L’AVP (phase avant-projet) est une étape qui définit le projet dans ses grandes lignes, vérifie sa faisabilité technique et financière, et produit une estimation prévisionnelle utile pour décider du lancement des études détaillées. L’AVP permet d’arrêter un périmètre, un budget cible et les choix techniques essentiels avant l’APD ou les consultations.

Elle confronte le programme aux contraintes du site, aux règles d’urbanisme et aux hypothèses de coût, et elle livre des plans de principe, une note de cadrage et une estimation par lots. Cette phase mobilise la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre pour réduire les risques, préparer les autorisations et faciliter la suite du projet.
| Élément clé | Objectif | Livrable principal |
|---|---|---|
| Définition du périmètre | Fixer le contenu et les surfaces | Note de cadrage |
| Faisabilité technique | Vérifier compatibilité site/technique | Plans de principe et études ciblées |
| Estimation financière | Produire un coût prévisionnel par lots | Bordereau indicatif / estimation sommaire |
À retenir :
- L’AVP définit le périmètre, la faisabilité et une estimation prévisionnelle.
- La phase produit des plans de principe, une note de cadrage et un chiffrage par lots.
- L’AVP réduit les risques avant l’APD et prépare les autorisations.
Qu’est-ce que la phase AVP avant-projet ?

La phase AVP (Avant-Projet) définit les grandes solutions techniques, le budget prévisionnel et le calendrier nécessaires pour décider de lancer les études détaillées. Elle traduit le programme fonctionnel en options chiffrées et vérifie la faisabilité technique, réglementaire et financière du projet.
L’AVP sert de base pour l’APD et les demandes d’autorisation. Elle produit des plans de principe, une estimation par lots et une note de cadrage. Le maître d’ouvrage y arrête les principaux choix de structure, d’enveloppe et de performance énergétique. En pratique, elle comprend deux sous-étapes : APS (sommaire) puis APD (définitif), chacune avec des livrables précis. Points clés : clarify le périmètre, sécurise l’enveloppe budgétaire, identifie les risques de site (géotechnique, réseaux) et prépare les consultations.
Quel est le rôle de l’AVP dans le processus de conception ?
La phase AVP fixe les choix techniques majeurs, stabilise le budget prévisionnel par lots et prépare les autorisations administratives. Elle permet au maître d’ouvrage de décider s’il engage l’APD et les consultations d’entreprises.
Développements détaillés :
- Livrables principaux : plans de masse, plans d’étage schématiques, estimations sommaires, note de cadrage et cahier des hypothèses.
- Étapes concrètes : réunion de lancement, études de site (géotechnique, diagnostics), rédaction de l’APS, validation par le maître d’ouvrage, puis passage à l’APD.
- Données chiffrées usuelles : estimation d’ordre de grandeur à l’APS (marge ±20–30%), chiffrage plus fiable à l’APD (marge ±10–15%). Ces marges aident à cadrer le budget avant consultation.
- Points de vigilance : vérifier l’adéquation entre programme fonctionnel et emprise, anticiper coûts liés aux réseaux et à la démolition, prévoir marges pour aléas de sol.
- Erreur fréquente : lancer l’APD sans validation claire du budget AVP, ce qui crée des arbitrages coûteux en phase PRO/EXE.
- Recommandation terrain : formaliser un tableau des risques et un plan d’actions (diagnostics à réaliser avant APD).
| Élément | Responsabilité | Livrable type |
|---|---|---|
| Programme fonctionnel | Maître d’ouvrage | Note de cadrage |
| Choix techniques | Maîtrise d’œuvre | Plans AVP, hypothèses techniques |
| Estimation budgétaire | Économiste de la construction | Estimation par lots (APS/APD) |
| Risques site | BET / Géotechnique | Rapport géotechnique |
D’où vient l’AVP et quel cadre réglementaire l’encadre ?
L’AVP s’appuie sur des règles issues du Code de la Commande Publique et sur les pratiques issues de la loi MOP pour la passation et la conduite des prestations de maîtrise d’œuvre. Elle entre dans le cycle normal de conception entre la programmation et l’APD.
