L’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO) est un accompagnement spécialisé qui aide le maître d’ouvrage à définir, piloter et sécuriser un projet de construction ou de rénovation. Elle vise à garantir les choix techniques, juridiques et financiers adaptés au contexte.
L’AMO apporte expertise, coordination et contrôle pour réduire les risques et optimiser les décisions du maître d’ouvrage.

Elle intervient dès l’évaluation initiale et tout au long des phases de diagnostic, conception et travaux. Ses missions couvrent le pilotage d’études, la sélection des prestataires, le suivi des délais et des coûts, ainsi que la conformité réglementaire.
Points Clés
- Définit les besoins et sécurise les décisions du maître d’ouvrage.
- Assure coordination technique, juridique et financière pendant le projet.
- Intervient du diagnostic jusqu’à la réception des travaux.
Qu’est-ce que l’AMO et quels sont ses principes essentiels ?

L’AMO (assistance à maîtrise d’ouvrage) aide le maître d’ouvrage à définir, piloter et sécuriser un projet sans remplacer le décideur. Elle apporte conseils techniques, financiers et organisationnels, vérifie la faisabilité et coordonne les acteurs pour réduire les risques et optimiser les coûts et les délais.
Qui est concerné par le concept d’assistance à maîtrise d’ouvrage ?
L’AMO accompagne toute personne ou entité responsable d’un projet (maître d’ouvrage) — collectivité, entreprise ou organisme privé.
Elle intervient dès l’identification du besoin, pendant les études, la passation des marchés et jusqu’à la réception des travaux.
L’AMO réalise des études préalables, rédige des cahiers des charges, anime les consultations et suit l’exécution technique, financière et administrative.
Exemples concrets :
- Diagnostic et programmation pour une réhabilitation de bâtiment.
- Rédaction des spécifications fonctionnelles pour un système d’information.
- Pilotage de planning et contrôle budgétaire durant la phase travaux.
Tâches fréquentes :
- Clarifier le besoin du maître d’ouvrage.
- Évaluer la faisabilité technique et financière.
- Aider au choix des prestataires et vérifier les livrables.
- Assurer la coordination entre maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre.
De quelle façon l’AMO diffère-t-elle de l’AMOE, de l’AMOA et du MOD ?
L’AMO conseille et accompagne le maître d’ouvrage; elle ne réalise pas les travaux ni la conception détaillée.
La maîtrise d’œuvre (AMOE / MOE) conçoit et pilote l’exécution technique.
Le MOD (maîtrise d’ouvrage déléguée) assume la responsabilité décisionnelle confiée par la maîtrise d’ouvrage.
Points de comparaison :
- Responsabilité : AMO = conseil; MOE/AMOE = réalisation technique; MOD = délégation de décision.
- Missions : AMO = programmation, choix et contrôle; AMOE/MOE = études, plans, suivi chantier; MOD = gestion opérationnelle au nom du MOA.
- Conflits d’intérêts : l’AMO doit rester neutre pour garantir des choix impartiaux.
Cas pratique :
- Pour un projet public complexe, le maître d’ouvrage peut retenir une AMO pour préparer le dossier, puis une AMOE pour la conception, et éventuellement confier la conduite d’opération à un MOD si le projet demande une délégation complète.
Quel est le rôle précis du maître d’ouvrage ?
Le maître d’ouvrage (MOA) porte la décision finale, fixe les objectifs, le budget et le calendrier.
Il garde la maîtrise des arbitrages et mandate l’AMO pour l’éclairer et exécuter des tâches opérationnelles sans perdre sa responsabilité.
Responsabilités concrètes :
- Définir le besoin et valider le programme.
- Assurer le financement et les autorisations administratives.
- Choisir et mandater les prestataires (AMO, MOE, entreprises).
- Valider les livrables et prononcer la réception des travaux.
Interaction avec l’AMO :
- L’AMO informe et propose des solutions.
- Le maître d’ouvrage valide ou refuse les préconisations.
L’AMO facilite la coordination, mais le maître d’ouvrage reste décisionnaire.
Liens utiles : l’article sur l’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO) explique l’accompagnement du diagnostic jusqu’aux travaux.
Quelles sont les missions clés de l’AMO ?

