », PMR pour certains matériaux réfléchissants, BT/TP pour main-d’œuvre et gros équipements. Cette granularité reflète mieux la réalité des coûts.

Une méthode courante consiste à définir des pondérations (ex : Matériaux 45 % → TSH, Main-d’œuvre 35 % → BT, Équipements 20 % → TP) et à calculer une formule composite : Prix révisé = Prix initial × [Σ (parti × indice_i / indice_i0)]. Il faut expliciter les sources et dates de référence pour chaque indice.

Éviter la confusion en listant en annexe les codes INSEE retenus et les modalités de mise à jour. Prévoir des règles en cas de disparition ou de modification importante d’un indice (substitution ou recalcul avec indice de remplacement).

Donner des bonnes pratiques pour rédiger et négocier les clauses d’indexation TSH dans les pièces contractuelles

Rédiger la clause avec précision : désignation exacte de l’indice (TSH, version et date), formule mathématique, périodicité (mensuelle, trimestrielle), et période prise en compte pour le calcul. Inclure exemples chiffrés pour faciliter le contrôle.

Négocier des plafonds et planchers raisonnables si le maître d’ouvrage veut limiter l’impact budgétaire. Prévoir un mécanisme d’ajustement exceptionnel en cas de crise d’approvisionnement ou de variation hors champ de l’indice.

Documenter les justificatifs exigibles en cas de demande de révision (bordereau des prix, factures matière). Insérer une annexe « indices de révision de prix » listant toutes les références INSEE utilisées et la méthode de substitution pour garantir la continuité en cas de changement officiel.

Étapes pour utiliser l’index TSH pas à pas

BTP team work

Cette démarche explique comment vérifier l’éligibilité d’un marché aux indices TSH, choisir la date de référence contractuelle, trouver les valeurs INSEE pertinentes et calculer le coefficient de variation pour réviser un prix. Les étapes sont pratiques et suivent l’ordre logique de la préparation à la révision.

Vérifier si les prestations du contrat relèvent bien du champ de l’index TSH

Il convient d’abord d’identifier précisément les prestations facturées : application de marquage routier, peinture thermoplastique, bandes anti-dérapantes ou travaux de signalisation horizontale. Seules les opérations correspondant à la définition des indices TSH doivent être rattachées à cet index.

Consulter le détail des prestations chiffrées du marché et comparer chaque poste à la nomenclature INSEE pour les index TSH. Documenter les exclusions (travaux de génie civil, fourniture de matériel non lié au marquage) pour éviter les erreurs d’affectation.

Tenir compte des pièces contractuelles : devis descriptif, bordereau des prix, et éventuellement avenants. Toute ambiguïté doit faire l’objet d’un accord écrit entre les parties avant application de l’index.

Déterminer la date de référence de l’index dans le contrat (notification, remise d’offre, début d’exécution)

Repérer la clause de révision des prix dans le contrat et relever la date précisée comme référence : notification, date de remise d’offre ou date de début d’exécution. Cette date fixe la valeur initiale de l’indice TSH à utiliser pour le calcul.

Si le contrat ne précise pas la date, appliquer la pratique indiquée par l’organisme contractant ou convenir d’une date par écrit entre les parties. Noter la périodicité de la révision (mensuelle, trimestrielle) car elle déterminera les séries TSH à comparer.

Conserver une copie horodatée de tout document servant de référence (courrier de notification, bon de commande, PV de démarrage). Cela sécurise la valeur choisie en cas de contrôle ou de contestation.

Rechercher les valeurs TSH correspondantes dans les séries INSEE

Accéder au site INSEE ou aux bases de données officielles pour télécharger les séries TSH (index divers 2010). Choisir la série « TSH – Travaux de signalisation horizontale » et récupérer la valeur pour la date de référence et pour la date d’actualisation souhaitée.

Vérifier l’unité et l’éventuelle base (Base 2010) indiquées par l’INSEE afin d’assurer la cohérence des valeurs. Noter les dates exactes des publications mensuelles ou trimestrielles concernées.

