Tout savoir de la quasi régie (in house)

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La quasi-régie, également appelée « in house », est un mécanisme juridique permettant aux entités publiques de réaliser des prestations en interne, sans les obligations de publicité et de mise en concurrence habituelles des marchés publics.

Définition simple : La quasi-régie (in house) autorise une entité publique à effectuer elle-même des travaux, fournitures ou services pour ses propres besoins, sous certaines conditions strictes.

Qu’est-ce qui a donnĂ© naissance au concept de quasi-rĂ©gie (in house) ?

  • L’arrĂŞt Teckal du 18 novembre 1999 est Ă  l’origine de cette notion juridique.
  • Cette jurisprudence a ensuite Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e dans le Code de la commande publique en 2016.

Quelles sont les conditions pour qu’une prestation soit considĂ©rĂ©e en quasi-rĂ©gie (in house) ?

  • L’entitĂ© publique exerce sur son prestataire interne un contrĂ´le analogue Ă  celui qu’elle exerce sur ses propres services.
  • L’essentiel de l’activitĂ© du prestataire interne est rĂ©alisĂ© au profit de l’entitĂ© publique qui le contrĂ´le.

Quels sont les avantages de la quasi-régie (in house) pour les entités publiques ?

  • RĂ©alisation de prestations de manière autonome, avec leur propre personnel et matĂ©riel.
  • PossibilitĂ© de coopĂ©ration entre entitĂ©s publiques sans recours Ă  des prestataires externes.
  • Potentiel d’Ă©conomies en Ă©vitant les coĂ»ts liĂ©s Ă  la mise en concurrence et Ă  la publicitĂ©.

Dans quels cas la quasi-régie (in house) est-elle particulièrement adaptée ?

  • Lorsque l’entitĂ© publique dispose de personnel qualifiĂ© et de matĂ©riel performant en interne.
  • Pour des prestations spĂ©cifiques nĂ©cessitant une forte intĂ©gration avec les services de l’entitĂ© publique.

En rĂ©sumĂ©, la quasi-rĂ©gie (in house) offre une flexibilitĂ© aux entitĂ©s publiques pour rĂ©pondre Ă  leurs besoins en interne sous des conditions juridiques prĂ©cises, leur permettant d’optimiser certaines prestations et potentiellement de rĂ©aliser des Ă©conomies.

Définitions Clés

La quasi-rĂ©gie est une notion qui dĂ©signe un type de contrat de commande publique. Elle est dĂ©finie par l’article L2511-1 s du Code de la commande publique. Ce type de contrat est conclu entre une personne publique et une personne morale contrĂ´lĂ©e par cette dernière. Cette personne morale est considĂ©rĂ©e comme un prolongement de la personne publique, ce qui lui permet de passer des contrats sans avoir Ă  respecter les règles de la commande publique.

Quasi-Régie

La quasi-régie est donc un contrat de commande publique qui permet à une personne publique de passer des contrats avec une personne morale contrôlée par elle, sans avoir à respecter les règles de la commande publique. Cette personne morale est considérée comme un prolongement de la personne publique. La quasi-régie est souvent utilisée pour des prestations qui seraient normalement réalisées par les services de la personne publique.

In House

L’expression « in house » est souvent utilisĂ©e pour dĂ©signer la quasi-rĂ©gie. Elle fait rĂ©fĂ©rence au fait que la personne morale contrĂ´lĂ©e par la personne publique est considĂ©rĂ©e comme faisant partie intĂ©grante de cette dernière. La notion d’in house est souvent utilisĂ©e en droit europĂ©en pour dĂ©signer la quasi-rĂ©gie.

ContrĂ´le Analogue

Le contrĂ´le analogue est un critère important pour dĂ©terminer si une personne morale est considĂ©rĂ©e comme une personne morale contrĂ´lĂ©e par une personne publique. Il s’agit d’un contrĂ´le comparable Ă  celui qu’exerce la personne publique sur ses propres services. Le contrĂ´le analogue peut ĂŞtre Ă©tabli de diffĂ©rentes manières, par exemple par la dĂ©tention de 100% du capital de la personne morale contrĂ´lĂ©e.