L’AMO aide le maître d’ouvrage à transformer un besoin en projet concret, à définir le programme et le cahier des charges. Elle pilote la planification et sécurise les livrables en gérant les risques.
Elle intervient depuis l’analyse initiale jusqu’à la validation des travaux pour garantir conformité, qualité et respect des objectifs.
Qui réalise l’analyse des besoins et les études de faisabilité ?
L’AMO identifie les besoins utilisateurs, contraintes techniques et enjeux financiers pour vérifier si le projet est viable. Elle produit une étude de faisabilité qui compare options, coûts et délais afin d’éclairer la décision du maître d’ouvrage.
Détails pratiques :
- Étapes : recueil des besoins, audits existants, entretiens avec les parties prenantes.
- Livrables : rapport d’analyse, scénarios d’options, estimation budgétaire et calendrier prévisionnel.
- Exemples : rénovation énergétique d’un bâtiment — l’AMO quantifie gains énergétiques, coûts des solutions et disruptions possibles.
- Méthode : analyse coût-bénéfice, étude de risques, benchmark de solutions similaires.
- Résultat attendu : recommandations claires pour choisir l’option la plus adaptée et lancer la programmation.
Comment élabore-t-on le programme et le cahier des charges ?
L’AMO rédige le programme fonctionnel et le cahier des charges technique pour traduire les besoins en exigences mesurables. Ces documents servent de base aux consultations et définissent les critères de performance, de qualité et de conformité.
Points concrets :
- Contenu : objectifs, surfaces, fonctions, contraintes réglementaires, performances attendues, phasage des travaux.
- Format : fiches fonctionnelles, spécifications techniques, critères d’acceptation des livrables.
- Processus : ateliers utilisateurs, validation des priorités, arbitrage coût/performance.
- Outils : matrices d’exigences, tableaux de suivi des variantes, listes de livrables.
- Impact : facilite la sélection d’un maître d’œuvre et permet d’évaluer clairement les offres reçues.
De quelle façon l’AMO assure la gestion de projet et la planification ?
L’AMO coordonne les acteurs, suit les échéances, et veille au respect du budget et du planning. Elle organise les réunions de suivi, met en place des indicateurs et ajuste la planification en cas d’aléa.
Actions concrètes :
- Organisation : plan de management, calendrier détaillé, phasage et jalons de livraison.
- Suivi : réunions hebdomadaires ou mensuelles, comptes rendus, tableau de bord des coûts et délais.
- Coordination : interface entre maîtrise d’ouvrage, maître d’œuvre, entreprises et bureaux de contrôle.
- Outils : diagramme de Gantt, registre des décisions, planning de réception des livrables.
- Exemple : en cas de retard, l’AMO propose mesures correctives (re-planification, renfort d’équipes, révision des priorités).
Pourquoi gérer les risques et valider les livrables est-il essentiel ?
L’AMO identifie et hiérarchise les risques pour limiter les impacts sur coûts, délai et qualité. Elle vérifie chaque livrable selon des critères définis pour que la livraison corresponde aux attentes du maître d’ouvrage.
Procédures et livrables :
- Identification : cartographie des risques, scénarios d’impact, probabilités.
- Prévention : mesures de mitigation, clauses contractuelles, réserves techniques.
- Validation : plans de contrôle, fiches de réception, tests et procès-verbaux de réception.
- Exemples : contrôle qualité des matériaux, vérification conformité au cahier des charges, tests de performance.
- Résultat : réduction des malfaçons, acceptation formelle des livrables et clôture des phases avec preuves documentées.
Liens utiles : pour comprendre le rôle de l’AMO sur le chantier, voir cet article sur l’Assistant à Maîtrise d’Ouvrage.
Quelles sont les grandes phases d’intervention de l’AMO ?

L’AMO accompagne le maître d’ouvrage depuis la définition du projet jusqu’à la clôture administrative et financière. Elle structure les choix techniques, pilote les plannings et assure le suivi qualité pour sécuriser les décisions et limiter les risques.
Comment se déroule la phase de conception et préparation ?
La phase de conception et préparation définit les besoins, les solutions et le calendrier. L’AMO rédige le programme, estime les coûts et prépare les consultations des prestataires pour permettre des décisions éclairées.
Détails et tâches clés :
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Analyse des besoins et rédaction du programme : description des usages, contraintes foncières et réglementaires.
