AVP – Tout savoir sur la phase Avant-Projet

Vous tenez entre les mains le guide pratique qui transforme une idée en projet constructible. L’avant-projet (AVP) fixe les choix techniques clés, sécurise le budget prévisionnel et prépare les autorisations nécessaires pour lancer les travaux en confiance.

Cette phase clarifie les objectifs, identifie les contraintes du site et rassemble les livrables indispensables pour passer aux études détaillées. Elle mobilise les acteurs techniques et réglementaires pour éviter les surprises coûteuses et accélérer la suite du projet.

Points Clés

  • La phase initiale formalise l’intention et évalue la faisabilité.
  • Elle définit les choix techniques et produit les documents essentiels.
  • Une AVP bien menée réduit les risques et sécurise le calendrier et le budget.

Comprendre la phase avant-projet (AVP)

La phase AVP fixe les choix techniques, financiers et calendaires nécessaires pour décider du lancement des études de conception. Elle traduit les besoins du maître d’ouvrage en solutions chiffrées et vérifie la faisabilité pour le projet de construction ou de réhabilitation.

Définition de la phase avant-projet en maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre

La maîtrise d’ouvrage commande l’AVP pour clarifier le programme, le budget prévisionnel et les contraintes administratives ou foncières. Elle attend un document qui permet d’arbitrer : coûts, calendrier et niveau de performance (énergie, accessibilité, durabilité).

La maîtrise d’œuvre conduit les études techniques et produit des livrables concrets : plans d’implantation, principes constructifs, estimation sommaire des coûts et phasage prévisionnel. Pour une rénovation ou une construction neuve de logements, l’AVP précise les choix structurels, les systèmes énergétiques et les impacts sur l’existant.

Points pratiques :

  • Documents typiques : note de synthèse, plans implantés, estimation indicative.
  • Objectif : réduire l’incertitude avant de lancer l’APD ou les consultations.

Place de l’AVP dans le cycle de vie d’un projet (programmation, conception, réalisation)

L’AVP intervient après la programmation et avant les phases de conception détaillée. La programmation décrit les besoins fonctionnels et les contraintes. L’AVP traduit la programmation en options techniques et chiffrées.

Ensuite viennent l’APD et le PRO qui affinent les choix retenus. En phase réalisation, l’EXE et le chantier suivent les documents validés à l’issue du PRO. Pour un projet de construction neuve ou une réhabilitation lourde, l’AVP sert de base aux demandes d’autorisations et aux premières consultations d’entreprises.

Étapes clés :

  • Programmation → AVP (faisabilité technique et économique) → APD/PRO → EXE → Réalisation.
  • Résultat attendu : décision formelle du maître d’ouvrage pour poursuivre ou arrêter le projet.

Différence entre esquisse, AVP et phases de conception détaillée (APD, PRO)

L’esquisse propose des options architecturales premières : volumes, orientations, implantation. Elle reste volontairement sommaire et cherche à valider l’idée générale.

L’AVP traduit une ou plusieurs esquisses en solutions techniques chiffrées. Elle donne une estimation fiable des coûts et identifie les risques techniques et réglementaires. L’AVP est plus précise que l’esquisse mais moins détaillée que l’APD.

L’APD (Avant-Projet Définitif) et le PRO (Projet) détaillent les choix retenus jusqu’à un niveau constructif suffisant pour lancer les consultations. Ils précisent les plans d’exécution, les spécifications techniques et le chiffrage détaillé. En résumé :

  • Esquisse : options architecturales.
  • AVP : faisabilité technique et estimation indicative.
  • APD/PRO : conception détaillée prête pour consultation et réalisation.

Liens utiles : l’article sur la phase Avant-Projet explique les livrables et objectifs de l’AVP dans le contexte des projets de construction et de réhabilitation.

Objectifs principaux de l’AVP

Un groupe de professionnels en réunion autour d'une table de conférence avec des ordinateurs portables et des plans, discutant d'un projet dans un bureau lumineux.

L’AVP vise à fixer précisément le périmètre du projet, vérifier sa faisabilité et sécuriser les grandes hypothèses financières et calendaires. Ces étapes réduisent les risques avant le lancement des études détaillées.

Clarifier le programme fonctionnel et les besoins du maître d’ouvrage

L’équipe identifie les usages attendus, les surfaces nécessaires et les contraintes spatiales. Elle traduit les attentes du maître d’ouvrage en exigences mesurables : nombre de locaux, flux, accessibilité, et performances énergétiques.