Personne Morale Contrôlée

La personne morale contrôlée est une personne morale qui est contrôlée par une personne publique. Elle est considérée comme un prolongement de la personne publique et peut passer des contrats avec cette dernière sans avoir à respecter les règles de la commande publique. La personne morale contrôlée peut être une entreprise publique, une association ou toute autre personne morale.

Cadre Juridique

La quasi-rĂ©gie ou « in-house » est une notion juridique en matière de commande publique qui permet Ă  une collectivitĂ© publique de rĂ©aliser une activitĂ© en interne, sans passer par la procĂ©dure de mise en concurrence prĂ©vue par le Code de la Commande Publique. Cette pratique est encadrĂ©e par plusieurs textes juridiques, notamment le Code de la Commande Publique, la Directive 2014/24/UE, la jurisprudence de la CJUE et l’ordonnance n° 2015-899.

Code de la Commande Publique

Le Code de la Commande Publique, entrĂ© en vigueur le 1er avril 2019, dĂ©finit la quasi-rĂ©gie comme une situation dans laquelle une collectivitĂ© publique peut dĂ©roger aux obligations de publicitĂ© et de mise en concurrence, inhĂ©rentes Ă  l’application du droit de la commande publique, pour confier une activitĂ© Ă  une structure sur laquelle elle exerce un contrĂ´le analogue Ă  celui qu’elle exerce sur ses propres services.

Directive 2014/24/UE

La Directive 2014/24/UE du Parlement europĂ©en et du Conseil du 26 fĂ©vrier 2014 sur la passation des marchĂ©s publics, transposĂ©e en droit français par l’ordonnance n° 2015-899, prĂ©voit Ă©galement la possibilitĂ© pour les pouvoirs adjudicateurs de recourir Ă  la quasi-rĂ©gie.

Jurisprudence CJUE

La jurisprudence de la CJUE a Ă©galement contribuĂ© Ă  la dĂ©finition de la quasi-rĂ©gie. Dans l’arrĂŞt Teckal du 18 novembre 1999 (affaire C-107/98), la Cour a Ă©tabli les conditions permettant de considĂ©rer qu’une structure est en situation de quasi-rĂ©gie.

Ordonnance n° 2015-899

En France, l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchĂ©s publics a transposĂ© la Directive 2014/24/UE et a codifiĂ© les règles relatives Ă  la quasi-rĂ©gie. Elle a notamment prĂ©cisĂ© les critères permettant de qualifier une structure de quasi-rĂ©gie et a fixĂ© le seuil de 80% de l’activitĂ© confiĂ©e par la collectivitĂ© publique Ă  la structure pour bĂ©nĂ©ficier de cette dĂ©rogation.

En rĂ©sumĂ©, la quasi-rĂ©gie est une pratique encadrĂ©e par plusieurs textes juridiques, qui permet aux collectivitĂ©s publiques de rĂ©aliser une activitĂ© en interne sans passer par la procĂ©dure de mise en concurrence prĂ©vue par le Code de la Commande Publique. La jurisprudence de la CJUE et l’ordonnance n° 2015-899 ont prĂ©cisĂ© les critères permettant de qualifier une structure de quasi-rĂ©gie et de bĂ©nĂ©ficier de cette dĂ©rogation.

Procédures et Réglementations

Marchés Publics et Concessions

La quasi-rĂ©gie ou « in house » est une exception Ă  la règle de mise en concurrence prĂ©vue par les marchĂ©s publics et les concessions. En effet, ces derniers sont soumis Ă  des règles strictes en matière de passation de marchĂ©s et de concurrence. Toutefois, l’article L2511-1 du code de la commande publique prĂ©voit une dĂ©rogation Ă  ces règles pour les situations de quasi-rĂ©gie.

