L’Index INSEE MABTSO est un indice publié par l’INSEE qui mesure l’évolution des coûts du matériel utilisé dans le second-œuvre du bâtiment, permettant d’actualiser ou de réviser les prix des marchés et d’assurer l’équité contractuelle.
Vous saurez comment identifier la série MABTSO pertinente, lire ses valeurs publiées, et appliquer l’indice pour ajuster un prix de marché ou une provision technique.
L’indice sert à corriger les prix selon l’évolution du coût du matériel du second-œuvre et s’applique directement aux clauses de révision et aux actualisations financières.
Pourquoi choisir précisément la série MABTSO et comment l’appliquer étape par étape ?
- Quelles données consulter sur le site de l’INSEE pour trouver la série MABTSO la plus récente ?
- Comment convertir un indice en coefficient de révision et l’intégrer à un bordereau de prix ?
Points Clés
- L’indice MABTSO corrige les prix liés au matériel du second-œuvre.
- Il faut utiliser la série INSEE correspondante et calculer un coefficient de révision.
- Appliquer l’indice demande des formules simples et le respect des clauses contractuelles.
Qu’est-ce que l’index INSEE MABTSO ?
L’index MABTSO mesure l’évolution des coûts liés au poste « matériel » du bâtiment second‑œuvre. Il sert d’indicateur pour réviser des prix contractuels et suivre les variations des coûts des matériaux et équipements.
Définition de l’index MABTSO et signification de l’acronyme
L’acronyme MABTSO signifie « Matériel — Bâtiment Second‑Œuvre ».
Il représente un indice composite calculé par l’INSEE autour des coûts de production pour le poste matériel du second‑œuvre (outillage, engins, équipements spécifiques).
L’indice agrège des séries de prix observés auprès d’entreprises et de fournisseurs, pondérées selon leur importance dans le coût total du poste matériel.
L’objectif principal est de fournir une référence chiffrée permettant d’actualiser les prix des marchés ou des contrats privés quand le poste matériel évolue.
Place du MABTSO dans la famille des index bâtiment et travaux publics (BT, TP, divers)
Le MABTSO fait partie des indices « bâtiment » et « divers » utilisés pour les révisions de prix dans la construction.
Il complète les indices BT et TP en ciblant spécifiquement le second‑œuvre et le poste matériel, là où les indices BT01 portent sur les coûts de production globaux du bâtiment.
Les entreprises utilisent MABTSO pour isoler l’impact des variations des coûts des matériaux et du matériel sur les devis et facturations.
En pratique, on l’emploie conjointement avec d’autres indices (BT01, IM, indices divers) pour ajuster une partie précise du prix contractuel plutôt que l’ensemble du marché.
Sources officielles de publication et fréquence de mise à jour
L’INSEE publie l’indice MABTSO sur sa base de données des indices bâtiment, travaux publics et divers de la construction.
Les séries sont accessibles via le site de l’INSEE et peuvent être récupérées mensuellement ou par publication périodique selon la série concernée.
Les mises à jour mensuelles reflètent les dernières observations de prix ; des bulletins et fichiers téléchargeables précisent les méthodes et pondérations.
Pour une utilisation en marché ou en comptabilité, il convient de citer la date et la référence INSEE de l’indice retenu (code série) afin d’assurer la traçabilité des calculs.
Comment est construit l’index MABTSO ?

L’index MABTSO agrège des variations de coûts liées au poste matériel, aux matières premières et aux salaires pour fournir une référence chiffrée utile aux marchés de second-œuvre. Il repose sur une base commune (base 2010) et combine plusieurs familles de données : matériels, matériaux, main-d’œuvre et éléments de coût spécifiques aux matériels de chantier.
Composition de l’index : nature des matériels et postes pris en compte
L’index couvre principalement le « poste matériel » du second‑œuvre : engins légers, outillage, équipements de levage et postes de manutention spécifiques aux travaux de finition.
Il intègre les coûts d’achat, d’amortissement et d’entretien des matériels, ainsi que les consommables associés (carburant, lubrifiants).