Développements détaillés :
- Références : le maître d’ouvrage doit respecter les principes du Code de la Commande Publique pour les marchés de maîtrise d’œuvre (mentionner les articles applicables selon le dossier contractuel). Les obligations varient selon les seuils de procédure en vigueur.
- Impact opérationnel : le respect du Code conditionne la passation des marchés d’études (consultations, publicité, transparence). Le non-respect peut entraîner nullité de la procédure ou contentieux.
- Comparatif synthétique (AMO / MOE / MOD) :
| Rôle | Missions principales | Risques juridiques | Quand choisir |
|---|---|---|---|
| AMO (Assistance MOA) | Aide au programme, suivi AVP | Faible si missions claires | Projet complexe, maîtrise d’ouvrage peu experte |
| MOE (Maîtrise d’œuvre) | Conception technique, plans AVP/APD | Responsabilité conception | Projet standard nécessitant plans techniques |
| MOD (Maîtrise d’œuvre Déléguée) | Gestion contractuelle et technique | Risque contractuel élevé si mandat étendu | Projet volumineux ou multi-sites |
- Points de vigilance contractuels : préciser périmètre des livrables AVP dans le contrat, définir révisions de prix et délais de validation, et lister études préalables obligatoires.
- Erreur courante : confondre mission AMO et MOE sans clarifier responsabilités, ce qui laisse des zones grises sur les risques et la facturation.
- Recommandation : inscrire dans le marché les articles du Code de la Commande Publique retenus et les seuils applicables pour sécuriser la procédure.
Comment se structurent l’AVP en APS et APD ?

L’AVP se divise en deux étapes clefs : l’Avant-Projet Sommaire (APS) pour définir les grandes options, puis l’Avant-Projet Définitif (APD) pour figer les choix techniques et financiers. Ces phases précisent plans, coupes, élévations, dimensions et composition générale en plan pour permettre l’évaluation de la faisabilité et du coût.
Qui réalise l’APS : Avant-projet sommaire ?
L’APS est produit par la maîtrise d’œuvre pour proposer plusieurs options architecturales et valider la faisabilité générale du projet. Il contient des esquisses, un plan masse sommaire, des volumes intérieurs proposés et une première estimation financière.
Développements détaillés :
- Contenu principal : plans en configuration générale, ébauches de coupes et d’élévations, indications de dimensions clés et de surfaces.
- Objectifs pratiques : vérifier emprise, orientation, volumes et compatibilité avec le PLU, estimer le coût ordre de grandeur.
- Livrables usuels : composition générale en plan, croquis d’organisation, note de synthèse et estimation financière par poste.
- Points de vigilance : éviter d’arrêter des choix techniques trop précis à ce stade ; le niveau d’information doit rester suffisant pour décider d’aller en APD.
- Erreur fréquente : confondre APS et APD et lancer des consultations sur la base d’esquisses incomplètes, ce qui crée des surcoûts.
- Recommandation : lister explicitement les options retenues et les variantes à approfondir en APD.
Que précise l’APD : Avant-projet définitif ?
L’APD précise les solutions retenues et fournit des documents exploitables pour lancer les marchés de travaux. Il comporte des plans détaillés, coupes, élévations, dimensions exactes et une estimation chiffrée affinée.
Développements détaillés :
- Contenu principal : plans d’étage avec superficies et dimensions, coupes, élévations détaillées, implantation exacte, réseaux et aménagements extérieurs.
- Documents techniques : fiches matériaux, schémas d’installations, études géotechniques et notices réglementaires nécessaires à l’exécution.
- Comparatif synthétique (extrait) :
| Élément | APS | APD |
|---|---|---|
| Niveau de détail | Esquisse, options | Plans détaillés, dimensions exactes |
| Livrables | Plan masse sommaire, volumes | Plans d’étage, coupes, élévations, devis détaillé |
| Usage | Validation de principes | Base pour consultation et marchés |
| Risque juridique | Faible (orientation) | Plus élevé si imprécis (contrats) |
- Responsabilités et risques : la maîtrise d’œuvre engage des choix techniques en APD ; erreurs dans les mesures ou l’absence d’études (géotechnique, accessibilité) peuvent générer des réclamations et surcoûts.