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Études de faisabilité (juridique, financière, technique) et estimation préliminaire des coûts.
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Élaboration du planning de chantier prévisionnel et des jalons de décision.
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Préparation des consultations : dossiers de consultation, critères de sélection, grille d’évaluation.
-
Coordination des experts (économiste, ingénieur, diagnostiqueur) et synthèse des livrables.
Exemples concrets : comparaison de plusieurs scénarios d’implantation avec calculs de coûts et impacts sur exploitation.
L’AMO organise des ateliers avec le maître d’ouvrage pour valider le programme avant lancement des marchés.
De quelle façon l’AMO suit-elle la phase de construction et le suivi des travaux ?
L’AMO organise le suivi opérationnel du chantier et veille au respect du planning, du budget et de la qualité. Elle participe aux réunions de chantier et alerte sur les dérives éventuelles.
Actions quotidiennes et livrables :
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Suivi du planning de chantier et mise à jour des jalons.
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Présence aux réunions de chantier régulières et comptes rendus synthétiques.
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Vérification de la conformité des travaux avec le cahier des charges et le programme.
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Gestion des demandes de modifications et analyse des impacts financiers et calendaires.
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Coordination des contrôles techniques (essais, diagnostics) et tenue du dossier de suivi.
Cas pratique : lors d’un retard fournisseur, l’AMO propose un réajustement de planning, estime le surcoût et négocie des solutions pour limiter l’impact sur la date de réception.
Quand intervient l’AMO pour la réception des travaux et la clôture du projet ?
L’AMO assiste à la réception des travaux, vérifie les réserves, suit la levée de réserves et organise la clôture administrative et financière du dossier. Elle veille aussi à l’application de la période de parfait achèvement.
Étapes de clôture :
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Préparation et organisation des opérations de réception : checklist, convocations, procès-verbaux.
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Rédaction et suivi des réserves jusqu’à leur levée ; contrôle de la conformité des reprises.
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Clôture du dossier financier : vérification des factures, soldes, retenue de garantie et levée des cautions.
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Suivi de l’année de parfait achèvement : registre des interventions et suivi des réclamations.
L’AMO fournit le rapport final et archive l’ensemble des pièces pour la traçabilité.
Quelles compétences et savoir‑faire un AMO doit‑il maîtriser ?

Un AMO doit combiner expertise technique, capacités d’organisation et maîtrise des aspects financiers et réglementaires. Il apporte un support opérationnel et une formation ponctuelle aux équipes du maître d’ouvrage pour sécuriser le projet, contrôler le budget et garantir la conformité.
Quelles compétences techniques et quelle expertise sont exigées ?
L’AMO doit posséder une expertise technique solide en bâtiment, ouvrages ou systèmes ciblés. Il sait lire et commenter les plans, cahiers des charges, études de sol, diagnostics et notices techniques.
Il évalue les solutions techniques proposées par les concepteurs et identifie les risques constructifs ou d’exploitation.
Compétences clés :
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Connaissance des matériaux, des procédés et des normes sectorielles.
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Capacités d’analyse des offres techniques et de rédaction de demandes de clarification.
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Maîtrise des outils de suivi (planning, maquettes simples, tableaux de suivi).
Exemples concrets : vérifier la compatibilité d’un conducteur de toiture avec la charpente, contrôler les réserves techniques sur un dossier VRD, ou préparer un cahier des charges pour la performance énergétique.
Il peut aussi animer des réunions techniques et proposer des actions de formation pour les équipes du maître d’ouvrage.
De quelles aptitudes organisationnelles et relationnelles a‑t‑on besoin ?
L’AMO doit organiser le calendrier, coordonner les intervenants et assurer la communication entre parties prenantes. Il planifie les étapes clés, suit les jalons et anticipe les impacts sur délais.
Il gère les comptes rendus, les réunions et les tableaux de bord.
Aptitudes relationnelles importantes :
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Capacité à négocier et arbitrer entre maître d’ouvrage, bureaux d’études et entreprises.
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Clarté dans la rédaction et dans les rapports destinés aux non‑spécialistes.
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Sens du service pour apporter un support concret au client.
Étapes pratiques : établir un planning de validation, animer une réunion de lancement, préparer des livrables synthétiques pour décision.
La pédagogie est utile pour former les équipes du maître d’ouvrage à lire un dossier technique ou à suivre un budget.