Les matériaux et matières premières directement liés à l’utilisation du matériel (pièces d’usure, pneumatiques) peuvent être pris en compte lorsqu’ils affectent le coût de production.
La main‑d’œuvre n’est pas l’élément central de MABTSO, mais les salaires et charges spécifiques au personnel d’exploitation du matériel peuvent intervenir dans les sous‑postes lorsqu’ils influencent le coût global du matériel.
Base 2010, mode de calcul et principe de l’indice en base 100
L’index est exprimé en base 100 pour l’année 2010 : la valeur de référence 2010 = 100.
Les valeurs ultérieures reflètent des variations relatives par rapport à cette année‑référence, permettant de calculer des coefficients de révision des prix.
Le calcul combine séries statistiques pondérées : indices de prix des matériels, indices des matières premières (métaux, carburants), et indices salariaux pour les catégories pertinentes.
Chaque composante reçoit un poids calculé à partir de pèses‑coûts ou d’enquêtes sectorielles pour représenter sa part dans le coût de production du poste matériel.
Les mises à jour suivent des publications périodiques; certaines valeurs peuvent être rectifiées ou estimées selon la disponibilité des données.
Pour une révision contractuelle, on applique l’évolution de l’indice MABTSO (rapport entre indice courant et indice initial) au montant affecté au poste matériel.
Limites et précautions d’interprétation des valeurs de l’indice
L’indice reflète spécifiquement le poste matériel du second‑œuvre ; il ne couvre pas intégralement les matériaux de construction ni tous les postes de main‑d’œuvre.
Il convient d’éviter d’appliquer MABTSO à des lignes de devis pour lesquelles la part matérielle est marginale.
Les pondérations peuvent ne plus correspondre à un chantier précis si la structure des coûts a évolué (nouveaux équipements, variation forte des prix des matières premières).
Les valeurs marquées « r » (rectifiées) ou « e » (estimées) signalent des ajustements ou lacunes de données et doivent être pris en compte dans l’analyse de risque.
Pour des marchés ou contrats, il est recommandé de vérifier la cohérence entre le code d’activité retenu et l’objet du marché, et d’examiner les séries historiques pour détecter des ruptures de tendance liées à des hausses de salaires, charges ou prix des matières premières.
À quoi sert l’index MABTSO dans le secteur du bâtiment ?

L’index MABTSO permet de suivre précisément les variations de coûts liés au matériel et aux frais divers du second‑œuvre. Il sert aussi d’appui pour ajuster les prix des devis et contrats, et pour consolider les prévisions budgétaires et la gestion de projet.
Suivi de l’évolution des coûts du second-œuvre
L’index MABTSO mesure l’évolution des prix des matériels et frais divers spécifiquement pour les activités du second‑œuvre. Il reflète les mouvements de prix liés aux matériaux, aux équipements portables et aux consommables utilisés par les artisans et sous‑traitants.
Les entreprises comparent périodiquement leur base de coût interne à l’indice MABTSO pour détecter les écarts dus à l’inflation ou aux tensions d’approvisionnement. Cela aide à identifier rapidement une hausse des coûts de revient sur des postes comme la menuiserie, l’électricité ou la plomberie.
Les maîtres d’ouvrage et les bureaux d’études utilisent ces données pour réévaluer les marges unitaires et décider d’une révision des prix contractuels lorsque les clauses d’indexation l’autorisent. L’index sert aussi de point de référence pour expliquer des variations de prix aux clients et aux contrôleurs de gestion.
Aide à la fixation des prix dans les devis et contrats de travaux
L’index MABTSO sert de base objective pour calibrer les prix des devis en intégrant l’évolution récente des coûts matériels. Les entreprises intègrent l’indice dans leurs formules de révision des prix afin de préserver la rentabilité lorsque les marchés fluctuent.
Dans les contrats de travaux, il sert à formuler une clause d’indexation claire : on peut lier les révisions de prix à la variation de MABTSO seule ou pondérée avec d’autres indices (IPC, indice global chantier). Les parties définissent la périodicité de calcul et les coefficients d’application pour éviter les litiges.