Critères de Mise en Concurrence

Pour ĂŞtre considĂ©rĂ© comme une situation de quasi-rĂ©gie, plusieurs critères doivent ĂŞtre rĂ©unis. Tout d’abord, le pouvoir adjudicateur doit exercer un contrĂ´le analogue sur la personne morale concernĂ©e, comme il le ferait sur ses propres services. Ensuite, la personne morale concernĂ©e doit rĂ©aliser l’essentiel de son activitĂ© avec le pouvoir adjudicateur qui la contrĂ´le. Enfin, le financement de la personne morale concernĂ©e doit ĂŞtre majoritairement assurĂ© par le pouvoir adjudicateur qui la contrĂ´le.

Obligations de Publicité et de Transparence

Bien que la mise en concurrence ne soit pas obligatoire dans les situations de quasi-rĂ©gie, le pouvoir adjudicateur doit respecter certaines obligations de publicitĂ© et de transparence. En effet, il doit informer les autres opĂ©rateurs Ă©conomiques de l’existence de cette situation de quasi-rĂ©gie et des conditions dans lesquelles le contrat a Ă©tĂ© attribuĂ©.

En outre, le pouvoir adjudicateur doit justifier de manière objective et transparente le choix de la personne morale concernĂ©e pour rĂ©aliser le marchĂ© ou la concession. Cette justification doit ĂŞtre suffisamment Ă©tayĂ©e pour permettre aux autres opĂ©rateurs Ă©conomiques de comprendre les raisons pour lesquelles leur candidature n’a pas Ă©tĂ© retenue.

En somme, la situation de quasi-rĂ©gie permet au pouvoir adjudicateur de rĂ©aliser des prestations sans avoir Ă  respecter les règles strictes de mise en concurrence prĂ©vues par les marchĂ©s publics et les concessions. Toutefois, le pouvoir adjudicateur doit respecter certaines obligations de publicitĂ© et de transparence pour garantir l’Ă©galitĂ© de traitement des opĂ©rateurs Ă©conomiques.

Gestion et ContrĂ´le

La notion de quasi-rĂ©gie, ou in house, est Ă©troitement liĂ©e Ă  la gestion et au contrĂ´le des entitĂ©s impliquĂ©es dans les marchĂ©s publics. Cette section explique les diffĂ©rentes conditions relatives Ă  la gestion et au contrĂ´le pour bĂ©nĂ©ficier de l’exception in house.

Pouvoirs Adjudicateurs

Pour bĂ©nĂ©ficier de l’exception in house, le pouvoir adjudicateur doit exercer un contrĂ´le sur la personne morale contrĂ´lĂ©e. Ce contrĂ´le doit ĂŞtre effectif et permanent, et permettre au pouvoir adjudicateur de dĂ©terminer les dĂ©cisions stratĂ©giques de la personne morale contrĂ´lĂ©e. Le pouvoir adjudicateur doit Ă©galement financer la majoritĂ© des activitĂ©s de la personne morale contrĂ´lĂ©e.

Entités Appartenant au Secteur Public

Les entitĂ©s appartenant au secteur public peuvent Ă©galement bĂ©nĂ©ficier de l’exception in house si elles remplissent les conditions de contrĂ´le et de gestion. Toutefois, ces entitĂ©s doivent ĂŞtre soumises Ă  un contrĂ´le public similaire Ă  celui exercĂ© sur les pouvoirs adjudicateurs.

Contrôle Conjoint et Influence Décisive

L’exception in house peut Ă©galement s’appliquer dans les cas de contrĂ´le conjoint ou d’influence dĂ©cisive exercĂ©e par le pouvoir adjudicateur sur une personne morale. Dans ces cas, le pouvoir adjudicateur doit ĂŞtre en mesure de dĂ©montrer que la personne morale contrĂ´lĂ©e est fonctionnellement identique Ă  lui-mĂŞme et qu’il existe une interdĂ©pendance Ă©conomique entre les deux entitĂ©s.