- Point de vigilance contractuel : prévoir en contrat la gestion des variantes et la révision des prix si les études complémentaires modifient les quantités.
- Recommandation pratique : valider les dimensions et les coupes avant la consultation des entreprises et joindre une estimation par poste pour limiter les risques budgétaires.
Quels sont les objectifs principaux et quels livrables produit l’AVP ?

L’AVP vise à traduire le programme en solutions techniques chiffrées, vérifier la faisabilité réglementaire et fixer le budget et le planning prévisionnels pour permettre la décision de poursuite du projet. Il produit des documents qui servent de base pour les autorisations, les consultations et le chiffrage détaillé.
Qui clarifie le programme et comment sont définis les besoins ?
L’équipe de maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre définissent le programme définitif et les besoins opérationnels pour cadrer surfaces, usages et priorités. Ce premier paragraphe résume les responsabilités : le maître d’ouvrage porte le besoin, la maîtrise d’œuvre traduit en exigences mesurables et en livrables techniques.
Développement détaillé :
- Documents produits : cahier des charges, note de cadrage, tableau des besoins prioritaires et secondaires.
- Contenu pratique : nombre et surface des locaux, flux, accessibilité, niveaux de performance (isolation, qualité des ouvrages).
- Étapes : recueil des besoins → validation du programme → élaboration des spécifications techniques.
- Points clés : vérifier les contraintes foncières et urbanistiques, intégrer les diagnostics (géotechnique, amiante) et définir les indicateurs de performance.
- Erreur fréquente : accepter un programme flou qui entraîne variantes coûteuses en APD ; vigilance contractuelle à demander au maître d’œuvre des livrables datés et chiffrés.
- Tableau synthétique (responsabilités, livrables, risques) :
| Responsable | Livrables principaux | Risques si absent |
|---|---|---|
| Maître d’ouvrage | Programme définitif, priorités | Mauvaise répartition des surfaces |
| Maîtrise d’œuvre | Cahier des spécifications, plans de principe | Sous-estimation des besoins techniques |
| AMO (si présent) | Synthèse des exigences | Perte de cohérence décisionnelle |
Pourquoi réaliser des études techniques et comment choisir les matériaux ?
L’AVP conduit des études techniques pour valider les solutions techniques et proposer des matériaux adaptés au budget et à la durabilité. Il précise les principes constructifs, les grandes interfaces structure/fluide et les mesures à prendre pour assurer la qualité des ouvrages.
Développement détaillé :
- Études courantes : structure, thermique, fluides, acoustique, diagnostics sols.
- Livrables techniques : plans de principe, coupes, décrits techniques sommaires et cahier des hypothèses.
- Choix des matériaux : critères = coût, durabilité, maintenance, performance énergétique. Exemples : isolant X pour performance thermique, matériau Y pour résistance en milieu humide.
- Détails techniques à fournir : jonctions, évacuations, pénétrations, types d’étanchéité.
- Point de vigilance contractuel : préciser niveaux d’exigence dans les spécifications techniques pour éviter dégradations de qualité.
- Recommandation : lister variantes techniques et comparer coûts et impacts d’entretien sur 10–20 ans.
Comment est faite l’estimation des coûts et quel chiffrage fournir en AVP ?
L’AVP livre une estimation des coûts par postes et un chiffrage prévisionnel suffisant pour décider de lancer l’APD ou arrêter le projet. Le paragraphe répond : l’estimation doit couvrir gros œuvre, techniques, VRD et prévoir marges et provisions pour risques.
Développement détaillé :
- Méthode : estimation par lots (DPGF indicatif), quantitatifs sommaires, bordereau de prix et hypothèses chiffrées.
- Élément chiffré utile : prévoir une réserve pour aléas de 5–10 % selon complexité et 10–20 % si risques géotechniques.
- Planning lié au chiffrage : jalons pour validation budgétaire, délais d’obtention d’autorisations et phasage chantier.