Cette approche réduit le risque pour l’entreprise et rassure le maître d’ouvrage en offrant une méthode transparente d’ajustement des montants. Elle facilite aussi la gestion des appels d’offres en permettant d’anticiper l’impact des hausses de prix sur les offres.
Appui aux prévisions budgétaires et à la gestion de projet
L’utilisation régulière de MABTSO améliore la précision des prévisions budgétaires pour les lots de second‑œuvre. Les planificateurs intègrent les tendances de l’indice dans les plans de financement et les cash‑flows prévisionnels pour tenir compte de l’inflation et des variations des prix de la construction.
En gestion de projet, l’indice sert à recalculer les coûts restants à engager et à actualiser les provisions pour aléas. Il facilite la décision sur des achats anticipés ou la renégociation de bons de commande lorsque l’indice anticipe une hausse.
Les responsables financiers utilisent MABTSO conjointement avec l’IPC et d’autres indices sectoriels pour obtenir une vision complète du risque prix. Cela soutient la planification budgétaire, la maîtrise des coûts et la définition de marges adaptées pour préserver la viabilité économique des chantiers.
Utiliser l’index MABTSO dans les marchés publics

L’index MABTSO sert à actualiser les prix des postes matériels et de second-œuvre dans les marchés de travaux. Il guide le choix de l’indice, la rédaction de la formule de révision et permet d’ajuster les paiements contractuels en respectant le code de la commande publique.
Pourquoi les acheteurs publics se référent à l’index MABTSO
Les acheteurs publics utilisent le MABTSO parce qu’il reflète l’évolution des coûts spécifiques aux postes matériels et au second-œuvre. Il s’appuie sur des séries de prix publiées par l’INSEE, reconnues juridiquement pour la révision des marchés de travaux.
Se référer au MABTSO limite le risque financier pour la collectivité et l’entrepreneur. L’indice permet d’éviter des écarts de coûts non prévus, notamment sur les fournitures, outillages et coûts liés au second-œuvre.
Le choix de cet indice facilite les contrôles lors des paiements et des comptes administratifs. Les services marchés publics gagnent en traçabilité et cohérence dans les pièces contractuelles (CCTP, CCAP).
Choix de l’indice adapté dans les pièces du marché (CCTP, CCAP)
L’acheteur doit identifier le poste du marché correspondant au MABTSO et le mentionner explicitement dans le CCTP et le CCAP. Indiquer la désignation exacte « MABTSO — Poste matériel des index bâtiment Second-œuvre » évite toute ambiguïté.
Il convient d’associer l’indice à la nature des prestations (ex. menuiserie, plomberie, électricité courante, fourniture d’équipements). Pour un marché pluripostes, on peut lier le MABTSO uniquement aux postes concernés et utiliser d’autres indices pour les corps d’état différents.
Préciser la base de référence (mois et année) et la source (INSEE) dans les pièces contractuelles facilite le calcul et les vérifications ultérieures. Indiquer la périodicité de consultation de l’indice (mensuelle/trimestrielle) réduit les litiges.
Rédaction d’une formule de révision de prix intégrant le MABTSO
La formule doit rester simple, lisible et conforme au code de la commande publique. Exemple standard : Prix révisé = Prix initial × (a × IMABTSO / IMABTSO0 + b), avec IMABTSO l’indice courant, IMABTSO0 l’indice de base, et a/b coefficients pondérant la part indexable.
Déterminer les coefficients a et b selon la part matière/main-d’œuvre/équipement du poste concerné. Documenter le calcul (justification des coefficients, période de référence) dans le CCAP pour limiter les contestations.
Prévoir les règles de plafonnement, plancher ou périodicité d’application (ex. révision semestrielle) lorsque nécessaire. Exiger les justificatifs et les arrondis précis pour faciliter les paiements et les contrôles comptables.
Exemple de révision de prix d’un marché de second-œuvre avec le MABTSO
Contexte : marché de pose de menuiseries intérieures, prix forfaitaire de 100 000 €, indice de base IMABTSO0 = 210, indice courant IMABTSO = 231. Coefficients retenus : a = 0,75 (part indexable) ; b = 0,25 (part fixe).