Comment gérer les aspects financiers et la conformité réglementaire ?
L’AMO participe à la gestion financière et budgétaire : estimation des coûts, suivi des engagements, vérification des variantes et contrôle des avenants. Il met en place des indicateurs budgétaires et alerte en cas de dérive.
Sur la conformité réglementaire, il vérifie que le projet respecte les règles d’urbanisme, les normes environnementales et les obligations sectorielles en vigueur.
Actions concrètes :
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Élaboration et mise à jour d’un tableau de suivi budgétaire.
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Analyse coût‑bénéfice pour choix d’options techniques.
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Vérification documentaire pour les autorisations et attestations.
L’AMO peut aussi dispenser une formation ciblée sur la gestion budgétaire ou la lecture des prescriptions réglementaires pour renforcer les compétences du maître d’ouvrage.
Pourquoi l’AMO est-elle importante dans le bâtiment et la rénovation ?

L’AMO accompagne le maître d’ouvrage pour définir, piloter et sécuriser un projet de bâtiment ou de rénovation. Il aide à choisir les bonnes options techniques, coordonne les acteurs (architecte, entreprises) et vérifie la qualité et les performances énergétiques jusqu’à la mise en exploitation.
Quel rôle spécifique pour l’AMO dans la construction neuve ?
L’AMO conseille le maître d’ouvrage sur le programme, le planning, le budget et la conformité aux exigences techniques. Il rédige des pièces de consultation claires, aide à sélectionner l’architecte et le maître d’œuvre, et suit les phases études et chantier pour limiter les risques financiers et techniques.
Explications détaillées :
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Préprogramme et programme : définition des besoins fonctionnels, des niveaux de performance visés (isolation, ventilation, consommation).
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Sélection des intervenants : critères de choix pour l’architecte et les bureaux d’études (références, capacités techniques, assurances).
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Suivi de conception : relectures des études synthèse, validation des principes constructifs et des choix matériaux.
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Pilotage chantier : suivi des plannings, coordination des interfaces entre corps d’état, contrôle des coûts et gestion des aléas.
-
Livrables typiques : cahier des charges, planning détaillé, reportings de réunion, comptes rendus de réception.
-
Cas concret : pour un bâtiment tertiaire neuf, l’AMO peut imposer des exigences de performance thermique et de qualité de l’air pour répondre à l’usage et réduire les coûts d’exploitation.
Comment l’AMO intervient-il pour la rénovation énergétique ?
L’AMO identifie les travaux prioritairement efficaces, évalue les gains énergétiques attendus et aide à monter les dossiers d’aides. Il coordonne le projet de rénovation énergétique depuis le diagnostic jusqu’à la réception, en garantissant la cohérence entre travaux d’isolation, systèmes de chauffage et ventilation.
Explications détaillées :
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Diagnostic énergétique : inventaire des ponts thermiques, audit des façades, toitures, menuiseries et systèmes de chauffage.
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Scénarios de travaux : comparaison de solutions (isolation par l’intérieur/extérieur, remplacement des menuiseries, amélioration de la ventilation) avec chiffrage et temps de retour.
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Aides et financement : accompagnement pour identifier et préparer les subventions adaptées au projet de rénovation.
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Coordination technique : ordonnancement des travaux pour éviter les interventions contradictoires et garantir l’étanchéité à l’air.
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Évaluation post-travaux : mesures ou simulations pour vérifier l’amélioration des performances énergétiques et ajuster la mise en exploitation du bâtiment.
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Exemple pratique : pour une copropriété, l’AMO priorise la toiture et les façades avant le remplacement des chaudières pour maximiser les économies d’énergie.
De quelle façon l’AMO impacte-t-il la qualité et les performances des travaux ?
L’AMO améliore la qualité des travaux par des contrôles réguliers, des prescriptions techniques claires et une coordination active. Il veille à la conformité aux exigences, réduit les malfaçons et optimise les performances énergétiques mesurées après travaux.
Explications détaillées :
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Contrôles qualité : visites de chantier planifiées, check-lists et retours écrits aux entreprises.
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Prescriptions techniques : définition précise des matériaux, des niveaux d’exécution et des tolérances acceptables.
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Réception et levée des réserves : élaboration des procès-verbaux de réception, suivi des réserves jusqu’à parfait achèvement.