- Outils livrables : estimation globale, tableau de répartition par lot, notice financière expliquant hypothèses.
- Risque juridique mal anticipé : absence de cadrage sur périmètres inclus/exclus entraînant litiges sur marchés.
- Point pratique : demander des scénarios (solution standard / solution haut de gamme) pour maîtriser les coûts et faciliter les arbitrages.
Qui pilote et qui intervient pendant la phase AVP ?

La phase AVP est conduite par le maître d’ouvrage avec la maîtrise d’œuvre pour définir les choix techniques, le budget prévisionnel et le calendrier. Elle mobilise aussi des bureaux d’études, un économiste de la construction et éventuellement une AMO pour fiabiliser les hypothèses et préparer l’APD.
Qui sont le maître d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre et que font-ils pendant l’AVP ?
Le maître d’ouvrage décide des objectifs, du budget cible et valide les arbitrages ; la maîtrise d’œuvre conduit les études, propose les solutions techniques et produit les livrables graphiques et écrits. Ce premier paragraphe décrit leurs rôles principaux de façon autonome.
Détails pratiques :
- Responsabilités principales : le maître d’ouvrage porte la décision financière et programme; la maîtrise d’œuvre porte la traduction technique et la coordination des études.
- Livrables typiques fournis par la maîtrise d’œuvre : plans de masse, esquisses APS, note de cadrage, estimation sommaire.
- Points de vigilance : valider les hypothèses de coût et les marges de risque ; formaliser les décisions par compte-rendu signé.
- Risques juridiques : divergence d’attente sur le périmètre (modifications non budgétées) ; recommandation : établir un tableau des décisions et un calendrier de jalons.
- Cas pratique : pour un projet de 10 logements, le maître d’ouvrage doit valider l’implantation et une enveloppe prévisionnelle avant l’APD pour lancer les consultations.
Comment interviennent les bureaux d’études et les ingénieries pendant l’AVP ?
Les bureaux d’études réalisent les vérifications techniques (structure, géotechnique, fluides, thermique) et fournissent des rapports qui confirment ou limitent les options retenues par la maîtrise d’œuvre. Ce paragraphe explique leur rôle essentiel et direct.
Détails pratiques :
- Missions : études géotechniques, calculs de structure, études thermiques RT/FEU/énergétiques, diagnostics existants.
- Chronologie : géotechnique et diagnostics en priorité (souvent 2–6 semaines), puis études structurelles sommaires pour chiffrage.
- Livrables : rapports techniques, repères de conception, variantes techniques chiffrées.
- Points clés : imposer clauses de recalage si découvertes imprévues ; garder une marge de 10–15 % sur l’estimation si site à risque.
- Encadré comparatif (extrait) :
Etude Objectif Délai indicatif Géotechnique Fondations, risques sols 2–4 semaines Structure (APS) Solutions porteuses 2–3 semaines Thermique Performance énergie 1–3 semaines
De quelle façon collaborent économiste, architecte et AMO pendant l’AVP ?
L’économiste chiffre les options et produit un DPGF indicatif ; l’architecte affine l’implantation, l’usage et l’ergonomie ; l’AMO assiste le maître d’ouvrage pour arbitrer les choix techniques et contractuels. Ce paragraphe résume leur apport concret.
Développement :
- Rôles distincts :
Rôle Mission Risque juridique Economiste Estimation coûts, DPGF indicatif Sous-estimation coût marché Architecte Conception, plans APS/APD Non-conformité règlementaire AMO Conseil MO, gestion des calendriers Conseil insuffisant entraînant dépassement - Modalités de travail : réunions de synthèse hebdomadaires, échanges DWG/PDF, comptes rendus formels.
- Recommandation terrain : lier les livrables de l’économiste aux variantes techniques fournies par les bureaux d’études pour éviter des écarts >10 %.
- Point de vigilance contractuel : préciser dans les prestations les modalités de révision des estimations et le périmètre des prestations des prestataires de droit privé.
Comment l’AVP intègre-t-il les contraintes et la conformité réglementaire ?