Calcul :
- Ratio d’indice = 231 / 210 = 1,1
- Prix révisé = 100 000 × (0,75 × 1,1 + 0,25) = 100 000 × (0,825 + 0,25) = 100 000 × 1,075 = 107 500 €
L’exemple illustre la démarche pratique : indiquer les indices retenus dans la pièce du marché, appliquer la formule convenue et joindre le tableau de calcul aux pièces comptables. Les services marchés publics doivent archiver les indices consultés et la méthode de calcul pour justification ultérieure.
Comment consulter et lire les séries MABTSO publiées par l’INSEE ?

La consultation demande de localiser les séries sur le site INSEE, vérifier la périodicité et la publication au Journal officiel, puis d’interpréter les colonnes (période, valeur, base) pour repérer les évolutions mensuelles et les tendances de coûts.
Où trouver les tableaux et séries chronologiques de l’index MABTSO
L’INSEE publie les séries MABTSO dans sa base de données des séries chronologiques (BDM).
Rendez-vous sur le site insee.fr > Accès aux séries et indices chronologiques, ou utilisez le moteur de recherche de la BDM en entrant “MABTSO” ou le code de la série.
Les pages de série indiquent la périodicité (généralement mensuelle) et la date de publication INSEE.
Les mises à jour importantes sont aussi signalées par une publication au Journal officiel ; vérifiez la date de parution pour les usages officiels ou contractuels.
Téléchargement : la plupart des séries sont disponibles en CSV, XLS ou via API.
Téléchargez la série souhaitée (par exemple « Poste matériel – MABTSO ») pour intégration dans un tableur ou un logiciel d’actualisation de prix.
Comprendre les colonnes : période, valeur de l’indice, base de référence
Les tableaux présentent au minimum : la période (AAAA-MM), la valeur de l’indice, et la base de référence (ex. base 2010 = 100).
La période indique la fréquence de publication (périodicité mensuelle) et permet de calculer l’évolution mensuelle.
La colonne « valeur de l’indice » exprime l’indice simple pour la période donnée.
La base de référence précise l’année ou l’indice de référence ; toute comparaison doit utiliser la même base ou une conversion.
Vérifiez les métadonnées : définitions, périmètre des postes, et méthode de calcul figurent sur la fiche série INSEE.
Ces informations déterminent la validité pour l’actualisation des marchés et pour estimer les tendances de coûts.
Repérer les évolutions significatives et les tendances récentes
Calculez d’abord les variations : variation mensuelle (%) = (It / It‑1 − 1) × 100.
Repérez les pics répétés ou les ruptures de tendance en comparant sur 3, 6 et 12 mois.
Utilisez un graphique linéaire ou des moyennes mobiles pour lisser la série et détecter la tendance.
Contrôlez la publication INSEE et toute parution au Journal officiel qui signale des révisions de séries ou des corrections de valeurs.
Interprétez les évolutions en lien avec les facteurs de coût (matières, main-d’œuvre, matériel).
Notez la périodicité de révision indiquée par l’INSEE : elle guide la fréquence de mise à jour dans les contrats et les actualisations de prix.
Méthode pas à pas pour appliquer l’index MABTSO

Cette méthode détaille comment choisir les bonnes périodes, calculer le coefficient adapté et l’appliquer correctement au montant initial d’un marché ou d’un devis. Elle précise aussi où intégrer un coefficient de raccordement ou un coefficient de révision selon les clauses du contrat.
Identifier la période de référence et la période d’actualisation
On commence par repérer la période de référence indiquée au contrat : date d’établissement du prix ou mois d’immatriculation de l’offre. Cette période sert de point de départ pour comparer l’indice MABTSO correspondant (ex. indice base 2010 publié par l’INSEE).
Ensuite, on choisit la période d’actualisation, généralement la date où l’actualisation doit être appliquée (mois de facturation ou de demande de paiement). Il convient de vérifier la périodicité prévue dans les clauses (mensuelle, trimestrielle, semestrielle).