On rédige un cahier des charges opérationnel et un tableau des besoins prioritaires et secondaires. Ces documents servent de référence pour les choix architecturaux et techniques ultérieurs.

L’étude de faisabilité s’appuie sur ces éléments pour vérifier si le programme tient dans l’emprise disponible. Cela évite des modifications coûteuses lors des phases suivantes.

Vérifier la faisabilité technique, réglementaire et financière du projet

L’AVP examine la faisabilité technique : structure, réseaux, sols et compatibilité avec les contraintes du site. On réalise des études ciblées (géotechnique, diagnostics) pour limiter les incertitudes techniques.

La conformité aux règles d’urbanisme et aux obligations règlementaires est vérifiée. Ces vérifications permettent d’anticiper les autorisations à obtenir et d’éviter des blocages administratifs.

Sur le plan financier, l’équipe produit une première estimation des coûts et un coût prévisionnel des travaux. L’analyse compare différentes solutions techniques pour optimiser le coût sans sacrifier le programme.

Cadrer le budget prévisionnel et le calendrier avant les études détaillées

L’AVP définit une enveloppe budgétaire réaliste et priorise les postes de dépense : gros œuvre, techniques, aménagements. On établit une estimation budgétaire par lots pour faciliter le suivi.

Le calendrier de réalisation est structuré : phasage, jalons de décision, délais d’obtention des autorisations et durée prévisionnelle des travaux. Ce calendrier sert à calculer les marges et les risques temporels.

On formalise un plan de gestion des écarts entre l’estimation initiale et l’offre réelle. Ces outils permettent au maître d’ouvrage de valider l’engagement financier avant d’engager les études détaillées.

Les deux grandes étapes : APS et APD

Des professionnels en réunion autour d'une table avec des plans et des ordinateurs dans un bureau moderne lumineux.

L’avant-projet se découpe en deux phases complémentaires. La première fixe les choix techniques et fonctionnels de haut niveau ; la seconde précise les dimensions, le coût et prépare les autorisations et les consultations.

Avant-projet sommaire (APS) : rôle, niveau de détail et livrables attendus

L’APS définit les grandes options du projet : implantation, volumes, distribution des locaux et contraintes réglementaires. Il sert à valider le programme et à vérifier la faisabilité technique et budgétaire avant d’engager des études fines.

Livrables fréquents :

  • Plans de masse et plans d’étage schématiques.
  • Coupes principales et esquisses 3D sommaires.
  • Première estimation financière sommaire (ordre de grandeur).
  • Notice descriptive des choix techniques et des matériaux envisagés.

L’APS doit permettre au maître d’ouvrage de décider si le projet suit la bonne direction. Il éclaire les impacts sur le terrain, les grandes interfaces techniques (structure, fluides, accessibilité) et les contraintes d’urbanisme. Les choix non validés restent ouverts pour l’APD.

Avant-projet définitif (APD) : approfondissement, chiffrage et préparation des autorisations

L’APD affine toutes les décisions prises à l’APS. Il précise les dimensions, les détails techniques majeurs et donne un chiffrage fiable pour le marché. L’APD sert souvent de base pour déposer les demandes d’autorisations administratives.

Livrables usuels :

  • Plans d’implantation, plans détaillés d’étage et coupes à l’échelle.
  • Dossiers techniques pour structure, thermique et fluides.
  • Estimation détaillée des coûts (quantitatifs sommaires).
  • Documents pour les demandes d’autorisations et les consultations.

L’APD réduit les incertitudes : il permet d’anticiper les modifications coûteuses en phase chantier. Il fixe les spécifications techniques principales et précise les finitions retenues. Le chiffrage issu de l’APD sert de base au budget de l’opération et aux négociations avec les entreprises.

Articulation entre APS et APD : validations, itérations et décisions clés du maître d’ouvrage

L’APS et l’APD s’enchaînent par boucles de validation et d’ajustement. Après l’APS, le maître d’ouvrage valide le principe ou demande des variantes. L’équipe de maîtrise d’œuvre traduit ces choix en études détaillées pour l’APD.

Points de décision clés :

  • Validation du programme fonctionnel et des surfaces.
  • Choix des grandes solutions techniques et des matériaux de référence.
  • Confirmation du budget cible et des marges de risque.

La communication entre parties est essentielle : réunions de synthèse, comptes rendus et jalons de livraison d’études. Les itérations corrigent les écarts de coût ou de conformité et aboutissent à un APD prêt à servir de base pour les marchés et les autorisations.