En rĂ©sumĂ©, la gestion et le contrĂ´le sont des Ă©lĂ©ments clĂ©s pour bĂ©nĂ©ficier de l’exception in house. Les pouvoirs adjudicateurs et les entitĂ©s appartenant au secteur public doivent exercer un contrĂ´le effectif et permanent sur les personnes morales contrĂ´lĂ©es, tandis que dans les cas de contrĂ´le conjoint ou d’influence dĂ©cisive, il doit exister une interdĂ©pendance Ă©conomique entre les deux entitĂ©s.

Formes de Coopération

La quasi-rĂ©gie in-house est une forme de coopĂ©ration entre les entitĂ©s publiques qui permet de dĂ©roger aux obligations de publicitĂ© et de mise en concurrence inhĂ©rentes Ă  l’application du droit de la commande publique. Cette coopĂ©ration peut prendre plusieurs formes, notamment la coopĂ©ration public-public, la participation de capitaux privĂ©s, et la crĂ©ation de sociĂ©tĂ©s publiques locales (SPL) et de sociĂ©tĂ©s publiques locales d’amĂ©nagement (SPLA).

Coopération Public-Public

La coopĂ©ration public-public est une forme de coopĂ©ration qui permet Ă  deux ou plusieurs entitĂ©s publiques de collaborer dans le cadre d’une mission d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral. Cette coopĂ©ration peut prendre la forme d’un groupement de commandes, d’une convention de partenariat, ou d’une mise Ă  disposition de personnel. Cette forme de coopĂ©ration est particulièrement adaptĂ©e aux projets de petite ou moyenne envergure.

Participation de Capitaux Privés

La participation de capitaux privĂ©s est une forme de coopĂ©ration qui permet Ă  une entitĂ© publique de faire appel Ă  des investisseurs privĂ©s pour financer un projet d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral. Cette participation peut prendre la forme d’une concession, d’un partenariat public-privĂ©, ou d’une sociĂ©tĂ© d’Ă©conomie mixte. Cette forme de coopĂ©ration est particulièrement adaptĂ©e aux projets de grande envergure.

SociĂ©tĂ©s Publiques Locales (SPL) et SociĂ©tĂ©s Publiques Locales d’AmĂ©nagement (SPLA)

Les sociĂ©tĂ©s publiques locales (SPL) et les sociĂ©tĂ©s publiques locales d’amĂ©nagement (SPLA) sont des formes de coopĂ©ration qui permettent Ă  une entitĂ© publique de crĂ©er une sociĂ©tĂ© de droit privĂ© pour gĂ©rer un projet d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral. La SPL est une sociĂ©tĂ© dont l’objet social est de produire des biens ou des services d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral pour le compte de ses actionnaires publics. La SPLA est une sociĂ©tĂ© dont l’objet social est de rĂ©aliser des opĂ©rations d’amĂ©nagement pour le compte de ses actionnaires publics. Ces formes de coopĂ©ration sont particulièrement adaptĂ©es aux projets de grande envergure.

En conclusion, la quasi-rĂ©gie in-house est une forme de coopĂ©ration entre les entitĂ©s publiques qui permet de dĂ©roger aux obligations de publicitĂ© et de mise en concurrence inhĂ©rentes Ă  l’application du droit de la commande publique. Cette coopĂ©ration peut prendre plusieurs formes, notamment la coopĂ©ration public-public, la participation de capitaux privĂ©s, et la crĂ©ation de sociĂ©tĂ©s publiques locales (SPL) et de sociĂ©tĂ©s publiques locales d’amĂ©nagement (SPLA).

Enjeux Stratégiques

Objectifs Stratégiques et Décisions Importantes

La mise en place d’une quasi-rĂ©gie in house peut rĂ©pondre Ă  des objectifs stratĂ©giques de la collectivitĂ© publique. En effet, cela permet de garder un contrĂ´le sur les prestations fournies tout en bĂ©nĂ©ficiant d’une plus grande flexibilitĂ©. Les dĂ©cisions importantes concernant la mise en place d’une quasi-rĂ©gie in house doivent ĂŞtre prises en fonction de ces objectifs stratĂ©giques.