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Mesures de performance : vérification des gains énergétiques, tests d’étanchéité à l’air, contrôles de ventilation.
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Effets concrets : réduction des reprises après livraison, meilleure durabilité des travaux, conformité des performances énergétiques aux objectifs initiaux.
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Exemple : un projet de rénovation ayant suivi l’AMO présente des relevés de consommation conformes aux prévisions, grâce à une coordination stricte entre l’installateur de chauffage et l’entreprise d’isolation.
Quelle est l’organisation contractuelle et réglementaire autour d’une AMO dans les marchés publics ?

L’AMO intervient sous un contrat de prestation de services qui respecte le Code de la commande publique et les règles de passation des marchés. Le contrat définit les missions, les livrables, la durée, la rémunération (forfait, taux journalier ou pourcentage) et les modalités de contrôle.
Il précise aussi les assurances et responsabilités attendues de l’AMO. L’AMO signe généralement un contrat de prestation de services conforme aux obligations de la commande publique.
Ce contrat doit mentionner l’étendue des missions (programme, assistance à la passation, suivi de chantier), les jalons et critères d’acceptation des livrables. Le Code de la commande publique impose transparence et traçabilité : pièces justificatives, publicité, durée des consultations et archivage des échanges.
Pour les collectivités, l’AMO ne remplace pas la responsabilité du maître d’ouvrage ; il conseille et assiste. Il est courant d’intégrer des clauses sur la propriété intellectuelle des études, la confidentialité et la cession des documents à l’issue de la mission.
Le marché peut prévoir des modalités de rémunération variées : forfait, taux journalier, ou pourcentage du montant des travaux.
Quel est le rôle du Code de la commande publique et quelles obligations impose-t-il ?
Le Code de la commande publique encadre la passation, l’exécution et le contrôle des marchés publics pour garantir la transparence, l’égalité de traitement et l’efficacité des dépenses publiques. Il fixe les seuils et procédures (MAPA, appel d’offres ouvert/restreint), les règles de publicité et de mise en concurrence, ainsi que les pièces à joindre aux dossiers.
Obligations concrètes : justification des choix, traçabilité des échanges, motivation des décisions d’attribution, et respect des délais de réponse. Pour une AMO, le code précise qu’un marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage peut porter sur un ou plusieurs objets (études, passation, suivi).
Les règles de publicité et mise en concurrence s’appliquent selon les seuils. Les collectivités doivent veiller à la compatibilité du contrat AMO avec les règles d’égalité de traitement et à la non-confusion des rôles entre AMO et maîtres d’œuvre externes.
Comment se déroule la passation des marchés et l’analyse des offres ?
La passation suit les étapes classiques : définition du besoin, rédaction du dossier de consultation (CCTP, CCAP, DPGF), publicité, réception et analyse des offres, puis attribution du marché. Étapes concrètes :
- Rédiger le programme et le DPGF pour encadrer les prestations.
- Choisir la procédure adaptée selon les seuils (MAPA ou procédure formalisée).
- Publier l’avis et laisser un délai minimum de réponse.
- Recevoir les offres, vérifier la conformité administrative puis évaluer sur critères objectifs (technique, prix, délais).
L’AMO peut aider à définir les critères d’analyse et à rédiger le cahier des charges, mais il doit rester impartial lors de l’évaluation s’il participe ensuite à l’exécution. La décision d’attribution doit être motivée et conserver les pièces pour la traçabilité prévue par le Code.
Quelles garanties, assurances et responsabilités s’appliquent à l’AMO ?
L’AMO doit fournir des assurances professionnelles adaptées et ses responsabilités sont précisées dans le contrat ; il n’endosse pas la maîtrise d’ouvrage sauf clause contraire encadrée. Obligations usuelles :
- Assurance responsabilité civile professionnelle couvrant les fautes intellectuelles et conseils.
- Clauses contractuelles sur les obligations de moyens (souvent) ou de résultat (cas précis).
- Mention des responsabilités en cas de non-conformité aux règles de la commande publique.
La garantie décennale ne s’applique pas directement à l’AMO, car elle concerne les constructeurs et artisans pour les ouvrages. Toutefois, si l’AMO délivre des études pouvant engager la sécurité d’un ouvrage, le maître d’ouvrage veillera à préciser les responsabilités et, si besoin, faire porter certaines obligations sur le maître d’œuvre ou les entreprises titulaires.