Voir un guide pratique sur la phase Avant-Projet pour plus de détails pratiques et exemples concrets : Connaître l’AVP et ses étapes.

Les livrables typiques d’une phase AVP

Des professionnels collaborent autour d'une table avec des plans et des appareils numériques dans un bureau lumineux.

La phase AVP génère des livrables techniques, écrits et administratifs qui cadrent le projet, valident la faisabilité et préparent la consultation des entreprises. Ces documents servent de base au dossier de permis, au DCE et à l’estimation définitive des travaux.

Documents graphiques : plans de principe, coupes, façades, plan masse

Les plans de principe montrent l’organisation générale : plan masse, plans de niveaux et implantations principales. Ils déterminent l’orientation des bâtiments, les accès et les surfaces utiles.
Les coupes précisent les hauteurs, niveaux de planchers, types de structure et les liaisons entre espaces. Elles servent à vérifier la conformité aux règles d’urbanisme et aux contraintes techniques.

Les façades ou élévations illustrent le traitement extérieur, matériaux et ouvertures. Ces éléments sont indispensables pour le dossier de permis de construire.
Les documents graphiques sont fournis en formats imprimables et numériques (PDF et DWG) pour intégration au DCE et aux études techniques ultérieures.

Pièces écrites : note de cadrage, cahier des hypothèses, estimation des coûts

La note de cadrage fixe le programme, les surfaces, les priorités et les contraintes du maître d’ouvrage. Elle sert de référence pour le cahier des charges et pour la rédaction du CCTP.
Le cahier des hypothèses détaille les options retenues (matériaux, performances énergétiques, systèmes techniques) et les exclusions. Il permet d’homogénéiser les estimations et les offres des entreprises.

L’estimation des coûts évolue vers une estimation définitive à l’issue de l’AVP. Le DPGF et le bordereau restent indicatifs mais doivent refléter les quantités et postes principaux.
Les spécifications techniques et le CCTP, même sommaires, décrivent les grandes exigences de mise en œuvre pour préparer la consultation des entreprises.

Éléments pour les autorisations administratives et la consultation des entreprises

Pour le permis de construire, l’AVP rassemble plan masse, façades, coupes, notice descriptive et pièces graphiques requises dans le dossier de permis de construire. Ces pièces doivent être claires pour limiter les demandes de pièces complémentaires.
Pour la consultation des entreprises, l’AVP fournit un DCE préliminaire : plans de principe, CCTP sommaire, DPGF estimatif et cahier des charges. Cela facilite la rédaction du dossier de consultation des entreprises (DCE) lors des phases suivantes.

Les livrables techniques doivent être datés et signés par la maîtrise d’œuvre. Ils servent aussi à vérifier la cohérence entre l’estimation définitive et les offres reçues lors de la consultation.

Rôle des acteurs pendant l’AVP

Des professionnels en réunion autour d'une table de conférence, discutant et planifiant un projet dans un bureau moderne.

L’AVP engage des décisions techniques, financières et réglementaires qui structurent la suite du projet. Les responsabilités se répartissent entre le maître d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre et des bureaux d’études, ainsi que des parties externes qui valident, financent ou utilisent l’ouvrage.

Responsabilités du maître d’ouvrage durant la phase avant-projet

Le maître d’ouvrage fixe le programme, le périmètre et le budget prévisionnel. Il valide les options techniques proposées et commande les études nécessaires pour chiffrer les coûts par lots.
Il veille au respect du calendrier et des contraintes administratives, notamment celles du code de la commande publique pour la passation des marchés publics.

Il organise les arbitrages entre coûts, qualité et délais. Il pilote les consultations préalables si des marchés publics de travaux doivent être lancés.
Il prend les décisions formelles qui permettent de passer à l’avant-projet définitif ou d’ajuster le programme.

Missions de la maîtrise d’œuvre et des bureaux d’études spécialisés

La maîtrise d’œuvre produit les livrables AVP : plans de principe, estimations globales par lots, et description des contraintes réglementaires et techniques.
Les bureaux d’études apportent des expertises précises : structure, fluides, thermique, géotechnique, accessibilité, sécurité incendie. Ils fournissent des calculs et des notes justificatives.

Ils identifient les risques techniques et économiques et proposent des variantes optimisées.
Ils rédigent les pièces techniques utiles aux consultations et préparent les éléments qui serviront aux marchés publics de travaux. Leur rôle inclut la coordination pour que les études soient cohérentes et exploitables en phase APD/PRO.