L’AVP identifie les contraintes du site, vérifie les règles d’urbanisme et fixe les exigences de sécurité, d’accessibilité et de performance énergétique pour permettre une décision éclairée sur la suite du projet. Il produit les documents nécessaires au dossier de permis de construire et évalue les adaptations à prévoir selon construction neuve, réhabilitation ou rénovation.
Comment respecter les règles d’urbanisme et le PLU ?
L’AVP vérifie la conformité du projet avec le PLU et les prescriptions locales pour s’assurer que l’implantation, l’emprise, la hauteur et l’aspect extérieur respectent les règles. Cette validation permet de confier un dossier de permis de construire complet.
Détails pratiques :
- Vérifications à conduire : zone du PLU, COS/SHON si applicable, emprises au sol, gabarits, alignements, servitudes (voirie, réseau), et contraintes de secteur protégé.
- Livrables : plan de situation, plan masse cotée, notice descriptive montrant le respect des règles, et pièces graphiques pour le dossier de permis de construire.
- Étapes concrètes : consulter le PLU en mairie, obtenir les règles d’urbanisme locales, confronter les options d’implantation et chiffrer les variantes compatibles. Points clés à contrôler :
- Hauteur maximale et recul obligatoire.
- Stationnement obligatoire (nombre de places) selon destination.
- Zones inondables et prescriptions liées.
Erreur fréquente : ne pas vérifier les prescriptions patrimoniales (secteur sauvegardé, abords d’un monument) ce qui retarde le permis.
Recommandation : produire une matrice de conformité PLU (tableau simple) listant article/contrainte/impact sur le projet.
Comment garantir sécurité, accessibilité et performance énergétique ?
L’AVP fixe les dispositions majeures de sécurité incendie pour l’ERP/ERT visé, les adaptations PMR et les niveaux de performance énergétique à atteindre. Cela cadre les études techniques et le chiffrage.
Éléments précis à intégrer :
- Sécurité incendie : classification ERP/ERT, cheminements, compartimentage, voies d’évacuation, résistance au feu des structures et points d’intervention des services de secours.
- Accessibilité : conformité aux prescriptions PMR (largeurs, sanitaires accessibles, stationnement adapté) et justification dans le dossier de permis.
- Performance énergétique : niveau visé (par ex. RT 2012/RE 2020 selon le type), estimation des besoins énergétiques et options techniques (isolation, ventilation, production thermique). Tableau synthétique (responsabilités / livrables / risques) : | Responsabilité | Livrable AVP | Risque si absent | |—|—:|—| | Architecte / MOE | Notice sécurité et accessibilité | Refus d’autorisation, surcoût en APD | | Bureau d’études thermique | Estimation énergétique RE/RT | Non-conformité réglementaire, pénalités | | MOA | Validation de la stratégie | Retards et arbitrages budgétaires | Erreur fréquente : négliger la classification ERP dès l’AVP, ce qui impose des reprises structurelles coûteuses en chantier. Recommandation : demander un avis préliminaire Sapeurs-Pompiers et une étude thermique en G1/G2 pour prévention des risques.
Quelles spécificités selon construction neuve, réhabilitation ou rénovation ?
L’AVP adapte les vérifications réglementaires selon le type d’intervention : la construction neuve suit des règles de gabarit et performance, la réhabilitation impose diagnostics et compatibilité des existants, la rénovation se concentre sur la mise aux normes progressive.
Exemples concrets :
- Construction neuve : focus sur conformité PLU, calculs de surface, respect de la RE 2020, implantation et réseaux. Livrables : plans définitifs, étude thermique réglementaire, dossier de permis de construire.
- Réhabilitation lourde : diagnostic technique et étude de sol G2, évaluation des capacités portantes, compatibilité des réseaux et mise à niveau sécurité/ERP. Risques : découverte d’ouvrages non conformes entraînant surcoûts.