Vérifier la source et la version de l’indice est essentiel. Si l’indice a été remplacé ou modifié, appliquer le coefficient de raccordement prévu pour assurer la continuité des séries.
Calculer un coefficient d’actualisation à partir des indices
Récupérer l’indice MABTSO pour la période d’actualisation (I_actual) et pour la période de référence (I_ref). Le calcul de base est : Coefficient = I_actual / I_ref.
Si le contrat prévoit un coefficient de révision spécifique (formule contractuelle différente), suivre cette formule en remplaçant les indices. Documenter les valeurs d’indices (source, date de publication) et arrondir conformément aux règles contractuelles.
Quand un coefficient de raccordement s’applique, l’intégrer en multiplication : Coefficient_total = Coefficient_raccordement × (I_actual / I_ref). Noter chaque étape du calcul pour justification et audit.
Appliquer le coefficient au prix initial d’un marché ou d’un devis
Multiplier le prix initial hors TVA par le coefficient total obtenu pour obtenir le prix actualisé : Prix_actualisé = Prix_initial × Coefficient_total.
Respecter les règles de arrondi prévues au contrat (par ex. à l’euro près ou au centime). Indiquer sur la facture ou l’avenant : période de référence, période d’actualisation, indices utilisés, valeurs et formule de calcul.
Si le contrat distingue actualisation et révision (indexation automatique vs renégociation), appliquer l’actualisation quand la clause le permet et réserver le coefficient de révision aux recalculs contractuels prévus. Conserver les justificatifs d’indice publiés (ex. extrait INSEE) pour toute contestation.
MABTSO, MABTGO, MATP : comment choisir le bon index ?

Le choix de l’indice dépend du poste matériel principal du marché, de la nature des fournitures et travaux, et de la sensibilité aux variations des prix des matières premières et du transport. Il faut identifier précisément si le lot concerne le second‑œuvre, le gros‑œuvre ou des matériels et transports spécifiquement.
Présentation rapide des autres index matériels du bâtiment et des TP
MABTSO couvre le poste « matériel bâtiment second‑œuvre » : outillage, engins et consommables utilisés principalement pour les finitions (peinture, menuiserie, plomberie). Il reflète des variations différentes de celles du gros‑œuvre.
MABTGO s’applique au « matériel bâtiment gros‑œuvre » : engins de terrassement, grues et matériels lourds employés pour fondations, gros‑œuvre et terrassements. Il est plus sensible aux coûts d’énergie et aux pièces détachées lourdes.
MATP (matériel et transports) regroupe les indices liés aux matériels des travaux publics et au transport routier. Il convient aux marchés comportant des transports significatifs ou des équipements TP spécifiques (pelles, compacteurs, matériels routiers).
Critères de choix entre MABTSO, MABTGO et MATP selon l’objet du marché
Identifier l’objet principal du marché : finition, structure ou TP.
- Si le lot porte majoritairement sur la pose, la finition ou le second‑œuvre, préférer MABTSO.
- Si le lot concerne terrassements, fondations ou gros‑œuvre, retenir MABTGO.
- Si le lot intègre des déplacements massifs de matériaux, mise à disposition de flotte TP ou transport externe, choisir MATP.
Comparer la pondération des postes matériels dans le prix unitaire. Si le matériel représente >30% du coût, l’indice matériel doit dominer la clause de révision. Prendre en compte l’exposition aux variations carburant et pièces : MATP et MABTGO sont plus sensibles au carburant que MABTSO.
Cas pratiques : quel index utiliser selon le type de lot de travaux
Lot peinture intérieure (lots second‑œuvre) : appliquer MABTSO pour refléter consommation d’outillage, échafaudages légers et consommables.
Lot gros‑œuvre et terrassements : utiliser MABTGO, car les terrassements et grues dominent les coûts matériels.
Lot chaussées ou réseaux sous‑voirie avec transport de matériaux : privilégier MATP quand le transport routier et l’exploitation de matériels TP pèsent fortement.