Contribution des autres parties prenantes : utilisateurs, financeurs, collectivités

Les utilisateurs définissent les besoins fonctionnels et valident l’ergonomie des espaces. Leur retour conditionne le programme et certaines solutions techniques.
Les financeurs confirment les montants disponibles et valident les phasages financiers. Leur accord peut imposer révisions du calendrier ou du périmètre.

Les collectivités locales vérifient la conformité aux règles d’urbanisme et aux prescriptions publiques. Elles peuvent exiger des études complémentaires ou des adaptations pour l’intégration urbaine.
En pratique, ces acteurs participent aux réunions de validation et signent des mémos ou conventions qui sécurisent l’avancement vers la consultation des entreprises.

Contraintes techniques et réglementaires à intégrer

Un groupe de professionnels en réunion autour d'une table avec des plans techniques et des ordinateurs dans un bureau lumineux.

Les points clés concernent l’état réel du site, les règles d’urbanisme et les obligations environnementales. Ils déterminent les principes constructifs, les solutions techniques et l’impact sur le coût et le planning du projet.

Analyse du site : géotechnique, réseaux, environnement, urbanisme

Il faut commencer par des sondages géotechniques ciblés (RPG, essais pressiométriques, sondages à la tarière) pour définir la portance, la nappe et les risques de retrait-gonflement. Ces données conditionnent la structure (fondations superficielles ou profondes) et les principes constructifs comme la rupture de pont thermique ou l’isolation des soubassements.

Inventorier les réseaux existants (eau, assainissement, gaz, électricité, télécom) permet d’éviter les conflits et de prévoir les modifications à l’implantation. Vérifier les servitudes et la topographie réduit les risques de surcoût.

L’étude environnementale doit repérer zones humides, espèces protégées et pollutions de sol. Ces contraintes imposent parfois des solutions techniques lourdes : traitement de sol, pieux, barrières anti-contamination ou systèmes de drainage adaptés.

Prise en compte des règles d’urbanisme et des obligations environnementales

Il faut analyser le PLU, les servitudes d’utilité publique et les prescriptions locales (hauteur, gabarit, stationnement, aspect extérieur). Ces contraintes réglementaires guident l’implantation, la volumétrie et les matériaux autorisés.

Les obligations environnementales comprennent performance énergétique minimale, gestion des eaux pluviales et verdissement. Elles influent sur le choix des équipements (isolation, ventilation, systèmes de chauffage) et sur des principes constructifs comme l’étanchéité à l’air.

La conformité peut exiger des études complémentaires : étude d’impact, étude faune-flore ou étude acoustique. Anticiper ces pièces réduit les risques de refus en instruction et limite les délais administratifs.

Anticiper les impacts sur les coûts, le planning et les choix constructifs

Chaque contrainte technique ou réglementaire génère des coûts directs et indirects. Par exemple, un sol faible augmentera le budget fondations et allongera le planning. De même, une contrainte PLU sur matériaux peut faire monter le prix au m².

Établir des scénarios chiffrés (solution A : fondation superficielle — coût X, solution B : pieux — coût Y) aide à choisir la stratégie la plus robuste. Intégrer les marges pour aléas géotechniques et délais d’études administratives protège le budget.

Sur le plan constructif, prioriser les principes simples et modulaires réduit les risques d’exécution. Les solutions techniques préconisées doivent rester compatibles avec la maintenance et l’exploitation future pour limiter les coûts de cycle de vie.

Déroulement pratique d’une mission AVP

Équipe d'architectes en réunion autour d'une table avec des plans et des modèles 3D, travaillant sur la phase Avant-Projet d'un projet de construction.

La phase AVP structure le projet autour d’un planning prévisionnel clair, d’études techniques ciblées et d’un cadre de validation pour limiter les incertitudes avant la conception détaillée.

Phases clés du calendrier : études, réunions, validations et jalons majeurs

La mission démarre par un planning prévisionnel qui fixe les jalons : remise des APS, APD, points décisionnels et remise des livrables.
On planifie des réunions régulières : réunion de lancement, revues APS, revue APD et comités de décision. Chaque réunion a un ordre du jour précis et des décisions attendues.

Les validations se gèrent par livrable signé : APS validé pour arbitrer les options techniques, APD validé pour confirmer le budget prévisionnel et le phasage travaux.
Les jalons majeurs incluent aussi les études préalables rendues (géotechnique, diagnostics techniques) et l’actualisation du planning prévisionnel après chaque validation.