Il est important de noter que la décision de créer une quasi-régie in house doit être prise en toute transparence et en conformité avec les règles de la commande publique. Les conditions de mise en place doivent être clairement définies et les modalités de fonctionnement précisées.

Aménagement et Travaux

La quasi-rĂ©gie in house peut Ă©galement ĂŞtre utilisĂ©e pour rĂ©aliser des travaux d’amĂ©nagement. Cette solution permet de disposer d’une expertise interne pour rĂ©aliser des travaux spĂ©cifiques, tout en offrant un coĂ»t plus avantageux que celui d’une entreprise privĂ©e.

Les travaux réalisés en quasi-régie in house doivent être en conformité avec les règles de la commande publique et doivent être soumis à des contrôles réguliers pour garantir la qualité des prestations fournies.

Prestation de Services

La quasi-rĂ©gie in house peut Ă©galement ĂŞtre utilisĂ©e pour la prestation de services. Cette solution permet de bĂ©nĂ©ficier d’une expertise interne pour la fourniture de services spĂ©cifiques, tout en offrant un coĂ»t plus avantageux que celui d’une entreprise privĂ©e.

Les prestations fournies en quasi-régie in house doivent être en conformité avec les règles de la commande publique et doivent être soumises à des contrôles réguliers pour garantir la qualité des prestations fournies.

En somme, la mise en place d’une quasi-rĂ©gie in house peut rĂ©pondre Ă  des objectifs stratĂ©giques de la collectivitĂ© publique. Les dĂ©cisions importantes concernant la mise en place de cette solution doivent ĂŞtre prises en fonction de ces objectifs stratĂ©giques. Les travaux et prestations fournies en quasi-rĂ©gie in house doivent ĂŞtre en conformitĂ© avec les règles de la commande publique et doivent ĂŞtre soumis Ă  des contrĂ´les rĂ©guliers pour garantir la qualitĂ© des prestations fournies.

Implications pour les Collectivités

La quasi-rĂ©gie ou in-house est une option pour les collectivitĂ©s territoriales lorsqu’elles souhaitent rĂ©aliser des prestations de service public. Cette option prĂ©sente des implications significatives pour les collectivitĂ©s, notamment en ce qui concerne l’organisation et la gestion des services publics.

Collectivités Territoriales et Régie

Les collectivitĂ©s territoriales peuvent choisir de mettre en place une rĂ©gie pour gĂ©rer les services publics, ou opter pour une quasi-rĂ©gie. La quasi-rĂ©gie offre l’avantage de dispenser la collectivitĂ© de mettre en concurrence l’opĂ©rateur privĂ© dont elle a en charge la gouvernance, avant de lui confier la gestion d’une concession ou la rĂ©alisation d’une mission d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral. Cependant, la collectivitĂ© doit respecter certaines conditions pour pouvoir bĂ©nĂ©ficier de cette option.

La mise en place d’une rĂ©gie ou d’une quasi-rĂ©gie implique Ă©galement des coĂ»ts pour la collectivitĂ©, notamment en termes de ressources humaines et de matĂ©riel. La collectivitĂ© doit donc ĂŞtre en mesure de mobiliser les ressources nĂ©cessaires pour assurer le bon fonctionnement de ses services publics.

Économie Mixte et Participation Privée

L’Ă©conomie mixte et la participation privĂ©e peuvent Ă©galement ĂŞtre des options pour les collectivitĂ©s territoriales qui souhaitent externaliser la gestion de leurs services publics. Toutefois, ces options impliquent des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour la collectivitĂ©, notamment en termes de mise en concurrence et de suivi de la gestion des prestataires privĂ©s.

La participation privée peut également présenter des risques pour la collectivité, notamment en termes de qualité de service et de respect des normes environnementales et sociales. La collectivité doit donc être en mesure de garantir un suivi rigoureux de la gestion de ses prestataires privés pour assurer la qualité de ses services publics.