Pour marchés mixtes, il est possible de combiner indices : définir sous‑postes chiffrés et rattacher chaque sous‑poste à MABTSO, MABTGO ou MATP selon la nature. Ils doivent figurer clairement dans la clause de révision avec les pondérations et la périodicité de l’indexation.
Bonnes pratiques et erreurs à éviter avec l’index MABTSO

Lier correctement la clause de révision au bon indice, préciser la périodicité et définir la formule de calcul évite la plupart des litiges. Il faut aussi sécuriser la rédaction pour rester conforme au code de la commande publique et protéger les intérêts financiers des parties.
Erreurs fréquentes dans les clauses d’indexation et de révision de prix
Les erreurs surgissent souvent quand la clause mentionne un indice générique sans préciser la variante MABTSO appropriée (poste matériel, second-œuvre, etc.). Omettre la date de référence et la périodicité (mensuelle, trimestrielle) empêche un calcul reproductible.
Les formules incomplètes constituent un autre écueil : oublier le mécanisme de plafonnement, le coefficient de pondération ou la façon d’appliquer un indice composite fausse le montant révisé. Il arrive aussi que la clause confonde révision et actualisation : la révision ajuste le prix selon un indice, l’actualisation recalcule la valeur d’un actif.
Checklist pratique :
- Indiquer précisément « MABTSO — poste matériel » ou la rubrique exacte.
- Fixer date de référence, périodicité et formule mathématique.
- Préciser traitement des retards et des arrondis.
Sécuriser juridiquement la clause de révision dans les marchés publics
Rédiger une clause claire protège l’acheteur public et le titulaire. Il faut mentionner expressément l’indice MABTSO retenu, la périodicité de révision et la formule (par exemple : Prix ajusté = Prix initial × (Indice courant / Indice de base)).
Prévoir les cas de suspension ou de suppression des prestations est essentiel. Inclure une règle pour les situations exceptionnelles (indisponibilité de l’indice, modification méthodologique par l’INSEE) permet d’éviter l’imprévu.
Bonnes pratiques contractuelles :
- Joindre tableau d’indices de référence à l’acte d’engagement.
- Prévoir clause de sauvegarde si l’INSEE modifie la nomenclature.
- Exiger justificatifs et calculs à chaque demande de révision.
Conseils pratiques pour les entreprises et les acheteurs publics
L’entreprise doit tenir un registre des indices utilisés et des calculs de révision. Cela facilite les contrôles comptables et les échanges avec l’acheteur. Elle doit aussi former le service commercial à la lecture de la table MABTSO pertinente.
L’acheteur public vérifiera que la clause renvoie bien à l’indice précis et exige des pièces justificatives au moment de la révision. Il peut demander des simulations annuelles pour anticiper l’impact budgétaire.
Outils recommandés :
- Modèle de clause standardisé incluant formule et date de référence.
- Tableaux de suivi mensuel/trimestriel des indices MABTSO.
- Procédure interne pour valider et archiver chaque révision de prix.
Questions Fréquentes

L’Index INSEE MABTSO fournit des indices précis liés au matériel pour le second-œuvre du bâtiment et sert d’outil pour ajuster les prix contractuels, actualiser la valeur d’actifs matériels et guider les révisions financières. Il s’utilise pour révisions de loyers, mises à jour de devis et calculs d’indexation dans les marchés de construction et travaux annexes.
Quelles sont les informations fournies par l’Index INSEE MABTSO ?
Il donne des séries d’indices chiffrés pour le poste « matériel des index bâtiment second-œuvre » (code 001711534 pour la base 2010).
Les valeurs incluent les séries annuelles et mensuelles, les mentions de valeur rectifiée ou estimée, et des codes signalant l’absence ou la suspension de cotation.
Comment peut-on accéder à l’Index INSEE MABTSO et quels sont les étapes à suivre ?
On accède à l’index via le site de l’INSEE ou des bases de données spécialisées en construction.