- Rénovation légère : prioriser accessibilité et performance énergétique par solutions localisées (isolation, menuiseries). Contraintes : parfois dérogations ou travaux par tranches. Tableau comparatif (Responsabilités / Risques / Durée estimée) : | Type d’opération | Principales responsabilités | Risque majeur | Délai AVP typique | |—|—:|—|—:| | Construction neuve | MOA, Architecte, BE thermique | Non-conformité PLU/RE | 1–3 mois | | Réhabilitation | MOA, Bureau d’étude structure | Découverte pathologie | 2–4 mois | | Rénovation | MOA, Architecte | Contraintes d’accès / ERP | 1–2 mois | Point de vigilance contractuel : prévoir une clause de révision de coût si les diagnostics (structure, sol) révèlent des aléas. Recommandation stratégique : inclure G2 AVP et diagnostics préalables systématiques pour réhabilitation.
Quelles sont les livrables graphiques et techniques de la phase AVP ?

La phase AVP produit les éléments graphiques et techniques qui permettent de valider la faisabilité du projet, d’estimer le coût et de préparer le dossier de consultation des entreprises et le permis. Ces livrables comprennent des plans de masse, plans détaillés, coupes, façades, la note de cadrage, le cahier des charges et un premier calendrier avec découpage en tranches.
Quels documents graphiques : plans, coupes, façades doit-on fournir et pourquoi ?
L’équipe livre des plans de masse, plans de niveaux schématiques, coupes et élévations qui matérialisent l’implantation, les hauteurs et l’organisation des espaces. Ces documents doivent permettre au maître d’ouvrage et à l’administration d’apprécier l’emprise au sol, les gabarits, l’orientation solaire et les accès.
Les plans de masse montrent l’implantation, les accès, les servitudes et les espaces extérieurs. Les plans d’étage indiquent surfaces et distribution des locaux. Les coupes précisent hauteurs de plancher, niveaux et liaisons techniques entre niveaux. Les façades décrivent matériaux, ouvertures et traitements extérieurs nécessaires au dossier de permis de construire.
Points pratiques :
- Format : PDF pour validation et DWG pour études techniques.
- Livrables typiques : plan masse, plans d’étage à l’échelle, coupes principales, élévations.
- Vigilance : vérifier cohérence surfaces / tableau des surfaces (SDP/SURFACES) et conformité au PLU.
Tableau comparatif des usages principaux
| Document | Usage principal | Responsabilité |
|---|---|---|
| Plan de masse | Vérifier emprise, voirie, servitudes | MOE (dessinateur/architecte) |
| Plan d’étage | Quantification surfaces et agencements | Architecte |
| Coupe | Vérifier hauteurs, niveaux techniques | BE structure/architecte |
| Façade | Permis, aspect extérieur, matériaux | Architecte |
Erreur fréquente : plans livrés sans tableau précis des surfaces, ce qui bloque le dépôt du permis ou fausse l’estimation.
Qu’est-ce que doit contenir le cahier des charges et le CCTP à l’AVP ?
Le cahier des charges (note de cadrage) et le CCTP à l’AVP définissent les besoins fonctionnels et les principales options techniques sans entrer dans le détail d’exécution. Ils servent à uniformiser les hypothèses pour l’estimation et à préparer le DCE. Le cahier des charges présente le programme, les contraintes et les priorités ; le CCTP énumère les prestations attendues par lot et les performances minimales.
Contenu concret :
- Cahier des charges : programme (logements, surfaces), priorités, contraintes d’accès, critères de performance énergétique.
- CCTP AVP : description par lot (gros œuvre, clos-couvert, fluides), performances minimales, exclusions et hypothèses de base pour chiffrage.
- DPGF indicatif : bordereau de prix sommaire pour estimer par poste.
Points de vigilance :
- Préciser les hypothèses de coût et les options retenues.
- Indiquer clairement les exclusions pour éviter des écarts en consultation.
- Mentionner la référence réglementaire pertinente issue du Code de la Commande Publique quand le marché public l’exige (articles applicables selon seuils).
Erreur fréquente : CCTP trop vague qui génère des offres hétérogènes et des négociations longues.
Comment établir un planning prévisionnel et un découpage en tranches fonctionnelles ?