Collecte des données et études préalables indispensables

La mission inclut les études suivantes : étude géotechnique G2 AVP, relevés topographiques, diagnostics techniques existants et contraintes réglementaires.
Ces documents alimentent les options de conception et la quantification initiale des coûts.

On collecte aussi les données sur les réseaux, la voirie et les servitudes foncières.
Chaque étude comporte un rapport synthétique avec implications pour le projet et points de vigilance. Le planning prévisionnel intègre les délais de ces études pour éviter les retards en aval.

Bonnes pratiques pour sécuriser les décisions avant la phase de conception détaillée

Fixer des critères de décision clairs pour les choix techniques et financiers.
Documenter chaque option avec coûts estimés, impacts sur planning et risques identifiés.

Faire participer l’ensemble des parties prenantes lors des revues pour valider les arbitrages.
Conserver un registre des décisions et des versions de livrables pour traçabilité. Prévoir des marges dans le planning prévisionnel pour les aléas des études.

Utiliser des matrices de responsabilité (qui fait quoi) et un tableau de suivi des jalons.
Ces outils réduisent les controverses et rendent les validations exploitables pour la phase suivante.

Pourquoi une AVP solide sécurise la suite du projet

Un groupe de professionnels en réunion autour d'une table examinant des plans de projet dans un bureau moderne lumineux.

Une AVP bien menée pose les bases techniques, budgétaires et calendaires. Elle identifie les risques du terrain, précise les solutions de fondation, et fixe un budget prévisionnel réaliste pour limiter les surprises en phase de chantier.

Réduction des risques techniques, financiers et calendaires grâce à l’AVP

L’AVP permet d’anticiper les contraintes du sol grâce à une étude géotechnique G2 AVP, ce qui oriente le choix des fondations et évite des variantes coûteuses en cours de chantier. En validant les solutions techniques dès l’avant-projet, on réduit les reprises structurelles et les malfaçons.

Sur le plan financier, l’AVP consolide le chiffrage des lots principaux (gros œuvre, fondations, terrassements). Cela améliore la maîtrise des coûts et limite les provisions pour aléas. Les entreprises peuvent donner des offres plus proches de la réalité.

Côté calendrier, l’AVP identifie les étapes critiques (approvisionnement long, contraintes de saisonnalité, autorisations) et intègre des marges réalistes. Cette planification fine réduit les risques de retards et facilite la coordination entre maîtrise d’œuvre et entreprises.

Influence de la qualité de l’AVP sur la réussite du chantier et l’exploitation future

Une AVP de qualité fixe des spécifications claires sur la qualité des ouvrages (tolérances, matériaux, performances). Les entrepreneurs disposent d’un cahier des charges précis, ce qui améliore la conformité des livrables et la durabilité des ouvrages.

Elle facilite la gestion de projet en définissant les interfaces entre corps d’état et en anticipant les moyens humains et matériels. La coordination en phase d’exécution devient plus fluide, limitant les conflits et les interruptions de chantier.

Pour l’exploitation future, des choix techniques raisonnés (drainage, assise des fondations, protections) réduisent les coûts de maintenance et prolongent la durée de vie des équipements. L’AVP prend en compte les contraintes d’usage pour optimiser l’exploitation.

Conséquences d’une AVP insuffisante : surcoûts, retards, modifications en cours de chantier

Une AVP trop superficielle laisse des inconnues géotechniques et techniques non traitées. Les entreprises rencontrent alors des difficultés d’exécution qui se traduisent souvent par des variantes en cours de chantier, générant des surcoûts importants.

Les imprécisions du budget et du planning provoquent des ajustements répétés. Les délais s’allongent quand il faut requalifier des solutions, passer des ordres de modification, ou réapprovisionner des matériaux non prévus. La maîtrise des coûts en pâtit.

Enfin, la qualité des ouvrages peut être compromise si les corrections en cours de chantier privilégient la rapidité au respect des performances. Cela entraîne des travaux supplémentaires en garantie ou des surcoûts d’exploitation à long terme.

Questions Fréquentes

Un groupe de professionnels discutant autour d'une table de conférence avec des plans et des appareils numériques dans un bureau moderne.

Cette section précise les objectifs, les étapes, les méthodes d’estimation des coûts, les intervenants et les livrables attendus pour l’Avant-Projet. Elle montre aussi comment cette phase conditionne le planning, le budget et les choix techniques des phases suivantes.