Archiver les tableaux ou captures d’écran des valeurs INSEE utilisées. Indiquer la source complète (INSEE, nom de la série, date de publication) dans le dossier de facturation pour traçabilité.

Calculer le coefficient de variation et le montant révisé du prix

Appliquer la formule courante : coefficient = (Indice période courante / Indice période de référence). Multiplier ce coefficient par le prix initial du poste concerné pour obtenir le prix révisé. Arrondir selon les règles contractuelles.

Exemple de calcul (présentation en tableau) :

  • Indice référence : 120,0
  • Indice période courante : 132,0
  • Coefficient = 132,0 / 120,0 = 1,10
  • Prix initial 1 000,00 € → Prix révisé = 1 100,00 €

Vérifier les clauses limitatives (plafond, plancher, mode de répartition entre matériaux/main-d’œuvre) et consigner le calcul détaillé dans une annexe. Joindre les valeurs INSEE et le tableau de calcul à la demande de paiement ou à l’avenant.

Limites, évolutions et précautions d’usage de l’index TSH

L’index TSH évolue dans sa composition et son mode de calcul, peut être remplacé ou suspendu, et nécessite une vigilance sur les risques d’application erronée. Les bonnes pratiques de veille administrative et méthodologique réduisent les erreurs contractuelles et comptables.

Présenter les évolutions récentes de la structure et des modalités de calcul de l’index TSH

Depuis 2015, l’INSEE a défini la TSH pour refléter les coûts spécifiques des travaux de signalisation horizontale.
Les révisions portent principalement sur la pondération des composantes (matières premières, main-d’œuvre, énergie) et sur la méthodologie en chaîne ou en base mobile.

Les évolutions mensuelles peuvent être appliquées à la valeur du mois précédent sans révision rétroactive des séries antérieures.
Quand la structure change, l’INSEE publie une note méthodologique indiquant les nouveaux coefficients et la période de référence.
Il est essentiel d’examiner la fiche méthodologique publiée le même mois que la variation pour comprendre l’impact sur les contrats indexés.

Expliquer que faire en cas de changement de base ou de suspension de la série TSH

Si l’INSEE change la base (référence 100) ou recompose l’index, il faut appliquer la règle de substitution décrite par l’administration : utiliser les coefficients de raccordement fournis pour reprendre la continuité des séries.
L’utilisateur doit conserver les séries anciennes et nouvelles et documenter le calcul utilisé pour justifier les ajustements.

En cas de suspension temporaire de la diffusion, il convient de :

  • vérifier les communiqués officiels de l’INSEE et du ministère concerné ;
  • reporter les ajustements contractuels en s’appuyant sur l’indice de substitution préconisé ou, à défaut, sur une indexation prévue contractuellement ;
  • consigner toute décision de méthode dans un avenant signé.
    Ces étapes limitent les litiges et permettent un audit trail clair.

Identifier les risques d’erreurs fréquents dans le choix ou l’application de l’index TSH

Confondre index et indexable : appliquer la TSH à des postes qui ne relèvent pas du marquage horizontal est une erreur courante.
Utiliser des séries non mises à jour ou une base obsolète fausse les montants révisés.

Autres erreurs fréquentes :

  • ne pas prendre en compte les coefficients de raccordement après une refonte ;
  • appliquer la variation mensuelle au mauvais délai contractuel (ex. appliquer une variation mensuelle à un mécanisme trimestriel sans conversion) ;
  • oublier d’actualiser les contrats au moment de la publication d’une nouvelle méthodologie.
    Ces fautes entraînent des écarts financiers et des contestations.

Proposer des bonnes pratiques de veille pour suivre les mises à jour de l’index TSH

Mettre en place un suivi mensuel automatisé des publications INSEE et du Bulletin officiel permet de recevoir les notes méthodologiques dès parution.
S’abonner aux flux RSS/alertes INSEE et aux newsletters des directions ministérielles concernées réduit les délais d’information.