Le planning prévisionnel doit détailler jalons, délais d’obtention des autorisations, études complémentaires (géotechnique G2 AVP), et durée prévisionnelle des travaux par tranche. Le découpage en tranches fonctionnelles clarifie ce qui peut être livré séparément (par exemple gros œuvre d’un bâtiment, livraisons d’espaces communs, ou phases d’exploitation). Ce plan sert à calibrer les risques financiers et logistiques.
Éléments à intégrer :
- Calendrier synthétique : études AVP → APD → consultations → chantier.
- Durées indicatives : investigations G2 (4–8 semaines), APD (8–12 semaines), consultations entreprises (6–10 semaines).
- Découpage : tranches par lot ou par phase d’occupation, avec repères de livraison.
Tableau de contrôle simplifié
| Étape | Durée indicative | Livrable clé |
|---|---|---|
| G2 AVP | 4–8 sem. | Rapport géotechnique |
| AVP → APD | 8–12 sem. | Plans APD, estimation détaillée |
| Consultation DCE | 6–10 sem. | DCE + DPGF |
Point de vigilance contractuel : définir dans les pièces marchés les marges de variation de planning et les pénalités éventuelles pour retards, afin de protéger le maître d’ouvrage contre les décalages de calendrier.
Questions Fréquentes

L’AVP fixe les choix techniques, estimateurs financiers et jalons calendaires qui permettent de décider du lancement des études détaillées et des consultations. Il produit des plans de principe, une estimation prévisionnelle par lots et identifie les risques techniques et administratifs.
Quelles sont les étapes essentielles d’un AVP?
L’AVP comprend l’Avant-Projet Sommaire (APS) puis l’Avant-Projet Définitif (APD) : schémas d’implantation, estimation prévisionnelle, vérification réglementaire et définition des grandes options techniques pour valider le lancement des études détaillées.
Développement détaillé :
- Étapes concrètes : collecte du programme, relevés et diagnostics (géotechnique, conformité), APS (options, plans sommaires, estimation d’ordre de grandeur), itérations et choix, APD (plans à l’échelle, études structure/fluide sommaires, chiffrage détaillé), validation du maître d’ouvrage.
- Livrables par étape : APS = plans de masse, coupes, notice; APD = plans détaillés, dossier thermique et fluides sommaires, estimation par lots.
- Points clés pratiques : vérifier contraintes d’urbanisme tôt, prévoir 5–15 % de marge sur le budget prévisionnel selon complexité, prévoir 6–12 semaines pour un AVP simple et jusqu’à plusieurs mois pour des projets complexes.
- Erreur fréquente : lancer l’APD sans valider les hypothèses de coût, ce qui crée des révisions coûteuses en phase marché.
Comment est évalué le coût d’un projet lors de la phase AVP?
Le coût se calcule par estimation sommaire puis par quantitatif sommaire par lots, en tenant compte des quantités, des prix unitaires et des hypothèses techniques; l’APD fournit un chiffrage suffisamment fiable pour arrêter une enveloppe budgétaire.
Développement détaillé :
- Méthode : estimation d’ordre de grandeur à l’APS (€/m² ou ratio secteur), puis quantitatif sommaire à l’APD avec DPGF indicatif par lots (gros œuvre, second œuvre, techniques).
- Données chiffrées utiles : marges usuelles de contingence 5–15 %, durée d’actualisation des coûts à revoir si plus de 6 mois; pour certains marchés publics, respecter les seuils de publicité du Code de la Commande Publique peut impacter la définition des lots.
- Comparatif synthétique (tableau) : responsabilités, livrables, risques et impact budget. | Élément | Responsable principal | Livrable typique | Risque financier | |—|—:|—|—:| | Estimation APS | Maîtrise d’œuvre | Coût indicatif (€/m²) | Sous-estimation des techniques | | Quantitatif APD | Économiste/BE | DPGF sommaire par lots | Omission de prestations spécifiques | | Ajustement marché | Entreprises en consultation | Offres chiffrées | Écart offre/estimation >10% |
- Point de vigilance : documenter hypothèses (matériaux, performances) pour comparer offres.
Quelle est la différence entre une étude AVP et une étude PRO?