En conclusion, la mise en place d’une quasi-rĂ©gie ou d’une rĂ©gie prĂ©sente des avantages pour les collectivitĂ©s territoriales qui souhaitent assurer la gestion de leurs services publics. Toutefois, ces options impliquent Ă©galement des coĂ»ts pour la collectivitĂ©, notamment en termes de ressources humaines et de matĂ©riel. La collectivitĂ© doit donc ĂŞtre en mesure de mobiliser les ressources nĂ©cessaires pour assurer le bon fonctionnement de ses services publics.

Normes et Pratiques

Critères de SĂ©lection et d’Attribution

Les critères de sĂ©lection et d’attribution pour les contrats de quasi-rĂ©gie sont rĂ©gis par le Code de la commande publique. Les collectivitĂ©s publiques doivent respecter les règles de publicitĂ© et de mise en concurrence lorsqu’elles choisissent un prestataire pour un contrat de quasi-rĂ©gie. Les critères de sĂ©lection peuvent inclure la qualitĂ©, le prix, le dĂ©lai d’exĂ©cution, la valeur technique ou encore la capacitĂ© professionnelle et financière du prestataire.

Schéma de la Commande Publique

Le schéma de la commande publique pour les contrats de quasi-régie est simple. La collectivité publique est à la fois le pouvoir adjudicateur et le client de la prestation. Elle peut déléguer la gestion de la prestation à une entité interne ou à une structure ad hoc. Cette structure doit être contrôlée par la collectivité publique et ne doit pas être détenue ou contrôlée par des capitaux privés.

Relation Juridique avec l’Administration

Les contrats de quasi-rĂ©gie sont des contrats conclus entre des entitĂ©s appartenant au secteur public. En consĂ©quence, ils sont exclus du champ d’application du Code de la commande publique. Cependant, ils doivent respecter les principes de transparence, d’Ă©galitĂ© de traitement et de non-discrimination. Les contrats de quasi-rĂ©gie sont soumis Ă  la surveillance de l’autoritĂ© de tutelle de la collectivitĂ© publique. En cas de litige, les parties peuvent saisir les juridictions administratives compĂ©tentes.

En somme, les contrats de quasi-rĂ©gie sont une exception au Code de la commande publique qui permettent aux collectivitĂ©s publiques de rĂ©aliser certaines prestations en interne ou en collaboration avec d’autres entitĂ©s publiques. Les critères de sĂ©lection et d’attribution doivent respecter les règles de publicitĂ© et de mise en concurrence. Le schĂ©ma de la commande publique est simple et la relation juridique avec l’administration est soumise Ă  des principes de transparence et de non-discrimination.

Innovations et Évolutions

Nouvelles Directives et Ordonnances

Les directives et ordonnances rĂ©centes ont apportĂ© des changements significatifs dans l’application des règles de la commande publique en France, notamment en ce qui concerne les contrats « in house » ou quasi-rĂ©gies. Les nouvelles directives ont Ă©largi la dĂ©finition de ces contrats, permettant ainsi aux autoritĂ©s publiques de confier des missions Ă  des entitĂ©s qui ne sont pas directement sous leur contrĂ´le.

Ces nouvelles directives ont Ă©galement introduit des mĂ©canismes de contrĂ´le plus stricts pour garantir que les entitĂ©s qui bĂ©nĂ©ficient de ces contrats respectent les règles de la concurrence. Par exemple, les autoritĂ©s publiques doivent dĂ©sormais justifier la nĂ©cessitĂ© de confier une mission Ă  une entitĂ© « in house » plutĂ´t qu’Ă  un opĂ©rateur Ă©conomique privĂ©.