Quels sont les objectifs principaux de la phase Avant-Projet ?

L’Avant-Projet vérifie la faisabilité technique, financière et réglementaire du projet.
Il définit le programme détaillé, fixe un budget prévisionnel et établit un calendrier réaliste.

Quelles sont les différentes étapes à suivre lors de la phase Avant-Projet ?

On commence par une analyse du besoin et un état des lieux du site.
Viennent ensuite des études de faisabilité, des esquisses (APS) puis des avant-projets définitifs (APD) selon l’ampleur du projet.
On finalise par la consolidation du cahier des charges et la préparation des dossiers d’autorisations.

Comment évalue-t-on les coûts et le budget durant l’Avant-Projet ?

On réalise des estimations par postes (gros œuvre, second œuvre, équipements, VRD).
On utilise des métrés, des prix unitaires et des retours d’expérience pour produire un chiffrage initial.
On prévoit des marges pour aléas et inflation afin de sécuriser le budget prévisionnel.

Quels professionnels faut-il consulter pendant cette phase ?

On fait appel à un maître d’œuvre ou architecte, un économiste de la construction et un bureau d’études techniques (structure, fluides, géotechnique).
Selon le projet, on consulte aussi un urbaniste, un paysagiste, un acousticien et un coordonnateur sécurité.

Quels sont les livrables essentiels à fournir à la fin de l’Avant-Projet ?

Livrables courants : le programme détaillé, les plans APS/APD, l’étude de faisabilité et le budget prévisionnel.
On remet aussi le calendrier prévisionnel, le cahier des charges et les pièces nécessaires pour les autorisations administratives.

Comment la phase Avant-Projet influence-t-elle les phases ultérieures du projet ?

Les choix techniques et le chiffrage validés à l’Avant-Projet servent de base aux études détaillées et à la consultation des entreprises.
Un Avant-Projet bien cadré réduit les risques de dérive de coût, d’échéance et de modifications importantes pendant l’exécution.

Conclusion

La phase Avant-Projet (AVP) sert à transformer un programme en projet “constructible” : on y fixe les grandes options techniques, on vérifie la faisabilité (site, règles, technique), on construit une première trajectoire coûts/délais, et on prépare les bases des autorisations et des futures consultations.

Dans le cycle d’une opération, l’AVP se situe après la programmation (besoin, objectifs, contraintes) et avant la conception détaillée (APD/PRO). L’esquisse reste une intention (implantation, volumétrie, principes), alors que l’AVP convertit ces choix en solutions techniques crédibles, avec un chiffrage et une analyse des risques suffisamment solides pour permettre une décision de poursuite.

L’AVP vise trois résultats : clarifier le programme (surfaces, usages, performances et priorités), vérifier la faisabilité technique/réglementaire/financière (sol, réseaux, urbanisme, environnement, sécurité, accessibilité), puis cadrer une enveloppe budgétaire et un planning réalistes (phasage, jalons, marges). Dans la pratique, on distingue souvent APS puis APD : l’APS valide l’option de principe avec des ordres de grandeur, l’APD stabilise et fiabilise le chiffrage et les choix majeurs.

Les livrables attendus sont typiquement des plans de principe (plan masse, niveaux, coupes, façades), une notice et un cahier d’hypothèses, une estimation par lots et un planning prévisionnel, complétés si besoin par des études ciblées (géotechnique, diagnostics, relevés). Une AVP bien menée réduit les surprises (surcoûts, retards, modifications tardives) et sécurise la suite ; une AVP trop légère reporte les problèmes en APD/PRO ou sur le chantier, là où ils coûtent le plus cher.

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À propos de l’auteur (Philippe COURTOIS)

Après une première partie de carrière dédiée au commerce et à la vente (Banque LCL, Unilever, groupe Seloger.com) je me suis spécialisé dès 2010 dans la réponse aux appels d’offres, d’abord au sein de grands groupes (Essity, Bureau Veritas, groupe Sonepar) puis en tant que Consultant Marchés Publics dans un cabinet de conseil, avant de participer enfin au lancement des marchés publics pour la Société du Grand Paris dans le cadre du plus grand projet d’infrastructure d’Europe (Grand Paris Express).

C’est fort de cette expertise concrète et issue du terrain que j’ai décidé en 2022 de lancer mon activité et d’accompagner les entreprises souhaitant augmenter leur part de marché sur le secteur public.




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