Le contrat doit prévoir les limites d’indemnisation, la gestion des réclamations et les modalités de résolution des litiges (médiation, tribunal administratif).
Pourquoi l’AMO doit-elle devenir responsable et innovante ?

L’AMO doit intégrer des outils numériques, la RSE et une offre sur mesure pour réduire les coûts, limiter l’impact environnemental et sécuriser la livraison. Ces axes permettent aussi d’améliorer la sélection des prestataires et la traçabilité des décisions tout au long du projet.
Comment intégrer le BIM et quels outils numériques choisir ?
L’utilisation du BIM centralise les informations projet et améliore la coordination entre intervenants. Il facilite la détection des conflits, l’estimation des quantités et la simulation énergétique, ce qui réduit les risques et les coûts de maintenance.
Détails pratiques :
- Choix des outils : privilégier une plateforme BIM ouverte (formats IFC) compatible avec les outils de calcul énergétique et de gestion documentaire.
- Processus : définition d’un BEP (BIM Execution Plan), modèles 3D pour phases conception/exécution, puis modèle « as-built » pour exploitation.
Rôles : l’AMO s’assure de la gouvernance des maquettes, du contrôle qualité des livrables et de la formation des équipes. Exemples concrets :
- Détection précoce de clashes entre lots techniques pour éviter des reprises coûteuses.
- Simulation thermodynamique pour valider les scénarios de performance avant mise en chantier.
Points clés pour la sélection des prestataires :
- Vérifier compétences BIM, références projet, et capacité à produire des IFC.
- Prévoir des livrables clairs et des jalons de validation.
De quelle façon la RSE influence-t-elle l’accompagnement sur mesure ?
La RSE intègre critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans le pilotage projet. L’AMO oriente les choix (matériaux bas carbone, gestion des déchets, inclusivité des chantiers) pour atteindre objectifs de durabilité et conformité réglementaire.
Actions concrètes :
- Audit initial des impacts et définition d’objectifs chiffrés (réduction CO2, gestion déchets).
- Clauses RSE dans les marchés pour exiger reporting, plan de mobilité et critères sociaux.
Suivi et indicateurs : bilan carbone chantier, taux de matériaux recyclés, formation des sous-traitants. Accompagnement sur mesure :
- Élaboration de solutions adaptées au contexte local et au budget.
- Coaching des maîtres d’ouvrage sur sélection des prestataires ayant pratiques RSE vérifiables.
Exemple :
- Choisir un fournisseur local de matériaux certifiés peut réduire l’empreinte carbone et soutenir l’économie du territoire.
Quelles évolutions dans les attentes des clients et comment y répondre ?
Les maîtres d’ouvrage demandent plus de transparence, de preuves de performance et des prestations personnalisées. Ils exigent des livrables exploitables, des plannings fiables et une aide à la sélection des prestataires.
Réponses opérationnelles de l’AMO :
- Documents clairs : cahier des charges détaillé, KPIs de performance et planning intégré.
- Processus de sélection : grille d’évaluation pondérée (prix, compétence BIM, engagements RSE, références), auditions et visites de références.
Services à valeur ajoutée : suivi post-livraison, maintenance prédictive via capteurs, et formation des équipes d’exploitation. Cas pratique :
- Mise en place d’une phase pilote pour valider un prestataire avant engagement complet.
Points clés pour le choix des prestataires :
- Exiger preuves documentées de compétences (certificats, maquettes, rapports RSE).
- Favoriser les entreprises capables de livrer des maquettes « as-built » et des données exploitées en GMAO.
Questions Fréquentes

Cette section répond précisément aux rôles, aux tâches et aux choix liés à l’AMO. Elle détaille comment l’AMO structure les besoins, contrôle les travaux, gère les risques et comment sélectionner un prestataire adapté.
Quelles sont les missions principales d’un assistant à maîtrise d’ouvrage ?
L’assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) accompagne le maître d’ouvrage sur la définition du projet, la rédaction du cahier des charges, le choix des prestataires et le suivi jusqu’à la réception des travaux. Il assure conseil technique, coordination administrative et contrôle de conformité pour garantir que le projet respecte les objectifs, les coûts et les délais.