Groupements et Opérateurs Économiques Privés

Les groupements et opĂ©rateurs Ă©conomiques privĂ©s ont Ă©galement connu des Ă©volutions significatives dans le cadre des contrats « in house ». Les autoritĂ©s publiques peuvent dĂ©sormais confier des missions Ă  des groupements d’opĂ©rateurs Ă©conomiques privĂ©s, Ă  condition que ces derniers soient sous leur contrĂ´le direct et qu’ils remplissent les critères d’une quasi-rĂ©gie.

De plus, les opĂ©rateurs Ă©conomiques privĂ©s peuvent dĂ©sormais participer Ă  des missions confiĂ©es Ă  une entitĂ© « in house », Ă  condition que cette dernière remplisse les critères de la quasi-rĂ©gie et que les opĂ©rateurs Ă©conomiques privĂ©s ne soient pas en situation de conflit d’intĂ©rĂŞts.

En somme, les innovations et Ă©volutions rĂ©centes ont permis d’Ă©largir le champ d’application des contrats « in house » ou quasi-rĂ©gies en France, tout en renforçant les mĂ©canismes de contrĂ´le pour garantir le respect des règles de la concurrence.

Questions fréquentes

Quels sont les critères définissant une coopération public-public conforme au code de la commande publique?

La coopĂ©ration public-public doit respecter plusieurs critères pour ĂŞtre conforme au code de la commande publique. Tout d’abord, elle doit ĂŞtre mise en place entre des entitĂ©s appartenant au secteur public, telles que des collectivitĂ©s territoriales ou des Ă©tablissements publics. Ensuite, elle doit ĂŞtre rĂ©alisĂ©e dans le cadre d’une mission d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral, et ne doit pas avoir pour but principal de rĂ©aliser des bĂ©nĂ©fices. Enfin, elle doit ĂŞtre encadrĂ©e par un contrat Ă©crit et respecter les règles de mise en concurrence, sauf si elle rĂ©pond aux critères de la quasi-rĂ©gie.

Comment peut-on distinguer une quasi-rĂ©gie d’un contrat classique de commande publique?

Une quasi-rĂ©gie est une situation dans laquelle une entitĂ© publique confie Ă  une autre entitĂ© publique qu’elle contrĂ´le une mission d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral. Pour ĂŞtre qualifiĂ©e de quasi-rĂ©gie, cette relation doit respecter plusieurs critères, tels que le contrĂ´le exercĂ© par l’entitĂ© publique sur l’entitĂ© contrĂ´lĂ©e, la rĂ©alisation d’une mission d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral, l’absence de but lucratif et l’absence de mise en concurrence. En revanche, un contrat classique de commande publique est un contrat par lequel une entitĂ© publique confie une mission Ă  un opĂ©rateur Ă©conomique dans le cadre d’une mise en concurrence.

Quels exemples illustrent le mieux le concept de quasi-régie dans le secteur public?

La quasi-rĂ©gie est une notion frĂ©quemment utilisĂ©e dans le secteur public pour permettre Ă  une entitĂ© publique de confier une mission d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral Ă  une autre entitĂ© publique qu’elle contrĂ´le. Parmi les exemples les plus courants, on peut citer la gestion des services publics locaux, tels que l’eau, l’assainissement ou les dĂ©chets, ou encore la gestion des Ă©quipements publics, tels que les musĂ©es ou les bibliothèques.

Quelles sont les implications de l’article L. 2511-6 pour les entitĂ©s publiques souhaitant Ă©tablir une quasi-rĂ©gie?

L’article L. 2511-6 du code de la commande publique prĂ©voit que les contrats conclus entre entitĂ©s appartenant au secteur public peuvent ĂŞtre exclus du champ d’application du code des marchĂ©s publics s’ils rĂ©pondent aux critères de la quasi-rĂ©gie. Cette disposition permet donc aux entitĂ©s publiques de confier des missions Ă  d’autres entitĂ©s publiques qu’elles contrĂ´lent sans avoir Ă  respecter les règles de mise en concurrence. Toutefois, cette exclusion ne s’applique pas aux sociĂ©tĂ©s d’Ă©conomie mixte.

En quoi consiste une quasi-régie ascendante et quelles sont ses spécificités?