L’AVP fixe les grandes options techniques et un chiffrage prévisionnel; le PRO détaille les solutions retenues jusqu’au niveau constructif nécessaire pour lancer l’exécution et les consultations finales.
Développement détaillé :
- Distinction des responsabilités : AVP conduit par la maîtrise d’œuvre (MOE) avec appui d’économiste et ingénierie; PRO exige des études techniques approfondies (structure, fluide, thermique) et finalise le CCTP.
- Missions : AVP = faisabilité technique/financière; PRO = dossier d’exécution préparatoire aux marchés (plans d’exécution partiels, spécifications précises).
- Risques juridiques : AVP mal défini expose le maître d’ouvrage à révision budgétaire; PRO insuffisant crée des modifications en cours de chantier et potentielles réclamations.
- Mise en perspective pratique : choisir AVP seul pour validation initiale; engager PRO quand le maître d’ouvrage confirme le financement et prépare les consultations d’entreprises.
Quels sont les livrables attendus à l’issue d’une phase AVP?
À l’issue de l’AVP, on attend plans de principe, note de cadrage, estimation prévisionnelle par lots, cahier des hypothèses techniques et éléments préparatoires aux autorisations administratives.
Développement détaillé :
- Liste précise : plan masse, plans de niveaux schématiques, coupes principales, notice descriptive, cahier des hypothèses, estimation DPGF indicative, synthèse des risques, documents pour permis et consultations.
- Tableau récapitulatif des livrables : | Livrable | Contenu | Finalité | |—|—:|—| | Plan masse et niveaux | Implantation, surfaces | Vérifier emprise et gabarit | | Estimation par lots | Coûts indicatifs | Cadrer budget | | Cahier des hypothèses | Matériaux, performances | Homogénéiser offres | | Dossier permis (si applicable) | Plans et notices | Dépôt autorisation |
- Point de vigilance contractuel : préciser dans le marché MOE la liste et les formats livrables (PDF, DWG, DPGF).
Quel est le rôle de l’ingénieur conseil durant la phase AVP?
L’ingénieur conseil analyse la faisabilité technique, évalue les risques, propose des variantes techniques et contribue au chiffrage par lots; il conseille le maître d’ouvrage sur les choix optimisant coût, délai et durabilité.
Développement détaillé :
- Missions précises : réaliser études géotechniques et diagnostics, dimensionner solutions structurelles de principe, estimer coûts techniques, identifier risques liés aux réseaux et au sol.
- Comparatif AMO / Ingénieur conseil / MOE : | Rôle | Responsabilité clé | Mission principale | |—|—:|—| | AMO | Conseil stratégique | Veille et arbitrage maître d’ouvrage | | Ingénieur conseil | Analyse technique | Faisabilité et variantes techniques | | MOE | Conception | Produire plans et dossiers |
- Risques juridiques mal anticipés : absence d’avis technique écrit sur la compatibilité sols/structure peut générer surcoûts importants.
- Recommandation : formaliser les avis de l’ingénieur dans des livrables écrits validés par le maître d’ouvrage.
Comment se déroule l’intégration des parties prenantes dans la phase AVP?
Les parties prenantes se mobilisent via réunions de lancement, ateliers thématiques et revues d’études régulières; la concertation permet de valider le programme, les choix techniques et l’enveloppe budgétaire.
Développement détaillé :
- Processus type : réunion de lancement (programme et contraintes), ateliers métiers (technique, énergie, accessibilité), points de synthèse à chaque jalon APS/APD, validation formelle par le maître d’ouvrage.
- Exemples concrets : inclusion des exploitants pour règles d’usage, réunion avec bureau des permis pour vérifier conformité urbanisme, atelier avec finance pour valider marges.
- Points clés : fixer un calendrier de réunions, produire comptes rendus clairs, consigner décisions et arbitrages. Risque fréquent : absence d’arbitrage à temps qui bloque la progression vers l’APD.
- Recommandation stratégique : nommer un pilote de coordination et tenir un registre des hypothèses et validations pour sécuriser la prise de décision.