Rechercher le code ou le libellé (MABTSO, poste matériel second-œuvre), sélectionner la période souhaitée, puis télécharger la série en CSV ou consulter en ligne pour intégrer les valeurs dans un calcul de révision.
En quoi l’Index INSEE MABTSO est-il important pour les professionnels et les entreprises ?
Il sert de référence objective pour ajuster les prix des marchés et contrats en fonction de l’évolution du coût du matériel.
Les gestionnaires l’utilisent pour sécuriser les révisions de loyers indexées et pour mettre à jour la valeur des actifs matériels dans les bilans.
Quels secteurs d’activité bénéficient principalement de l’Index INSEE MABTSO ?
Les entreprises de second-œuvre (plâtrerie, peinture, électricité, plomberie) exploitent directement ces indices.
Les donneurs d’ordre publics et privés, bureaux d’études, maîtres d’œuvre et gestionnaires d’actifs immobiliers s’en servent aussi pour la facturation et la révision contractuelle.
Quelle est la méthodologie de mise à jour de l’Index INSEE MABTSO et à quelle fréquence est-il révisé ?
L’INSEE publie des séries selon une méthodologie statistique standard basée sur des enquêtes et des sources sectorielles.
Les indices sont généralement publiés à une fréquence mensuelle ou annuelle selon la série; les publications indiquent les dates et tout ajustement (valeurs rectifiées ou estimées).
Existe-t-il des restrictions ou des conditions spécifiques pour l’utilisation des données de l’Index INSEE MABTSO ?
Les données sont libres d’accès mais leur utilisation doit respecter les mentions et conditions de l’INSEE pour la diffusion et la citation.
Il convient de vérifier la période couverte (ex. base 2010) et d’appliquer la série correcte pour les révisions de contrats et les calculs d’indice du coût de la construction.
Conclusion

L’index INSEE MABTSO est utile lorsque le poste “matériel” du second œuvre pèse réellement dans un marché (équipements, outillage, petits matériels, consommables). Il sert de repère officiel pour suivre l’évolution de ces coûts et éviter qu’un prix fixé au départ devienne déséquilibré si les conditions économiques changent pendant l’exécution.
Concrètement, on l’emploie surtout dans une clause d’actualisation ou de révision de prix, en l’appliquant aux lignes ou à la part du prix qui correspond au matériel du second œuvre. L’idée n’est pas d’indexer tout le marché, mais de cibler la composante pertinente, ou de l’intégrer dans une formule pondérée si le marché comporte aussi des postes importants de main-d’œuvre ou de matériaux.
Pour une application sécurisée, la clause doit être rédigée sans ambiguïté : série visée (MABTSO), base, période de référence, périodicité, règles d’arrondi et conduite à tenir en cas de changement de base/rupture de série. À l’exécution, il faut garder la traçabilité (valeurs INSEE utilisées, date de publication, calcul détaillé) afin de limiter les contestations lors des acomptes et du solde.
Enfin, même si l’indice peut être mobilisé dans des arbitrages budgétaires et des provisions, il ne “pilote” pas à lui seul des décisions fiscales : il documente surtout l’évolution d’un poste de coût et sécurise l’indexation contractuelle. La bonne pratique consiste à l’utiliser comme justificatif économique et à le croiser avec la structure réelle du marché, pour éviter une indexation trop large ou inadaptée aux dépenses effectivement supportées.
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À propos de l’auteur (Philippe COURTOIS)

Après une première partie de carrière dédiée au commerce et à la vente (Banque LCL, Unilever, groupe Seloger.com) je me suis spécialisé dès 2010 dans la réponse aux appels d’offres, d’abord au sein de grands groupes (Essity, Bureau Veritas, groupe Sonepar) puis en tant que Consultant Marchés Publics dans un cabinet de conseil, avant de participer enfin au lancement des marchés publics pour la Société du Grand Paris dans le cadre du plus grand projet d’infrastructure d’Europe (Grand Paris Express).
C’est fort de cette expertise concrète et issue du terrain que j’ai décidé en 2022 de lancer mon activité et d’accompagner les entreprises souhaitant augmenter leur part de marché sur le secteur public.
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