Recommandations pratiques :

  • conserver une archive horodatée des fichiers d’index utilisés ;
  • documenter toute règle de conversion appliquée entre séries anciennes et nouvelles ;
  • formaliser en interne une procédure de mise à jour (responsable, fréquence, validation).
    Ces mesures clarifient la traçabilité et facilitent la justification en cas de contrôle ou de litige.

Lister les ressources à consulter pour rester à jour sur les index INSEE utilisés en marchés publics

Pour suivre les index INSEE pertinents aux marchés publics, consulter le site officiel de l’INSEE reste la première étape. Il fournit les séries chronologiques, les métadonnées et les éventuelles corrections de valeurs nécessaires pour les formules de révision de prix.

S’abonner aux flux et alertes de l’INSEE permet de recevoir les mises à jour automatiques. Les fichiers téléchargeables (.xlsx, .csv) facilitent l’intégration dans des tableaux de bord ou des outils de calcul internes.

Consulter la Banque de Données Macro‑économiques (BDM) aide à retrouver les séries historiques et les définitions précises des indices. Les notices méthodologiques expliquent les champs et les bases de calcul à utiliser dans les formules contractuelles.

Utiliser les bulletins officiels et les publications ministérielles assure la cohérence avec les références administratives. Ils indiquent parfois la base de référence et la lecture officielle des indices lors d’applications contractuelles.

Recommander la mise en place d’un tableau de bord interne et d’alertes par email. Cela simplifie le suivi des variations, des nouvelles séries et des corrections, et aide l’acheteur ou le gestionnaire de marché à actualiser rapidement les calculs contractuels.

Questions fréquentes

L’indice TSH mesure l’évolution des prix et coûts spécifiques aux travaux de signalisation horizontale et des produits de marquage routier. Il sert d’outil de révision de prix, d’analyse de coûts et d’ajustement contractuel pour les acteurs du secteur routier.

Comment interpréter l’indice des Travaux Supplémentaires Horaires (TSH) ?

L’indice TSH reflète l’évolution moyenne des coûts de production liés aux travaux de signalisation horizontale. Une hausse signifie une augmentation générale des coûts (matériel, main-d’œuvre, énergie, matériaux, transport, etc.) affectant ces activités.

Il faut comparer l’indice TSH à sa valeur de base (base 2010) et à ses valeurs antérieures pour mesurer la variation en pourcentage. Les professionnels l’utilisent pour ajuster les prix unitaires et vérifier l’impact des tendances inflationnistes spécifiques au secteur.

Quels sont les impacts de l’indice TSH sur les coûts de construction ?

L’indice influence directement les prix des prestations de marquage routier et des travaux de signalisation horizontale. Il sert de référence pour réviser les montants contractuels et compenser les variations de coûts.

Des variations significatives de l’indice peuvent augmenter le budget des chantiers routiers et modifier les offres des entreprises. Les donneurs d’ordre et entreprises s’en servent pour anticiper les besoins de trésorerie et recalculer les marges.

Quelle est la périodicité de publication de l’indice TSH par l’INSEE ?

L’INSEE publie l’indice TSH chaque mois. Les valeurs et historiques complets sont accessibles dans la base de données macroéconomiques de l’INSEE.

Les publications ponctuelles peuvent contenir mises à jour des compositions de postes (par exemple les postes « Matériaux ») pour mieux refléter les coûts de production observés.

Comment l’indice TSH est-il calculé par l’INSEE ?

L’INSEE calcule l’indice TSH à partir d’une composition en postes (matériel, travail, énergie, matériaux, frais divers, transport, déchets). Chaque poste pèse selon sa contribution aux coûts de la filière.

Les pondérations et la méthodologie reposent sur enquêtes et données de production sectorielles. L’INSEE ajuste périodiquement les compositions pour tenir compte de l’évolution des chaînes d’approvisionnement et des prix des intrants.