La quasi-rĂ©gie ascendante est une situation dans laquelle une entitĂ© publique contrĂ´le une personne morale de droit privĂ©, qui elle-mĂŞme contrĂ´le une autre personne morale de droit privĂ©. Cette situation peut se produire, par exemple, lorsque l’entitĂ© publique crĂ©e une sociĂ©tĂ© d’Ă©conomie mixte pour gĂ©rer un Ă©quipement public, et que cette sociĂ©tĂ© crĂ©e ensuite une filiale pour gĂ©rer un service spĂ©cifique. Dans ce cas, la quasi-rĂ©gie ascendante permet Ă  l’entitĂ© publique de contrĂ´ler indirectement la filiale et de confier des missions Ă  celle-ci sans avoir Ă  respecter les règles de mise en concurrence.

Comment les pouvoirs adjudicateurs peuvent-ils mettre en œuvre un contrat de coopération public-public?

Pour mettre en œuvre un contrat de coopération public-public, les pouvoirs adjudicateurs doivent respecter les règles de mise en concurrence, sauf si le contrat répond aux critères de la quasi-régie. Ils doivent également encadrer leur relation par un contrat écrit, qui précise les modalités de la coopération, les missions confiées à chaque entité et les modalités financières. Enfin, ils doivent respecter les règles de transparence et de publicité, notamment en publiant les avis de marché et les résultats des procédures de passation.

Conclusion

En conclusion, la quasi-rĂ©gie ou l’exception in house est une situation spĂ©cifique dans laquelle une collectivitĂ© publique peut dĂ©roger aux obligations de publicitĂ© et de mise en concurrence inhĂ©rentes Ă  l’application du droit de la commande publique. Cette exception est encadrĂ©e par le droit de l’Union europĂ©enne et le droit public français.

Les contrats conclus entre entitĂ©s appartenant au secteur public, les contrats dits « in-house » ou de prestations intĂ©grĂ©es sont exclus du champ d’application du code des marchĂ©s publics en vertu de l’article 3 de ce code. Cependant, pour bĂ©nĂ©ficier de cette exception, certaines conditions doivent ĂŞtre rĂ©unies, notamment le contrĂ´le de la structure par la collectivitĂ©, l’absence de participation directe de capitaux privĂ©s, etc.

Il est important de bien connaĂ®tre les contours de cette situation d’exception afin de ne pas vicier les contrats conclus. En effet, les règles d’Ă©galitĂ© de traitement doivent ĂŞtre respectĂ©es pour Ă©viter toute discrimination entre les diffĂ©rents opĂ©rateurs Ă©conomiques.

En somme, la quasi-rĂ©gie ou l’exception in house est un outil juridique qui permet aux collectivitĂ©s publiques de rĂ©aliser des opĂ©rations sans passer par une procĂ©dure de mise en concurrence. Toutefois, cette exception doit ĂŞtre utilisĂ©e avec prudence afin de respecter les règles de l’Ă©galitĂ© de traitement et de garantir la transparence des opĂ©rations.

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Ă€ propos de l’auteur (Philippe COURTOIS)

Après une première partie de carrière dĂ©diĂ©e au commerce et Ă  la vente (Banque LCL, Unilever, groupe Seloger.com) je me suis spĂ©cialisĂ© dès 2010 dans la rĂ©ponse aux appels d’offres, d’abord au sein de grands groupes (Essity, Bureau Veritas, groupe Sonepar) puis en tant que Consultant MarchĂ©s Publics dans un cabinet de conseil, avant de participer enfin au lancement des marchĂ©s publics pour la SociĂ©tĂ© du Grand Paris dans le cadre du plus grand projet d’infrastructure d’Europe (Grand Paris Express).

C’est fort de cette expertise concrète et issue du terrain que j’ai dĂ©cidĂ© en 2022 de lancer mon activitĂ© et d’accompagner les entreprises souhaitant augmenter leur part de marchĂ© sur le secteur public.




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