Développements :
- Études préalables : analyse des besoins, diagnostics et faisabilité technique et financière.
- Rédaction de documents : cahier des charges, programme, et dossiers de consultation.
Appui à la sélection : aide à l’évaluation des offres, préparation des critères de sélection et participation aux comités de choix. Suivi de projet : pilotage des réunions, reporting périodique, vérification des livrables et assistance lors des opérations de réception.
Missions complémentaires : démarches réglementaires, coordination des partenaires et animation des comités de pilotage.
Comment l’AMO contribue-t-il à la définition des besoins du projet ?
L’AMO formalise les besoins en traduisant les attentes du maître d’ouvrage en exigences techniques, fonctionnelles et budgétaires mesurables. Il produit un programme clair, hiérarchise les priorités et définit des indicateurs qui servent à piloter la suite du projet.
Développements :
- Entretiens et ateliers avec les utilisateurs pour identifier contraintes et usages.
- Rédaction d’un programme détaillé avec surfaces, capacités, performances attendues et exigences de maintenance.
Évaluation budgétaire initiale et scénarios de phasage pour aligner ambition et moyens. Tests de cohérence : vérification de la compatibilité des choix techniques avec le planning et le financement.
Quelle est la différence entre l’assistance à maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’oeuvre?
L’AMO conseille et représente le maître d’ouvrage. La maîtrise d’oeuvre (MOE) conçoit l’ouvrage et dirige l’exécution des travaux.
L’AMO reste acteur de conseil et de contrôle, sans prendre la responsabilité de la conception technique ni de la coordination directe des entreprises en chantier. La MOE porte la responsabilité de la conception et de la conformité technique.
L’AMO vérifie et conseille mais n’endosse pas la responsabilité de la conception. Par exemple, l’AMO pourra valider un programme et aider à choisir une MOE.
La MOE réalisera les plans, le dossier d’exécution et pilotera les entreprises. L’AMO peut suivre la MOE pour s’assurer du respect du programme, des coûts et du planning.
Il peut aussi intervenir en médiation si des écarts apparaissent.
Quels critères sont importants pour choisir un bon AMO?
Il faut évaluer l’expérience sur des projets comparables et la compétence technique. La capacité de pilotage, la disponibilité et la clarté des méthodes proposées sont également importantes.
Les références vérifiables, l’organisation de l’équipe et la qualité du protocole de suivi sont essentiels. L’expertise sectorielle (bâtiment, hydraulique, énergie) et la connaissance des normes sont à considérer.
Il est utile de vérifier les projets similaires menés à bien et les témoignages. Les livrables proposés, la fréquence des reportings et les outils de pilotage doivent être examinés.
Le périmètre du contrat doit être clair, ainsi que les modalités de facturation et d’interface avec la MOE et les autres intervenants.
De quelle manière l’AMO assure-t-il le suivi et le contrôle de l’avancement des travaux?
L’AMO met en place des indicateurs, des réunions régulières et des visites de chantier pour vérifier l’état d’avancement. Il s’assure de la conformité des livrables et du respect du planning et du budget.
Il rédige des comptes rendus et alerte le maître d’ouvrage en cas d’écart significatif. Les outils de suivi incluent des tableaux de bord, des plannings actualisés et des tableaux financiers.
Des visites programmées permettent de vérifier les non-conformités et de suivre les levées de réserves. L’AMO anime les réunions de chantier et les comités de pilotage.
Il valide les étapes clés du projet. Les rapports comprennent des comptes rendus synthétiques avec propositions d’actions correctives et estimation des impacts sur les délais et les coûts.
Comment l’AMO intervient-il dans la gestion des risques du projet?
L’AMO identifie, classe et suit les risques techniques, financiers et organisationnels.
Il propose des mesures de mitigation, des plans d’action et des réserves budgétaires adaptées au profil du projet.
Développements :
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Identification : ateliers de risques, check-lists techniques et revue des contraintes contractuelles.
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Évaluation : probabilité, impact et priorisation des risques selon leur gravité.
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Mesures : actions préventives (choix techniques, phasage, clauses contractuelles).
Mesures correctives : réaffectation de ressources, rééchelonnement. -
Suivi : registre des risques actualisé, indicateurs de suivi.
Reporting régulier au maître d’ouvrage pour décision.