De quelle manière l’indice TSH affecte-t-il les contrats de travaux publics ?

L’indice sert de référence contractuelle pour les clauses de révision des prix dans les marchés et contrats de travaux impliquant des prestations de marquage et signalisation. Il permet d’indexer les paiements et d’assurer une compensation partielle des fluctuations de coûts.

Les parties peuvent définir des formules de révision fondées sur l’indice TSH ou combiner plusieurs indices selon la nature des prestations. Une communication claire sur l’indice et ses périodes de référence réduit les litiges et facilite les ajustements.

Quelles sont les dernières évolutions de l’indice TSH annoncées par l’INSEE ?

Depuis août 2025, l’INSEE a publié des actualisations des indices et a mis à jour la composition des postes « Matériaux » pour mieux tenir compte des coûts de production des produits de marquage routier. Ces changements visent à refléter plus fidèlement l’évolution des prix dans la filière.

La mise à jour a modifié la pondération de certaines composantes et peut affecter les calculs de révision de prix pour les contrats postérieurs à la publication. Les séries historiques et les nouvelles valeurs sont consultables sur la base macroéconomique de l’INSEE.

Conclusion

L’index INSEE TSH s’impose comme une référence technique indispensable dès lors qu’un marché porte sur des travaux de signalisation horizontale. En ciblant précisément les coûts propres au marquage routier — matériaux, main-d’œuvre spécialisée, énergie et équipements — il permet d’ajuster les prix de manière objectivée et documentée, sans recourir à des approximations issues d’indices plus généraux du bâtiment ou des travaux publics.

Son principal apport réside dans la sécurisation économique des contrats. Pour les entreprises, il constitue un levier de protection contre des hausses de coûts parfois rapides et difficiles à anticiper. Pour les maîtres d’ouvrage, il garantit que les révisions de prix reposent sur un indicateur officiel, public et vérifiable, limitant ainsi les risques de contestation ou de déséquilibre budgétaire non maîtrisé.

Encore faut-il l’utiliser avec rigueur. Le choix de l’index TSH doit être cohérent avec le périmètre réel des prestations, correctement intégré dans les clauses contractuelles et appliqué sur la bonne base et aux bonnes dates de référence. Une vigilance particulière s’impose en cas d’évolution méthodologique, de changement de base ou de combinaison avec d’autres indices, afin d’éviter toute erreur de calcul ou d’interprétation.

En pratique, maîtriser l’index TSH revient à professionnaliser la gestion financière des marchés de signalisation horizontale. Une veille régulière des publications INSEE, une documentation précise des calculs et une rédaction soignée des clauses d’indexation permettent d’en tirer pleinement parti. Utilisé correctement, l’index TSH devient un outil de stabilité contractuelle et de confiance durable entre les acteurs des marchés publics et privés.


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À propos de l’auteur (Philippe COURTOIS)

Après une première partie de carrière dédiée au commerce et à la vente (Banque LCL, Unilever, groupe Seloger.com) je me suis spécialisé dès 2010 dans la réponse aux appels d’offres, d’abord au sein de grands groupes (Essity, Bureau Veritas, groupe Sonepar) puis en tant que Consultant Marchés Publics dans un cabinet de conseil, avant de participer enfin au lancement des marchés publics pour la Société du Grand Paris dans le cadre du plus grand projet d’infrastructure d’Europe (Grand Paris Express).

C’est fort de cette expertise concrète et issue du terrain que j’ai décidé en 2022 de lancer mon activité et d’accompagner les entreprises souhaitant augmenter leur part de marché sur le secteur public.




À propos d’AO Conquête

AO Conquête accompagne les PME souhaitant se positionner efficacement sur les marchés publics afin de gagner en croissance.

Détection des appels d’offres, analyse du dossier de consultation, construction du dossier de réponse, rédaction ou refonte de votre mémoire technique : quel que soit votre secteur d’activité, c’est toute une gamme de solutions clé-en-main que nous proposons pour accompagner votre développement commercial.


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